Et me voici à nouveau en mode archéologue, non plus en arpentant les rues des villes en quête de boutiques ignorées des foules, mais éveillé sur mon lit à des heures indues, lorsque l'esprit vagabonde au fil des saveurs indicibles. Et de croiser sur Apple Music une vieille connaissance depuis longtemps négligée ; Public Image Limited qui me propose de découvrir End Of World, un album de 2023 tout ce qu'il y a de correct.
Enthousiasmé par cette écoute, il ne m'a pas fallu longtemps pour localiser une version généreusement extended de Flowers Of Romance, disque qui en son temps m'avait séduit plus encore que son morbide prédécesseur dans son linceul de métal. Peut-être que la singulière beauté de Jeanette Lee placardée sur la pochette n'y était pas pour rien. Etrange musique que celle de Flowers of Romance, John Lydon en prédicateur d'Orient sur des rythmes d'Occident décadent, de quoi rendre le növo dub de Metal Box presque ordinaire. Mais était-ce vraiment encore une musique ?
Moi qui n'aie jamais été client des Sex Pistols, j'aimais le pragmatisme de PiL. On a un bassiste ? Mettons-le à fond. Il nous quitte ? Faisons un disque sans basse. Mise en pratique de théories fumeuses.
Le discernement altéré par les sons industriels de Keith Levene et Martin Atkins, les imprécations de John Lydon, le volume et la fatigue, je me suis soudain souvenu de l'existence de Commercial Zone. Le disque maudit, la désintégration terminale. PiL fut 4, fut 3, fut 2, puis devint multitude. Désincarnée, mais non dépourvue de caractère. Ce sera un autre chapitre, mille autres facéties animées par des rencontres avec Afrika Bambaataa (paix à son âme troublée), Bill Laswell, Ginger Baker, Steve Vai, un ex Damned encore plus damné que les autres, Lu, et d'autres qui viendront, prendront salaire et s'en iront, laissant John Lydon au gouvernail. Le parcours est tumultueux. Je l'ai suivi de loin, mais sans total désintérêt, parce que même si Lydon me casse les bonbons plus souvent qu'à son tour, je respecte sa philosophie. Le type est égocentrique comme peu se permettent de l'être publiquement, il est aussi à l'occasion d'une désarmante sincérité. Lisez son autobiographie, il ment une page sur deux en s'attribuant des mérites qu'il devrait partager, il rectifie néanmoins le portrait d'un mouvement punk qui a depuis longtemps perdu la boussole. Lydon est parmi les rares à soutenir l'idée primale qui veut que la seule règle soit qu'il n'y a pas de règle. Il foudroie les ruminations de Joe Strummer et ses histoires de trahison du message originel, mieux, il s'en moque. Merci à lui. Qu'est-ce qu'un beatnik reconverti en pub-rocker sait du message originel du punk ? Lydon conchie les idiots du riff bourrin, les inconditionnels de la vitesse pour la vitesse, tous les Not Dead de la terre, les uniformisés, les machos à deux balles. Lydon tient un discours sain dans une société malade.
Trêve de disgression.
Commercial Zone est la version inachevée de ce qui devait être un atterrissage approximatif à proximité de la planète MTV. Après avoir frôlé la banqueroute à force de provocation, abandonné par son label et une partie de ses membres, Public Image Ltd, réduit au duo Lydon/Levene, avait choisi d'alimenter la soif de reconnaissance de l'un et l'addiction de l'autre en se frayant un chemin entre mainstream et post-punk industriel. Après tout, ils étaient précurseurs en la matière. L'histoire tourna rapidement vinaigre et Keith Levene claqua la porte du studio, non sans emporter avec lui les bandes des sessions en cours. Dépourvu mais point abattu, Lydon réenregistra le disque avec des musiciens de location, remplaçant au passage le vernis experimental par un saxophone typiquement 80's, des synthés qui font tsoin-tsoin et les audaces trop suicidaires par un enthousiasme au trait forcé. Au final, ce sera This Is What You Want, This Is What You Get et son tube aussi mondial qu'improbable ; This is not a love song.
