Concrètement, il occulte de scandaleuse façon l'après Silly love song. A commencer par l'album London Town, un incontournable en ce qui me concerne et pas seulement parce que c'est le premier Wings que j'ai acheté à sa sortie. Un geste qui ne manquait pas d'un certain panache en cette année 1978.
London Town reste un disque maladroit, une sorte de synthèse des sons émergeants qui préfigure en cela les expérimentations à venir. Certes, il est bizarrement agencé, quoique pas si éloigné de Band On The Run avec lequel il partage une production molle. J'avais appris à l'apprécier comme j'avais appris à avaler les carottes râpées poisseuses de la cantine. Avec difficulté. Ce qui ne l'avait pas empêché de s'imposer au fil des semaines.
L'année suivante Chris Thomas sera recruté pour corriger le tir, Back to The Egg fera ainsi preuve d'une efficacité redoutable et deviendra instantanément mon Wings préféré. Chose dont le documentaire ne dit pas le moindre mot, préférant se concentrer sur l'emprisonnement au Japon avec force de documents inédits et brièvement sur Goodnight tonight qui avait pourtant fait du remue-ménage dans le hit-parade RTL. Tout ceci oriente la postérité vers un McCartney plus badass que nature, laissant deviner que les remarques acerbes reçues à l'époque sur sa niaiserie supposée n'ont toujours pas été digérées. Une relecture vaine, alors que le réel génie visionnaire du bassiste fut de filmer l'intégralité de l'album sous forme de vidéo clips. Ils seront diffusés deux ans plus tard, un mercredi après-midi sur TF1, quelques semaines avant la retransmission du concert pour Kampuchea dont McCartney était à l'origine. On était gâté en ce temps-là.
J'ai enchainé avec le documentaire Netflix sur Hillel Slovak, guitariste fondateur des Red Hot Chili Peppers, mort d'overdose avant l'étape du succès international. Les images d'archives de Hillel Slovak n'encombrent pas YouTube, son souvenir n'encombre même pas l'esprit des fanatiques du groupe, c'est pourtant Freaky Styley qui fit parler d'eux auprès des amateurs de nouvelles tendances. Le fait que George Clinton le produise n'y était pas pour rien. C'est en 1987 sur Uplift Mofo Party Plan, leur ultime album avant mutation, que Hillel Slovak laisse une trace indélébile de son talent en créant un son et un style qui parviennent à marier les riffs squelettiques de la cold wave avec le groove du funk et l'énergie du metal. La démonstration fera recette et le groupe décroche son bon de sortie de l'underground en instaurant ce qui allait devenir une signature, la ballade acide, avec Behind the sun.
Alors que l'horizon s'illumine enfin, les Red Hot Chili Peppers trébuchent durement. Le traumatisme causé par la mort brutale d'Hillel Slovak décapite le groupe, Kiedis sombre plus profondément encore dans l'addiction, Flea dans la dépression chronique, tandis que Jack Irons abandonne ses baguettes pour la camisole. Le documentaire est admirablement construit entre images rarissimes et témoignages de première main, parmi lesquels ceux de Flea et Anthony Kiedis que le souvenir plonge avec une émotion sincère dans une époque amère où l'autodestruction était devenue la règle. La complexité des personnalités, les difficultés rencontrées pour maintenir à flots une formation que les uns voyaient comme secondaire, tandis qu'elle était la raison de vivre des autres, leurs rapports internes teintés d'amour sublimé et d'abandon adolescent rendent le documentaire poignant. Une qualité rare dans un domaine qui vire régulièrement à l'exercice promotionnel.
Après tout ça, c'est sans le moindre étonnement que j'ai accueilli une insomnie carabinée. Trois heures du matin avec les billes en quête de pixels, les sens en hyper sensibilité maximale et l'esprit propice à la féérie. The Greatest Night in Pop ne pouvait pas mieux tomber. Je ne sais plus où je l'ai vu, sans doute Netflix, c'est une conséquence du Fire Stick, je divague d'une plateforme à l'autre.