De son côté, Keith Levene proposa à Virgin de sortir sa propre vision du disque, autrement plus corrosive, hélas le label refusa de jouer sur les deux tableaux. Pour une fois qu'on aurait pu rigoler. Sur Commercial Zone point de saxophone, mais un Bad night qui aurait fait un audacieux single des Rolling Stones, un Blue water qui ralenti à outrance le riff du Waiting for the sun des Doors, une version de Love song bien moins crispante que son remake. Devant tant d'excentricités le mieux est encore l'écoute, je place sous ma signature le lien vers un bootleg repiqué sur un vinyl armé d'un son énergique et groovy.
Vu de 2026, ces péripéties en leur temps anecdotiques apparaissent soudain vitales, une authentique dose de rock avec attitude ne se trouve plus guère qu'en contrebande. Je ne peux quand même pas m'empêcher d'imaginer ce à quoi Clash aurait ressemblé si Keith Levene y avait tenu son rôle de co-fondateur. Si le groupe avait conservé l'association du talent de compositeur polymorphe de Mick Jones et celui d'apprenti sorcier de Keith Levene, si skunk et chimie 2000 s'étaient alliés au-delà de la furibarde année 76. Assurément, la face du rock en eut été changé et peut-être alors que le punk, plutôt que de s'enferrer dans les diktats stylistiques et doctrinaires, aurait été le véritable espace de liberté et d'originalité qu'il prétendait vouloir incarner. Au lieu de quoi, le constat reste amer devant l'idolatrie béate des fanatiques du genre pour les idoles désuètes, le concept ni Dieu, ni maître ne les a jamais effleurés. Entre les Sex Pistols partiellement reformés et un PiL en bonne santé, je sais vers qui me tourner.
Hugo Spanky
Public Image Ldt - End of World
Public Image Ldt - Commercial Zone

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👍❤️❤️❤️👍
RépondreSupprimerLa rock critique sur PIL, la Pin Up est là et bien là. Tout est en place. Tout va bien. Julien, Quimper depuis mon Android.
RépondreSupprimerLouper le coche à l'époque est définitif ? je boudais, je fuyais, j'avais peur même :)) alors Floyd Fleetwood et BJH m'ont recueillis et consolés. Passé complètement au dessus, j'ai pas eu la marque, l'emprunte.. nan n'insiste pas, je te dis qu'il est trop tard depuis trop longtemps :) Eh d'ailleurs.. , c'est pas eux en plus qu'ont cramé les galettes des Gibb à Cosmiskey Park ??
RépondreSupprimerPiL avait, et a sans doute toujours, une qualité essentielle, l'ouverture d’esprit envers toutes les musiques. On peut même dire que le disco était dans leur adn. Fodderstompf sur le premier album et une large part de Metal Box peuvent être qualifié de disco experimental. Death disco ne signifiait pas mort au disco, mais disco de la mort. En l'occurrence celle de maman Lydon dont la chanson décrit la souffrance terminale.
SupprimerAlors oui, je comprends que ça puisse faire peur.
Aucun antagonisme envers le prog non plus, Lydon en était amateur et Levene avait démarré dans le milieu de la musique en tant que roadie de Yes !
Il est trop tard ? C'est bien possible. Découvrir Metal Box et Flowers of romance aujourd'hui peut sembler mission impossible, mais c’était déjà le cas à l’époque ))
Pas mal de ceux que j'évoque et qui trouve place sur ma platine sont des trips plus que de simples disques. Les notions de bons ou mauvais ne sont pas primordiales, c'est plus une question de volonté. D’envie de se laisser emporter dans une certaine humeur, ce sont des musiques qui imposent un état d’esprit, pas de celles qui réconfortent.
Finalement la réponse à ta question dépend de ce que l’on attend du disque que l’on choisit, la satisfaction immédiate d’avoir le disque parfait pour accompagner l’instant ou l’envie d’être perturbé quitte à provoquer des réactions.
Quand on a connu (même rétrospectivement) les musiques richement instrumentales et parfois "jammées" (rock prog / psyché, jazz dont "fusion"...) de la période 68-75, difficile de se plonger dans ces formats courts, lugubres et minimalistes (Joy Div ou Television, ça va, très bien, même)... "Flower of romance" m'avait malgré tout titillé, c'est vrai. A retenter.
RépondreSupprimerOui, certes. Il me semble quand même que PiL proposait plus ambitieux que Joy Division. PiL avait l'avantage de ne pas savoir faire grand chose de leurs instruments et de compenser par une imagination sans limite, là où Joy Division maitrisait son sujet. Alors, ok, il fallait supporter la voix de Lydon, on est d'accord que c'est un préalable, mais une fois l'écueil passé, leur façon de faire tourner les dubs (sur Metal Box) ou de dépecer les rythmes (sur Flowers of Romance) avait une audace qui vaut bien les jams des anciens (qui parfois ne menaient pas bien loin).
SupprimerLe concept des morceaux courts ne s'applique pas vraiment à ces deux albums là, tant les chansons sont solidaires et forment un tout de la durée du disque.
Ceci dit, je suis tombé sur eux et ça a réaccroché direct. Je ne les avais guère écoutés ces vingt dernières années à l'exception des maxis de Death Disco et Memories que je ressors une ou deux fois par an, et ça aurait pu tout aussi bien me gonfler instantanément. Comme les Damned, dont j'ai réécouté avec effroi la période Strawberries/Black album.
Les groupes punk de la première vague ont pour la plupart évolué de façon clivante, les Undertones vers la pop, Clash vers le reggae puis le hip hop, les Damned vers le gothic...tous ont eu des détracteurs, des amoureux déçus, tous ont aussi beaucoup tenté plutôt que de s'enferrer dans une formule (vers laquelle la plupart finira par revenir pour surfer sur la nostalgie). Des types comme John Lydon, Keith Levene, Jah Wooble, mais aussi Mick Jones ou Tony James, n'ont jamais baissé les voiles, c'est une approche qui selon moi dispense de l'évaluation binaire, bon ou mauvais album. Leurs musiques sont à prendre comme des carnets de bord d'une vie, des machins accidentés qui, comme je le disais à Charlu, ne sont pas tellement fait pour s'adapter à notre humeur, mais pour la modifier en nous communiquant la leur. Ce qui, finalement, n'est pas si éloigné de l'esprit jazz de Pharoah Sanders, Sun Ra, Coltrane et compagnie.
Même si, je te l'accorde, la forme diffère quelque peu ))
"Faut reconnaître, c'est du brutal ! "
RépondreSupprimer"J'ai connu une Polonaise qui l'écoutait au petit déjeuner ..."
PIl n'a pas montré sa face chez moi jusqu'à ce que la Fin Du Monde me réveille avec ce bel album de 2023, une surprise.
J'avais un peu oublié cette triste fin de règne de 84 - 85 qui m'avait éloigné d'eux, cette tentative (désespérée) de rester vivant sous une cocaïne aseptisée et l'ajout d'inutiles instruments voulant les moderniser.
Intéressante cette alternative de Keith qui semble réalisée sous anti dépresseurs et downers, une meilleure lecture des morceaux, mais qui renforce aussi pour moi, hors trois titres phares, leurs faiblesses ...
Finalement je préfère garder la tête (sans la crête) et les pattes, le début et la fin de leurs galettes !
Je dois y retourner avec lenteur, je pense surtout à la box, en fait j’ai en vinyle le ou la « second edition » Une période de ma vie où nous étions au diapason de l’ambiance, je ne vais pas m’attarder, mais en reprenant quelques titres ex « Poptones » c’est le bon souvenir d’un son, que l‘on retrouve aussi chez Joy Division mais chez PIL c’était davantage envoutant, donc … ok, prochaine étape « Flowers » pour le coup je ne connais pas du tout… j’y vais en sas de (decon)pression. Et tu me rappelles les débats sur la musique pas toujours là pour nous faire plaisir, ou être joli. C’est sûr que PIL sous la douche… Claude François a testé.
RépondreSupprimer😆
SupprimerSi Cloclo avait utilisé Pil plutôt qu’électricité, on n’en serait pas débarrassé ))
Ah, l’ambiance qui va avec, sur laquelle on jette un voile pudique, malgré tout ce qu’elle a fait pour nous.. Pour ?
En tout cas, nous sommes pas devenus des êtres binaires.
Flowers of romance, prends le comme il vient. Tout ce que PiL a de dérangeant y est démultiplié. Sans la basse pour arrondir les angles. Délicieuse perspective.
Cloclo sur PIL c'est bon ça.. vous êtes en pleine bourre :)) arrff, il en serait où le cloclo s'il avait suivi son chemin au sec ?? un duo avec Alain Chamfort, un hommage à Bécaud ??