Lionel Richie mène la danse avec malice pour ce documentaire qui nous invite aux premières loges de l'enregistrement de We are the world. En commençant par l'organistaion de la session unique qui devait réunir autant de stars que possible au même instant, au même endroit. Pas si aisé que ça. Le ton est juste, les petites manipulations pour attirer Prince ne sont pas mises sous le tapis, l'humeur bas du front de Waylon Jennings non plus. On suit jusqu'à sa concrétisation l'idée d'Harry Belafonte, vexé et inspiré par celle de Bob Geldof qui venait de réunir les grands noms, blancs, de la Pop anglaise pour son single caritatif Do they know it's christmas? destiné à réunir des fonds contre la famine en Afrique.
La grande qualité du documentaire est d'inclure la session elle-même puisqu'elle fut entièrement filmée pour la réalisation du clip. Difficulté supplémentaire, en plus d'enregistrer en une seule nuit une trentaine d'artistes sans répétition préalable, une équipe de tournage devait évoluer au milieu d'eux. Par bonheur, ça nous permet d'assister à la mise en place du chœur, à l'assortiment des voix selon le timbre de chacun, au travail collectif autant qu'individuel pour trouver le ton juste, puis à l'enregistrement final des solistes. C'est magnifique. J'ai fini ému aux larmes sitôt que Diana Ross ouvre la bouche. Vous n'imaginez pas toute la magie que ce simple instant propage à travers l'univers. Je l'ai revu avec Milady quelques soirs plus tard pour vérifier que tout ceci survive à plus de lucidité. Le résultat fut tout aussi embué.
Hugo Spanky


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Te voilà toi, le jour de la sortie du nouveau single !! J'appréhende et puis non.. la voix 😬 puis non, c'est beau ce voile vieillissant 😌 bon, j'attends les codes de la grande pour lire ce Man sur Prime.. je vais pas attendre 2 pour le.voir sur TF1 . Tu spoilie un peu mais bon.. je n'attends rien du truc. Le.dernier truc que j'ai vu avec lui, c'est les moultes heures de Get Back. Sinon mes 2 derniers reviennent de Londres avec la tentative de prise photo comme sur London Town. Ils connaissent mon attachement pour cet opus..un des rares pas encore réédité.. un signe ? Sinon d'accord avec toi pour plein de truc.. Oh la la Driving Rain. 🥲 Je viens de recevoir le vinyle de Press to Play.. un caprice.. je fais exprès d'adorer cet album. Sinon bah moi j'aime tout,même la boue écossaise.. ah si Ram..ds les 5 1er.
RépondreSupprimerJe ne sais plus si je t'en avais parlé, mais il faut que tu écoutes Ram dans sa version mono. C'est pas du snobisme, il est vraiment conçu pour ça.
SupprimerJe viens d'écouter Days we left behind, ça va, c'est routinier mais pas désespérant. Et puis, bon, il est toujours là. C'est cool quand même de l'avoir encore dans les parages.
Le documentaire est bien, tu vas te régaler si tu aimes la ferme, il y a un paquet d'images des pâturages que je n'avais jamais vu. Je m'attarde sur ce qui m'a déçu parce que, merde, London Town quoi. Le traiter par dessus la jambe, j'allais pas laisser passer ça sans moufter. Mais globalement, je me suis régalé.
Press to play en vinyl, je comprends, la pochette est tellement belle. Perso, c'est Driving Rain que je regrette d'avoir pris en cd à l'époque, le vinyl était un peu cher, mais c'était rien par rapport à ce que c'est devenu. En plus ça semble mal barré pour qu'il soit réédité, j'ai lu que Paulo le reniait. Il doit lui rappeler les 30 briques que Heather lui a soutiré ))
Pourtant, qu'est-ce qu'il est bon celui-là, Rinse the teardrops est démoniaque, Spinning an axis aussi, Back in sunshine again... C'est simple, il n'y a que Freedom que je trouve particulièrement médiocre et hors propos. Bah, je vais continuer à surveiller les sites d'occasion, il y aura peut-être un type honnête qui va se pointer.