SupprimerJ'ai tenté PIL, comme je l'ai fait pour Jpegmania ..frileux.. de là où je suis, c'est un peu pareil.. le son sublime .. dès que le chant attaque, je crispe, et "Swan lake" par exemple, je l'imagine (sans jeu de mot) avec la voix de Michael GIRA.
Il aurait pu mais il n'était pas... au courant :-)
SupprimerComme il commençait juste à s'améliorer avant de clamser en se mettant au disco, il aurait sûrement fait comme les autres : de la synth-pop.
il y avait déjà Ringo qui occupait le terrain synth-pop avec sa cover des Buggles. Cloclo aurait été bien emmerdé. Peut-être un virage album composé par machin ou bidule comme l’a fait Johnny. Cloclo chante Goldman, Berger c’était cuit à cause de son passé avec France Gall, pfff pas facile pour lui tout ça. Ou alors Cloclo chante Bashung, on tient un truc là )))
SupprimerSi je refais un peu le tour, j’avais oublié à quel point « Second Edition » était un grand album, à l’époque j’avais même tiré une fierté, je l’avais apporté en premier, personne n’avait déboursé pour la box, et le premier Public Image n’avait pas emporté l’adhésion, sauf moi qui l’aimais bien, j’ai insisté. N’empêche ce gros son de basse et cette guitare acide me manque dans « Flowers », incapable de savoir si j’aurai aimé cet album encore plus déroutant, percussion, tribal. Je connaissais quelqu’un qui adorait « The The », « Burning Blue Soul » est de 1981 et j’aurai pu lui faire aimer le PIL de Second Edition et ainsi continuer sur la voie, mais j’ai alors imposé mes écoutes du moment, davantage conven.. heu different « Imperial Bedroom » « Avalon » B-52, Jam de « The Gift » ha et puis Kid Creole.
RépondreSupprimerMaintenant “End Of World” c’est juste jubilatoire, emporté par ce genre de funk froid qui donne envie de danser comme à l’époque de Talking Heads jusqu’à « Fear Of Music ».
Pour les copains essayez « Walls ». AMG fait un lien avec Ian Dury, oui pas faux. Et puis comment résister à l’émotion de « Hawaii » Oui, Oui, Lydon y est bouleversant et pour cause.
Du coup j’ai pris les deux précédents, plein d’espoir.
👍❤️❤️❤️👍
SupprimerEn effet, End of World est un disque de deuil comme l'était déjà Metal Box en son temps.
SupprimerDans un registre moins extrémiste, je trouve Album plutôt bon, c’est un autre genre d'expérimentation, PiL avec Steve Vai, Ginger Baker, Ryuichi Sakamoto, Tony Williams, Bernie Worrell...impensable casting et au final le disque garde l'empreinte de son auteur.
Bien sûr, le duo Metal/Flowers et deux bons tiers du 1st Edition restent hors de portée, mais la suite propose des choses que l’on n’entendait pas ailleurs. Ou pas de la même façon. Surprise ça a même mieux vieilli que les Talking Heads. C’est passionnant et souvent surprenant de constater ce que le temps a fait de nos disques. Je trouve que pas mal de ceux de cette période 77/84 se retrouvent amochés. Les Cramps sont inécoutables sans ricaner nerveusement (Psychedelic Jungle fait l’exception), Talking Heads, Blondie, Jam, Buzzcocks, Johnny Thunders, Devo...ça a tourné bubblegum.
Kid Creole, B52’s s’en sortent bien.
Et donc PiL. Qui l’eut cru ?
Julien
RépondreSupprimerJohn LYDON,
SupprimerSi il y a bien quelqu'un qui m'aura accompagné durant toutes ces années,
C'est John LYDON.
Tout d'abord sous le pseudonyme de Johnny ROTTEN
Né en 1978, les SEX PISTOLS étaient encore incontournables vers 1993
Au moment où tout a basculé pour moi.
J'ai été un grand fan des SEX PISTOLS
J'ai copié "Anarchy" sur une K7
Depuis l'exemplaire loué à la bibliothèque de la chaussé d'ALSENBERG à BRUSSELS
Jeune guitariste, j'ai acheté le recueil de "Anarchy" en partitions pour accords.
J'adorais l'introduction de "Pretty Vacant"
Ce recueil, je l'ai abandonné
Chez "TY BLURT RECORD STORE" à QUIMPER
Il ne me sert plus à rien.
C'était une époque où je trainais avec Daishi à BRUSSELS
Chez les bouquinistes
Et un jour, j'y ai trouvé dans la langue de SHEKSPEAR
"LYDON par LYDON"
Un super recueil de citations de mon idole avec des super photos
Depuis, je l'ai revendu à "TRYPSICHORD" à MARSEILLE
Pour pouvoir m'acheter un paquet de cigarettes à Noailles
Ce livre était exceptionnel à mes yeux
Il y avait aussi chez mon père
"L' Encyclopédie du Compact Disque" de 1992 et 1995
Et c'est là que j'ai rapidement découvert PIL
J'ai filé au passage 44 à BRUSSELS encore
Et j'ai emprunté
Metal Box
Flowers of Romance
Live in TOKYO ainsi que le premier album de PIL avec "Religion"
Cette chanson m'a beaucoup marquée
Car j'étais enfant de cœur à l'époque
J'adore la voix de John LYDON
Et j'aime regarder son visage où l'on décèle immédiatement l'intelligence
Quelque chose qui m'a beaucoup rapproché de John LYDON
C'est le respect qu'il portait à son père.
J'ai été élevé par mon père dans une famille monoparentale chrétienne.
Mon père, né en 1952
N'aimait pas vraiment les SEX PISTOLS
Il était d'une autre génération :
ROLLING STONES
LED ZEPPELIN
Jimi HENDRIX pour rester en Angleterre
Ce respect et cette affection, je l'ai retrouvée plus tard
En lisant Jack KEROUAC
Mais revenons à John LYDON qui a marqué chaque étape de ma vie
Encore gamin, j'avais fabriqué un super T Shirt :
C'était un T Shirt Décathlon jaune et je l'avais déchiré
Et j'avais écrit dessus SEX PISTOLS avec un marqueur vert
Récemment, j'étais au salon LGBT+ à QUIMPER
Il y avait un mec qui faisait de la musique à partir de consoles à jeux vidéos
Je lui ai raconté qu'un jour, dans un studio de répétition, à IVRY
J'avais croisé Malcom MC LAREN
Il y faisait répéter deux jeunes qui avaient pour projet
De faire de la musique à partir de Game Boy
Le mec m'a tout de suite dit que John LYDON
Était contre les minorités sexuelles
Il a ajouté que John LYDON était ami avec Donald TRUMP
Il m'a envoyé le service d'ordre du salon en la personne d'une imposante
DRAG QUEEN
Tout ça pour dire que c'est dommage pour tous ces mecs :
John LYDON
Mickey ROURKE
MORRISSEY
C'étaient de vrais outsiders qui ont été assassinés par les médias
Encore merci pour ta chronique sur PIL
Et au plaisir de te lire, RANX
De John LYDON, il ne me reste aujourd'hui rien du tout
Je crois que c'est une idée qui lui plairait
Dès que je fais la fête avec les amis
Je file écouter les liens vers PIL et aussi HANK et Alan VEGA
Julien depuis le poste publique de la bibliothèque de QUIMPER
Je suis bien d'accord, à un moment faut bruler ses idoles.
RépondreSupprimerBon, mais peut-être que ce n'est pas ton propos, du coup je vais poursuivre le mien de propos : je ne vois pas en quoi Lydon, serait plus ''authentique" ou "légitime" qu'un autre, voire meilleur qu'un Mellor.
Et c'est sûrement l'âge que j'avais quand il est sorti qui joue, mais rien n'arrivera jamais à la cheville de London Calling qu'il m'arrive, bah oui, d'écouter régulièrement alors que Metal Box c'est con mais elle est toute rouillée, pas chez toi ? C'est l'air de la mer sûrement. Et on peut se mettre d'accord, en mp3 ça perd tout son sens, non ?
Sinon Flowers of Romance c'est vrai y a la voix : Zee Fllllaaaaaaoueurzz of roooomaaance !!! Et les tamtams, oh bah oui ils sont cool les tamtams.
Rien , mais alors rien à voir, mais tant que j'y suis j'en profite, à propos de régression pure (je sais, c'est toujours pas ton propos, disons que c'est le mien) je suis en pleine crise de (re)découverte de l'ami Cartwright avec ses Oblivians et Reigning Sound. Chais pas pourquoi j'te dis ça. Sûrement parce que je l'écoute en ce moment-même. A marche forcée. Woaaahhhhhh !!!!