Et tant que t'auras les codes netflix regarde The Greatest Night in Pop, c'est vraiment aussi bon que je le dis.
"She's giving up talking", on comprend d'un seul coup que ça rigole plus. Il brille dans la pénombre, jamais aussi excellent quand il est abîmé. D'ailleurs pour moi, le numéro 1 et son album solo numéro 1. Récurent, permanent, du pur jus, de la guigne jusqu'à plus soif. II aussi, "Driving.." évidemment, et du "Back to the egg" comme pour balayer une décennie, l’hallali.. Bref, j'ai regardé un peu le Driving sur la toile, tu m'as titillé le bulbe avec cette histoire de vinyle. Eh beh.. pas bézef. Même le CD ets bradé par des kidam vinted à 3 bal quand il est à 39 sur amazon. Et les cuivres gras sur "I do".. du pur Macca hyper facile à rendre heureux un lfiste. Le Press to play, le son est extra, mais je comprends le rejet, je l'avais chopé en K7 à Rallye à l'époque, j'avais beaucoup boudé .. au début. Bon, je suis le fil, ça m'intrigue aussi cette histoire de gratteux Red Hot.. je connais pas cette histoire. Et We are the world... totalement envouté et conquis à la sortie, ote chose que le truc à Renaud.
SupprimerLe cd de Driving Rain circule en solde depuis quasiment sa sortie. Je ne pige pas pourquoi ce disque est autant mal aimé, les retours sur les forums sont majoritairement négatifs. Des fois je me demande si les mecs qui sentence écoutent vraiment les disques ou s'ils répètent juste bêtement ce qu'ils ont lu ailleurs.
SupprimerPar contre, il y a eu peu de vinyl, c'était la fin du format et puis McCartney a fait un pataquès avec Freedom qu'il a ajouté en dernière minute alors que le disque était déjà pressé. Il y a eu des exemplaires envoyés à la casse, il a fallu refaire des presses et comme entre temps les critiques n'étaient pas très bonnes et les ventes pas franchement encourageantes, ils ont abandonné en cours de route. Je l'ai eu entre les mains à sa sortie, le disquaire m'avait dit de le prendre que c'était McCartney et blah, blah, blah, pff il avait raison. Mais j'avais opté pour la cassette parce que je vivais quasiment dans ma voiture ou dans des turnes de passage. Quelle connerie )) Le temps que j'en tombe amoureux, le vinyl avait disparu des bacs et j'ai chopé le cd, mais putain, merde, t'as vu à combien ils vendent ce foutu vinyl sur discogs, ebay et compagnie ? Faut faire une pétition à Paulo pour qu'il arrête de dénigrer l'album et qu'il nous le ressorte fissa. On s'en fout d'Heather )) Qu'est ce qu'il est allé foutre avec cette nana ? Franchement. La mort de Linda lui avait vraiment fichu un sale coup. Je comprends, elle est rayonnante dans le documentaire et tellement naturelle. Et quelle paire de seins ! )))
Press To Play, je l'ai toujours en 33t, ça fait un bail que je ne l'ai pas écouté, j'en garde un bon souvenir. Je vais le poser sur la platine, tiens, voir comment il passe le cap.
Et l'histoire des Red Hot, c'est vraiment quelque chose.
Vas direct sur "Angry"..même si avec ma cassette je ne voyais que par "Footprints".. c'est chiant à rembobiner une K7. 70 e minimum le vinyle discogs.. pas un gland sur vinted pour le refourguer. Les mecs qui causent mal de Driving sur la toile sont pas des mangeurs de compiles Macca, avec cette faiblesse dans les reins de se laisser embarquer par le flot juste après. Je remarque en tout cas, que ton Lp Press n'est pas à vendre :) Sinon pareil..loches à Linda, à l'autre bout du bout des miches à Yoko :0
SupprimerLes deux dames étaient bien fournies et Pattie Boyd n'était pas en reste, du côté de Ringo c'était pas vraiment le même engouement pour le volume charnel si on prend Marleen et Barbara en références, mais Ringo s'est toujours distingué des autres )) Ce qui n'empêchait pas Marleen d'avoir un charme fou dans le registre swinging london gothique.
SupprimerJe crois que c'est le seul groupe dont j'aime autant les épouses que les membres ))
Je termine mon écoute journalière de JPEGMAFIA et je révise Press To Play (ça va faire un virage serré comme j'aime de passer de l'un à l'autre)
A suivre, donc
Mission accomplie. Hormis un son de caisse claire pénible caractéristique de l'époque, je ne vois pas ce que l'on peut reprocher à Press to play. Angry, c'est le roxette de Dr Feelgood revisité )) Le disque dans l'ensemble est nerveux et les compos sont accrocheuses. Dans mon souvenir Off The Ground était du même tonneau. Je vais poursuivre.
SupprimerAu passage, j'ai aussi écouté l'albuml solo de Flea qui vient juste de sortir et c'est une réussite bluffante. Il fait une reprise de maggot brain de haute volée.
Tu as remis une couche avec jpemania.. bien ouej (tjrs pas écouté en entier 😬). Mon dernier "grand" écart pour moi c'est hier soir.. le nouveau Archive et juste après un fado folk 70's de Zecafonso pour saigner mon insomnie. Et je rebondis sur Off the ground. Pas réédité non plus, personne ne parle de ce disque et pourtant... Le son un peu sourd ?? D'époque ? A Bercy c'était énorme. Y a t'il un album à rejeter ??
SupprimerDsl je reviens.. merci pour tes retours Press. Les albums que j'adore n'ont pas été réédités.. c'est un peu ma conclusion. Et ce soir, j'ai remis le III. "women and wives".. et le "deep deep..." Merde quand meme. Même si j'ai mis qq semaines à sa sortie pour m'immiscer.
SupprimerJe l’ai écouté la nuit dernière le III, d’abord dans la version avec les remixes, que je ne connaissais pas et qui fonctionne très bien, puis l’album standard et je me suis régalé. Du coup je suis venu relire ma chronique avec une légère inquiétude (j’ai parfois la dent dure) et puis, non, ça va, j’avais été modéré et je m’en félicite ))
SupprimerJe dirais donc que le disque s’est encore bonifié avec le temps et c’est une qualité que McCartney insuffle au meilleur de son oeuvre. On peut parler d’œuvre, non ?
Pour ce qui est des rééditions Flaming Pie et Flowers in the Dirt devraient ressortir en vinyl dans la serie Archives fin mai. Pour les autres, va encore falloir patienter.
En lisant l'article, puis vos commentaires, je fais une chouette découverte à propos de MacMcCartney (ça m'ineerve ces MicMc) je ne connais pas la période "Flaming." "Run Devil" et "Driving Rain", pour éviter la comparaison avec d'autres artistes qui me tiennent, c'est toujours une bonne nouvelle que dans ces longues carrières il y a encore des pans à découvrir. Rien que "Rinse The Raindrops" et cette dérive impro (Vraie? Fausse?)
RépondreSupprimerIl faut que je regarde ce doc sur "We are the World" des artistes que j'apprécie, un échantillon vocal impressionnant. J’ai vu un résumé de 20 minutes, je retiens l’impression qu’a laissé Cindy Lauper et sa force vocale. Je vais finir par regarder en entier ce doc.
Enfin les débuts des Red Hot, je commence à pencher ma première oreille sur « Mother Milk » pas grand-chose avant, donc encore des moments de joie à découvrir ?
A Run Devil Run, je préfère l'album russe. Le concept est le même, des reprises de classiques du rock'n'roll, mais la production est plus légère, presque absente et il y a Mickey Gallagher au piano (le clavier des Blockheads de Ian Dury et surtout de The Clash durant la période London Calling et Sandinista!). Ça dépote sec.
SupprimerSinon, c'est une super période pour McCartney, il avait haussé le niveau d'exigence des compositions et la production des deux albums est parfaite pour lui, sèche et sans l'emphase qu'il a tendance à coller trop souvent. Il me semble que Off The Ground qui les précède était pas mal aussi, faudrait que je le réécoute. Par contre, je n'avais pas accroché à Chaos and creation.