London Calling est un bon disque, aucun doute là-dessus. Principalement le second disque qui passe mieux le cap du temps. C'est aussi un album revival avec une dose de modernité et beaucoup de talent pour les mélodies accrocheuses. Bowie aurait pu faire ce genre de disque. Je lui préfère quand même Sandinista! et Rat Patrol from Fort Bragg (les acetates qui sont apparues sur le web amènent une qualité de son qui permet d'évaluer le mixage de Mick Jones).
SupprimerMetal Box est d'une autre trempe que London Calling dans ce qu'il ambitionne d'être. Savoir si le but est atteint est propre à chacun, pour moi c'est le cas, ce disque invente quelque chose.
John Lydon est assez juste dans son autobiographie sur le cas de Clash. Il les aime humainement, mais trouve le personnage que Strummer s'est inventé un brin pathétique et je suis assez d'accord avec lui. Le prêchi prêcha politico-révolutionnaire soudain d'un type qui juste avant chantait Keys to your heart peut paraître opportuniste et artificiel.
Tout le monde sanctifie Joe Strummer, mais invariablement les morceaux que tout le monde aime sont ceux de...Mick Jones ! ))
Perso, je trouve l'attitude de Strummer franchement stupide et égocentrique lorsqu'il a fait sa fugue, puis son retour putschiste. Virer Topper puis Mick, franchement, rester seul aux commandes avec Simonon comme gravure de mode, c'était vraiment en dessous de tout. Même les photos du duo sont risibles.
Bref, on ne refera pas l'histoire, mais je te conseille quand même le bouquin de Lydon, il rabâche pas mal et tire clairement la couverture à lui, mais il y a un vrai bonhomme derrière tout ça.
" Le prêchi prêcha politico-révolutionnaire ", c'est bien ce qui a le plus vieilli chez The Clash... et pourtant malgré tout je garde une affection particulière pour Combat Rock et ses morceaux Ghetto defendant, Straight to hell, Rock the Casbha, Owerpowered by funk.
SupprimerQuant à Metal Box et Flowers of romance, je dois les jouer tous les cinq ans à la louche avec le Machine gun etiquette de The Damned ; des albums sur lesquels on finit toujours par revenir aussi bancals soient-ils.
Machine Gun Etiquette, tu ne crois pas si bien dire, je l'ai écouté peu avant de ressortir Metal Box. Ce sont des disques qui laissaient espérer plus de choses que ce qu'il s'est réellement produit. Quand on regarde cette période de l'after punk, il n'y a guère que Depeche Mode qui y aura survécu. Cure a tenu la route un moment aussi, mais leurs albums sont tous plus ou moins inégaux. Et encore, on évoque les anglais, parce que côté américain c'est pire, ils ont tous été rapidement balayé.
SupprimerCombat Rock m'a frustré dès sa sortie, il devrait être le sommet du groupe, tout y est radicalement original et efficace. Pourtant en l'état il a un côté reader digest qui me dérange, on dirait un exemplaire de démonstration expurgé de ses développements. Remarque, c'est le cas et c'était sans doute la chose à faire pour enfin accrocher l'Amérique. J'espère toujours quand même que la version double album prévue finira par sortir. Même si le fiasco de The People's Hall ne laisse pas beaucoup d'espoir. Les morceaux inédits ont été jeté en pâture sans considération et les versions originales de Overpowered by funk (pourtant une tuerie celle-ci que je désespère de retrouver un jour), Should I stay or should I go, Inoculated city ou Ghetto defendant semblent définitivement enterrées. Mick Jones a annoncé qu'il ne toucherait plus à rien concernant Clash, pour lui l'affaire est close. Je le respecte énormément, mais j'aurais quand même aimé qu'il finalise Rat Patrol avant de se retirer, même si on peut le reconstituer correctement depuis que les acétates circulent.
C'est vrai que tout le monde a tendance à sanctifier Strummer mais personne n'a vraiment apprécié ce fameux personnage qu'il s'est construit dur la fin de Clash, on a préféré l'oublier, mais effectivement quand on nous le rappelle ...