Comme tu dis, sa discographie est tellement fournie qu'on découvre ou redécouvre toujours des angles nouveaux.
We Are The World, faut vraiment le voir. Cyndi est mortelle en effet, Springsteen est bon aussi. Le mixage final ne lui rend pas vraiment justice, ses fins de phrases sont noyées alors que c'est là qu'il balance l'émotion, dans ces petits hoquets presque imperceptibles. Je regrette vraiment qu'il ait abandonné l'album électro/minimaliste enregistré dans les années 90 autour de Streets of Philadelphia. Il y avait un vrai potentiel avec des morceaux comme Missing qu'il a éparpillés sur des B.O.
Après, ce sont aussi les deux les plus tape à l'oeil parce qu'ils envoient fort, mais d'autres sont tellement meilleurs finalement, rien qu'en se posant sur le morceau. L'intro de Lionel Ritchie notamment, c'est simple, il fait ça nature, sans en faire tout un plat et c'est magnifique. Jackson, pareil.
Découvrir les albums des Red Hot d'avant Blood Sugar aujourd'hui ? Je ne sais pas trop ce que ça peut donner, les productions sont datées. Uplift à la même que Mother's Milk (Michael Beinhorn), ce sont deux excellents disques, mais tous ces aigus et médiums les rendent assourdissants. C'est moins vrai sur les vinyl, mais les cd sont affreux. Je n'ai pas encore écouté comment ils sonnent sur plateformes. C'est le même problème sur beaucoup de production de ces années 88/92 comme pour l'album The Reality of my Surrounding de Fishbone pourtant produit par David Kahne que l'on retrouve dix piges plus tard à la production de...Driving Rain ! )))
Pas mal de choses à aborder concernant ton nouveau post.
SupprimerTout d'abord, contrairement à ce que je t'avais annoncé il y a quelques temps, je n'ai pas vu " The Greatest Night in Pop " : j'ai confondu avec le documentaire sur la tournée organisée par Bob Geldof dans lequel nos stars, soit disant désintéressées, se chamaillent pour être mise plus en lumière. Donc, du coup, il va falloir que je m'y colle à visionner ce doc où apparemment Lionel Richie a fort à faire (d'ailleurs, il vient de sorti ses mémoires le bougre).
Pour McCartney, on a tous nos disques chéris c'est entendu et, bien que je vous rejoigne sur ceux que vous avez cités, je rajouterai juste qu'effectivement " Off the ground " est un excellent cru ; que le mésestimé " New " est un album plus mineur certes mais qui tient remarquablement la route et, pour en terminer là, Hugo il faut vraiment que tu réécoutes " Egypt Station ", une pépite même si on a jamais été d'accord pour celui-ci.
Pour le doc sur Slovak - je dis ça parce qu'Anthony et Flea insistent là dessus, ce n'est pas un doc sur les Red Hot mais un hommage rendu à leur défunt ami -, c'est un crève coeur de voir ce gars sombrer dans ses démons qui finiront par avoir sa peau et les deux zébulons, après tant d'années passées, en sont encore affectés ; plusieurs fois leur parole s'en brise d'émotion.
J'ai rejoué récemment " Mother's Milk " et tout comme " Uplift... " malgré la bonne tenue des compositions, au bout d'une poignée de titres, on a les oreilles qui saignent tant ce mixage exagéré dans les aigus est insupportable ; voilà des disque qui mériteraient une remastérisation affinée pour sûr.
Bon, j'ai lu que Flea a sorti un album jazz et que Paulo nous revient lui aussi avec un nouveau disque ; voilà deux bonnes nouvelles pour entamer le Week end, merci Hugo.
Figure-toi que j'ai été surpris en shazamant un morceau de McCartney entendu je ne sais plus où pour savoir de quel album il provenait et c'était Egypt Station. Du coup, je vais le réécouter. News je l'ai raté, pas même écouté à sa sortie. Je les mets sur ma liste apple music (c'est génial ce truc). Off The Ground aussi à y être, je l'aimais bien celui-là, même si je crois me souvenir que la production était plus marquée que sur Press To Play.
SupprimerEt donc, puisqu'on parle de prod, les Red Hot... C'est un peu une spécialité chez eux de foirer ce niveau là du processus. Californication et sa compression à outrance, By The Way et One Hot Minute qui à un degré moindre souffrent du même mal et bien sur les deux albums produit par Michael Beinhorn qui ravagent les tympans même à bas volume. Ce qui était le but recherché. MTV oblige, il fallait sonner correctement sur les télés d'époque. Et donc, on vire les basses (qui faisaient vibrer et saturer les enceintes tv) et on se démerde pour que ça transperce en prenant exemples sur les spots publicitaires. En plus, c'était l'époque de la miniaturisation des chaines hifi et de la correction loudness systématique. Le cauchemar quand tu ajoutes tout ça au son des cd première génération.
Mother's milk et Uplift, je les ai en vinyl, c'est déjà mieux, faut corriger les tonalités, mais ça passe et une fois ce problème amoindri, le constat est que ce sont de foutus bons disques.
Flea, l'album est extra. C'est dans l'esprit Jazz mystique de Pharoah Sanders période Karma (the creator has a master plan) que j'adore. Une louche du Miles Davis de On The Corner et une autre de Funkadelic, la reprise de maggot brain où la trompette remplace la guitare est phénoménale. La seule question que je me pose, c'est de savoir combien d'écoutes le bluff va tenir car bien sur tout ceci a un je ne sais quoi d'artificiel (on n'est plus en 1969) et un chouia trop parfait (les transes ne durent jamais plus qu'il ne faut pour épater sans déranger). Conclusion vacharde un brin excessive, l'album de Flea est au Jazz Funk Mystic ce que Amy Winehouse est à Etta James.
Mais ne boudons pas notre plaisir, ce genre de disque est suffisamment rare pour ne pas passer à côté.
Le mixage de leurs albums, c'est du grand n'importe quoi : outre Uplift et Mothers'Milk aux aigus assassins, il y a Blood Sugar Sex Magic qui a un son si étouffé qu'il faut foutre le volume à fond pour avoir de la dynamique ; à contrario, Californication à faible volume te déchire les tympans. Ce sont des fous qui te font douter soit de l'état des tes oreilles ou de ton matériel audio !
SupprimerRick Rubin est bon pour canaliser les groupes sur l'essentiel de leur talent comme il l'a fait avec Metallica, les Red Hot et d'autres, parfois jusqu'à la caricature (Black Sabbath) mais il est aussi obsédé par ce qui fait sa renommée de producteur qui fait vendre. Et c'est là qu'il fait n'importe quoi. En commençant par la compression à outrance qui a ruiné La Futura de ZZ Top, Californication et en partie Death Magnetic (le vinyl est correct). Pourtant il a fait du bon boulot à ses débuts sur Def Jam avec les premiers Danzig (le 1er est peut être ce qu'il a le mieux réussi), The Cult, Beastie Boys et Public Enemy (même si dans leur cas son rôle fut moindre).
SupprimerMichael Beinhorn, c'est autre chose, lui il foire carrément le mixage. C'est plus emmerdant à sauver. Là où la compression peut se corriger avec un nouveau master, un mixage pourri nécessite de repartir des pistes. Pour sa défense, il a lui aussi fait vendre des millions de disques et c'est le seul argument qui compte au final. D'autant plus s'il fait polémique puisque ça sera l'occasion de revendre le même disque sous l'étiquette Remastered ou New Mixes. Voire les deux à quelques années d'écart. Les exemples ne manquent pas ))
Uplift Mofo Party Plan est réédité le mois prochain (comme par hasard), on verra bien si le son est retouché, mais j'en doute. Peut être auront-ils au moins retouché l'équalisation pour rendre tout ça moins pénible à écouter.
De toute façon, qui va encore écouter ces disques au delà de la nostalgie éveillée par le documentaire ?