SupprimerLydon a vécu en direct quelques trucs, c'est rien de le dire, et son talent d'écriture en donnera un rendu intéressant je n'en doute pas.
Sinon j'ai juste et vainement tenté une blague sur Metal Box et son packaging, dont l'énorme coup marketing peut interroger sur ... (insérer ici ... bah tout ce qu'on veut)
Ah ça, niveau packaging la Metal Box ne passe pas inaperçue. La mienne n'est pas rouillée, le métal s'est assombrit par endroits. C'est quand même la seule pochette à devoir traiter à l'anti-rouille.
SupprimerLe truc c'est que j'ai jamais su quoi en foutre. Debout avec les autres vinyls, elle roule et finit par terre, à plat elle prend de la place et en déco c'est carrément affreux ))) Sans parler du bordel que c'est pour l'ouvrir et sortir les disques !
Remarque, j'aime bien le concept de casser les couilles à tout le monde.
C'est un des trucs qui manque avec la dématérialisation, et déjà depuis l'arrivée du cd, les pochettes conceptuelles. Celles de PiL sont globalement réussies pour les quatre premiers albums, j'ai un faible pour Paris Au Printemps et Jeannette Lee est à croquer sur Flowers.
Et tant qu'à parler d'elle : https://youtu.be/DAPiOZRJQ1w?si=fWYicdKSL5UnjnrC
Hey hey m'y m'y Neil Young. Julien
RépondreSupprimerMy my, hey hey
RépondreSupprimerRock and roll is here to stay
It's better to burn out than to fade away
My my, hey hey
Out of the blue and into the black
They give you this, but you pay for that
An' once you're gone, you can never come back
When you're out of the blue and into the black
The king is gone, but he's not forgotten
This is the story of a Johnny Rotten
It's better to burn out than it is to rust
The king is gone, but he's not forgotten
Hey hey, my my
Rock an' roll can never die
There's more to the picture than meets the eye
Hey hey, my my
Is This the Story of Johnny ROTTEN ?
Julien
Bonjour Hugo,
RépondreSupprimerJ'ai rédigé un commentaire assez long
Sur un papier brouillon
Ca commence avec Neil YOUNG
Et ca finit avec John LYDON
Est ce que je peux le publier en commentaires
Dans cette discussion ?
A bientôt,
Julien
Autant le dire tout de suite
RépondreSupprimerJe ne suis pas un admirateur de Neil Young
Disons qu'il a croisé ma route
Mon père m'avait initié avec harvest
Il y a une très belle chanson sur ce disque
Man needs a maid
Je n'en dirai pas plus
Dans la foulée Neil Young a sorti harvest moon
Que mon père avait acheté à sa sortie chez France loisirs
Passons
Le moment où les planètes se sont allignees c'est quand mon père a acheté weld le double live
Il a tout de suite adoré lui et un mec du tennis qui s'appelait Fabien
Fabien était un écorché vif
Ça se voyait dans son visage et dans sa manière de marcher
Bref il l'encourageait à persévérer à la guitare 🎸🎸🎸 et à augmenter le gain d'entrée
Là dessus mon petit nous a acheté à mon frère et à moi le nevermind de Nirvana chez France loisirs encore
Il n'y en avait que pour la distorsion
De mon côté j'étais branché guns'n'roses mais je faisais feu 🔥🔥🔥 de tout bois
Puis on s'est fait cambrioler
Les damins ont volé tous les CD sauf le usé your illusion 2 qui était resté dans la platine
Ils n'avaient pas eu le temps de l'embarquer
Retour à la case départ avec simplement harvest en vinyle
Heureusement pour mon père il a réussi à trouver un nouvel exemplaire de weld à la Fnac de Brussels
Sinon c'était Led Zeppelin et Léonard Cohen en 33 Tours
J'aime beaucoup ces artistes mais l'époque n'était pas à ça
Fabien s'est marié avec une belle brusseloise
Il nous avait invité au Vin d'honneur
Puis retour en France avec la safrane diesel
On s'est arrêtés sur l'autoroute
Je ne sais plus où
Il y avait man who sold the World qui passait à la radio
Le premier truc qu'on a fait quand mon père est rentré en France à Meudon
S'est de s'inscrire à la bibliothèque
À l'époque la section disque se trouvait dans une cahute en béton au bord de la route
RépondreSupprimerAujourd'hui c'est devenu une salle de sport
Mais c'est bien là que j'ai lu ma première interview de Lou Reed
Il disait qu'il voulait apprendre le picking
Ensuite, j'ai emprunté le 3eme album de télévision et mon père a pris le sleep with angels de Neil Young
Un chouette disque où il rend hommage à Kurt Cobain
Comme il avait fait pour Johnny rotten
N'empêche que la plus chouette chanson de l'album c'est change your mind
Et j'ai un super souvenir de la chanson copiée sur K7 dans l'autoradio de la safrane
La safrane roule sur la route qui traverse la Forêt de Meudon
Aujourd'hui j'écoute my my Hey hey mais pas la version de weld
Celle avec la guitare acoustique et l'harmonica quand Neil Young a l'air bête et méchant
C'est vraiment ma préférée surtout quand il chante rock'n'roll is here to stay
Julien depuis mon Android
Je crois que les albums de Neil Young que je préfère sont les moins représentatifs. A commencer par This note's for you qui contient des morceaux vraiment superbes. Pour le reste la compilation Decade suffit à mon bonheur.