J'ai écouté "The Uplift ..." pour la première fois depuis des années, et même si ma mémoire me faisait défaut j'ai vite reconnu les premiers morceaux qui m'avaient conduit à surveiller la production du groupe. Je ne me souvenais plus de l'histoire du guitariste dont j'avais croisé le nom dans la liste "des 26" moins connue que celle "des 28 ans" ...
RépondreSupprimerLe Mac Playmobil a toujours eu un rapport conflictuel avec ma discothèque post Beatles .... surtout pendant la période Wings, j'aime bien tes propositions d'albums favoris, ême si j'ai eu un gros regain d'écoute pour ses propositions tardives à partir d Egypt.
Je m'aperçois que j'aurais peut-être dû faire un papier sur Hillel Slovak, c'est vrai qu'on en a peu parlé finalement. J'ai parfois la crainte d'être redondant, alors je renonce à des sujets qui me tentent. Son histoire est mouvementée à souhait et triste à pleurer, ça fait de bons sujets et en même temps ça donne envie de lui foutre la paix. Maintenant qu'il l'a enfin trouvé. Je crois que je cogite trop )) En tous cas, plus besoin de mes verbes, il y a un chouette documentaire qui raconte toute l'histoire avec amour et talent.
SupprimerPaulo, c'est autre chose. Il est là depuis 1961 ! T'imagine le truc, ça fait 65 ans qu'il triture ses touches et ses cordes pour nous pondre une dose de mélodies qu'on se régale de soupeser l'air circonspect. On est quand même un peu ingrats ))
Des conflits avec lui, c'est inévitable. McCartney c'est le Beatles pour les enfants. Celui qu'on aime instinctivement avant les trois autres, il est mignon, il dégage une douceur, c'est bien simple, je trouve qu'en vieillissant il se féminise physiquement. Alors, forcément, à l'âge adulte on se rebelle, on veut du cinglant, du drogué, du qui flirte avec le bord de la falaise. On lui taille des costards à Paulo avec sa ferme, sa femme et son herbe et sa chienne.
Puis le temps passe et il est encore là avec un nouvel album, une tournée ou un hit avec Rihanna et Kanye West. Et une fois que Rihanna et Kanye West ont fait leur temps, qui c'est qui reste ? Ben, ouais, c'est Paulo ))
Comment veux-tu ne pas t'incliner ?
Et j'avoue humblement avoir été déçu de sa collaboration avec Elvis Costello. Il me faudra y retourner peut-être pour changer d'avis, avec un peu de mauvaise foi. Quel rapport avec les commentaires précédents? Ben MacMc.
SupprimerC'était pas leur meilleur truc, je pense qu'ils se ressemblent trop (sans être au même niveau, hein))
SupprimerEt j'avais fait un papier sur Hillel Slovak ! Du moins, j'en parlais assez largement dans Bring the noise. Je m'aperçois maintenant que j'ai vu le documentaire que j'avais tapé juste.
De Flowers in the dirt, je ne retiens que le single My brave face qui soit dit en passant a lui aussi pris un sacré coup de pelle dans sa gueule ! Effectivement, cet album est la démonstration éclatante que l'association de talent se montre parfois ô combien contre productive. On parle de son single avec Michael Jackson… ? Non, montrons-nous charitable.
SupprimerArgh, j'avais oublié my brave face, t'es salaud de me la remémorer. Et les duos, malheur. Quel ramassis d'immondices infâmes.
SupprimerAvec ma mie nous avons regardé le documentaire, à conseiller à Delbrouck, l’occasion rare d’avoir Diana et Tina ensemble. Ma dame était contente et même a réclamé de le repasser. Pas facile de distinguer pourquoi l’émotion. Des artistes que je connais, dont j’ai acheté les disques, ils sont jeunes, souvent touchants, ça nous renvoie tout de même un peu à nous. Il y a les voix, Michael Jackson a capella… on oublie le reste. Kwaaaa j’apprends qu’il ne joue d’aucun enregistrement ? il fredonne les thèmes et Lionel se démerde. La scène où seules les voix hautes sont conservées. Les autres vous pouvez faire une pause, mais au milieu Dylan et sa tête de perdu dans cette chorale. Je regrette le son quand Stevie Wonder imite le phrasé de Dylan pour l’aider. Cindy et ses breloques qui dérangent les ingénieurs du son. Etc…. J’arrête là ? Et aussi, en parlant d’ego, de compétitions, ce que j’ai plutôt ressenti c’est le besoin d’être à la hauteur, des artistes intimidés par la présence de légendes, fallait assurer : Harry Belafonte, Stevie wonder, Ray Charles, Quincy Jones … même Dylan. Ha ha le coup de s’échanger les autographes, j’espère qu’il n’y a pas eu d’humilié. « Et moi, je sens le pâté ? »
RépondreSupprimerC'est ça, t'as tout dit. Et c'est franchement assassin avec le recul. On les disait aseptisés, commerciaux et blah blah, alors que vu d'aujourd'hui c'est juste des talents énormes et des humains de première classe.
SupprimerDylan est impayable, on dirait Chirac au Stade de France lorsqu'il fait semblant de chanter à l'enregistrement des voix hautes (qu'est qu'il fout là à ce moment-là ? Il le sait pas qu'il n'a pas trois octaves ?)))
Ils ont coupé la scène où il a commencé à chanter avec eux, Quincy a dû intervenir
Supprimer"Because something is happening here but you don't know what it is
Do you, Mr. Jones?"
(réponse fanstamée)
Coucou RANX,
SupprimerJe passe mon tour pour cette fois ci !
Je vais plutôt matter la Pin Up et lire "Bring the Noise"
En attendant de faire la fête avec les copains
A bientôt,
Julien
Quincy a clairement été trop loin lorsqu'il a traité Bob de vache en lui ordonnant de donner du lait ou de rentrer chez lui !
SupprimerTu es peut-être déjà au courant mais comme tu es branché hip-hop, je t'annonce le décès d'Afrika Bambaataa. R.I.P
RépondreSupprimerOui, j'ai vu ça. C'est triste, quoiqu'on puisse en lire. Bambaataa a eu un rôle déterminant en termes de musique, mais aussi de vie en société, de prise de conscience, de lutte. Il faut absolument lire Can't Stop Won't Stop de Jeff Chang (en France aux éditions Allia) pour piger le topo.
Supprimer..et pour faire le lien avec le thème du jour, quelques mois après We are the world, Little Steven avait réuni des stars, moins mainstream, pour un disque contre l'apartheid. Sun City. Afrika Bambaataa était bien là au milieu de Lou Reed, Pat Benatar, Joey Ramone, Miles Davis, Pete Townshend, Run DMC...avec Arthur Baker dans le rôle de Quincy Jones. Un sacré bon disque.
SupprimerCa y est, les planètes sont alignées !!! Ici, c'est TUPAC, Cheb HASNI et Daniel DARC !!!
SupprimerA bientôt pour la suite des aventures ! Pleins de cœurs ! Julien depuis le poste public de la bibliothèque de Quimper
Ah, poste public en bibliothèque et Quimper, ça m'irait bien... :-)
SupprimerBon week les gars !
Bon, faut quand même que je repasse ici. Vu "Man on the run". Quel doc !!! quelle humilité et quel génie :))))) y'a du Back to the egg qd même..ok survolé, une allusion au London Town..mais c'est vraiment un très bon condensé. Et du coup, avec mes rejetons fans (que 2 sur 3), on a réécouté "Clapping..." 2024 .. Je l'avais chopé à la FNAC de Bordeaux, écouté 1 ou 2 fois, je l'avais vite classé. Réécouté quelquesfois, il revient en force, avec ses "inédits" et sa jute. Il passe ainsi en boucle depuis qq jours. Linda qd même, malgré tt l'administratif, c'est pas Yoko.. force de frottement ou élan .. oui, je m'égare.. super doc :)
RépondreSupprimerHumilité, génie, tu as oublié à quel point il est beau ))
SupprimerExak.. même si c'est plus Papy Face, mais la classe efface toutes les rides.
Supprimerje dirais même que la patine de l'âge l'a débarrassé de son aspect poupon vaguement niais.
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