SupprimerTon histoire est bien torchée, tu devrais écrire plus souvent.
Merci Hugo.
RépondreSupprimerJ'écris déjà beaucoup
Sur le Rock sur ma famille sur Marseille et sur plein de sujets.
Je n'aime pas écouter la musique seul aussi j'attends de faire la fête avec les copains pour sortir l'enceinte connectée.
J'ai pris du retard !!!
A bientôt
Julien
La dream
RépondreSupprimerPour vous parler de la dream il faut que je vous parle d'une époque
Le tournant des années 80 vers les années 90
Musicalement à cette époque c'était l'arrivée du CD
Il y avait un Revival Rock avec l'arrivée de compilation de Rock en CD au supermarché
En promotion
Le CD étai très cher !!!
Il y avait des publicités pour la musique à la télévision
Le truc juste avant c'était d'acheter toute la musique du monde en 3 CD joués au synthétiseur
C'était la mode du synthétiseur
Tous mes copains en avait un dans leur chambre
Le truc à Noël c'était d'offrir un casio un Yamaha ou un bontempi
Personne ne savait en jouer sauf ceux qui avaient fait du piano 🎹🎹🎹
A cette époque c'était la fin de la House que je n'ai pas connue
Et le début de la techno et du Hip hop
Sur les ondes Belges Benny b côtoyait Adamo
Tout ça pour dire que juste après les pubs à la télévision pour la musique jouée au synthétiseur
Il y a eu un bref moment où il y a eu de la publicité pour la dream musique
Et ce truc je l'ai détesté comme tout le reste
Le Revival Rock
La techno
Le rap
Bien des années plus tard
Je me suis acheté une guitare 🎸🎸🎸 électrique
Une epiphone copie Gibson Les Paul
Comme un hommage à Chuck Berry
Lou Reed
Johnny thunders
En authentique rocker
Au moment de monter un groupe
J'ai tout fait pour jouer avec un batteur
Vraiment tout
J'ai raté le coche en y repensant
J'avais rencontré un fan de David Bowie
Homo
Il avait le SIDA et il faisait de la batterie
J'ai eu peur
Surtout parcequ il était fan de David Bowie et à l'époque je n'avais pas encore basculé dans l'idolâtrie pour le Gallois
En lieu et place j'ai joué avec un batteur australien paranoïaque et un niçois qui ne m'a pas rendu
Une K7 de Bérurier noir que je lui avais prêtée
Bref j'ai perdu beaucoup jusqu'au moment où un jeune de l'école de commerce de Marseille
M'a téléchargé un crack du logiciel fruity loops 🍋🟩🍋🟩🍋🟩
Sur le dark web
Ça a pris deux heures
On a d'abord téléchargé le logiciel
Il y avait des fenêtres qui s'ouvraient toutes les micros secondes
Avec des images pornographique
Le mec les fermaient une à une avec dextérité
Puis ça a recommencé pour obtenir le code du logiciel
Je ne vous raconte pas comment je me suis amusé avec fruity loops 🍋🟩🍋🟩🍋🟩
Curieusement ce que j'ai fait avec ce logiciel ressemble à de la dream musique
La boucle est bouclée
En conclusion
Paris vaut bien une Messe
C'est si bon de changer d'avis
Julien