Affichage des articles dont le libellé est Sylvie Spanky. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sylvie Spanky. Afficher tous les articles

mercredi 1 mai 2013

PuBLic eNeMY NiMes 2013


Tableau de bord du Mardi 30 Avril, une journée pas ordinaire.

8h. Il pleut. Les travaux du théâtre devant chez moi qui s'éternisent depuis deux ans me montent au citron.
17h. Il pleut. On fait péter le champagne.
19h. Il pleut. Dans la voiture, schclac, la K7 de Charles & Eddie. Direction Nîmes La Paloma : PUBLIC ENEMY
20h. Il pleut. Sortie 24, 2 rond points, la salle. Trop facile.



Un beau patio, un joli hall, des tee-shirt de Public Enemy, on verra ça plus tard. D'abord le repérage de la salle;)) Génial ! A dimension humaine, tout en largeur, super configuration. Moi qui n'aime pas les trop grandes salles ou festival, je suis servie. C'est carrément le rêve de les voir dans un lieu pareil. Suis aux anges. Allez direction le patio où l'atmosphère feutrée est vite interrompue par la voix du MC du soir. On va jeter un œil, ces petits rappeurs sont chanceux. Se faire les dents sur scène juste avant Public Enemy, y a pire! ;))

Mon chéri m'offre le tee-shirt que je reluquais discrètement depuis mon arrivée ♥

Le MC refait son entrée. Timide mais sympathique. Et là mes amis, prêt pour le décollage ?
Mieux qu'Apocalypse Now ! Apocalypse 2013...The Enemy Strikes Black ! Scratch, lumière, bass ! 
Chuck D ! Les soldats du bien sont là !
Un son de malade ! Nikel, j'avais jamais entendu ça de ma vie. Y en tellement qui font mal leur métier que ça mérite d'être souligné. Houla ! Flavor Flav arrive comme une fleur. Ce bonheur qu'il amène, c'est fou ! Il vient vers moi et nous nous connectons comme dans les envahisseurs avec le petit doigt kkrrss le courant passe. Ouala c'est vrai, j'ai la vidéo;)


Public Enemy est un attentat musical ! Public Enemy est le groupe le plus intelligent et sain que je connaisse. Jamais ils n'oublient leurs cultures et origines musicales, blues funk soul psyché, noir ou blanc, le message est universel. Ils prônent l'individualisme et l'anti-soumission soutenu par les vibrations ultra funky de leur bassiste, la voix protectrice et paternelle de Chuck D, l’extravagance et la légèreté de Flavor, les samples et scratchs endiablés de DJ Lord, la guitare raffinée et puissante arrivée tout droit de Memphis et leurs valeureux danseurs impassibles, les S1W



Ils font un set de folie, Run 'till it's dark, Can't truss it, Welcome to terrordome, I shall not be moved, le mortel Black is back, Harder than you think, Shut 'em down etc etc etc…on a même droit à Rapper's Delight. Puis cadeau extrême et ultime, Flavor à la batterie et Chuck au flow pour too much possee, old school à fond les manettes puisque piqué sur leur tout premier album Yo! Bum rush the show



Je me sens assailli. Soudain des bras autour de mes épaules, des cris dans les oreilles, on est tous chauffés à blanc ! Je vais avoir un malaise. Je gère mal le surplus d' émotion mêlé de bonheur et de soif, il me faut de l'eau. Flavor arrive comme un sauveur. Il me tend sa bouteille, je bois avant même de le remercier. Puis je lui serre la main des papillons dans les yeux. Fier de m'être venu en aide, il offre sa serviette à mon amoureux. Il écarte tous les bras tendus, c'est à lui et lui seul qu'il voulait la donner. On est ses chouchous de la soirée. Je vais certainement passer pour une mytho, mais une fois le concert fini, il décolle délicatement la playlist, et bien que déçu et dubitatif devant le fait qu'elle soit un peu déchirée, il me la remet en mains propres, comme une offrande.

Mais qui à part eux sont capables d'une telle chose ? On a IAM en France c'est sur, mais Public Enemy restera Number One forever or never !




Mission accomplie pour Public Enemy. Si le public n'est pas trop bête, vu qu'on ne vient pas voir Public Enemy par hasard, un nouvel escadron de résistance s'est formé à Nîmes hier soir.



Minuit. Il pleut. Entrée 24. L'averse de malade mental et les éclairs sur l'autoroute rajoutent du surnaturel à la magie de la soirée.

J'ai mon billet dédicacé par DJ Lord, c'est le meilleur concert de ma vie, et Flavor Fav est mon ami ;)

I've got so much troubles on my mind, I refuse to lose !



  Sylvie Spanky 



vendredi 19 avril 2013

sTaReTZ, PaNeTToNe BOoGie



Génial, un vinyl dans ma boîte aux lettres. De quoi s'agit-il ? Ho ! Le dernier né de Bang Records. Panettone Boogie du groupe STARETZ. Pas de Hot-rods ni de chemises hawaïennes, mais quatre garçons magnifiques de sobriété au verso. Hum... avec un titre pareil, je parie que je vais y trouver au moins une reprise de Marino Marini ou de Renato Carosone.  Allez hop direct sur la platine. 
Aucune prouesse technique, ni prétention, au contraire, une très belle voix à la Dion, des chœurs enlevés, une guitare raffinée presque féminine qui saurait rappeler Poison Ivy, surtout sur ce très Crampsien Travelin' Man. Je me régale ! Il s'échappe de cet album l'essence même du garage. La fraîcheur et l'énergie qui m'avaient fait aimer les Beach Boys, les Remains, les Ramones etc... Bon, un ou deux morceaux sur la face B certainement trop entendu pour ma part, comme Baby Doll que j'aurais bien remplacé par une respiration Napolitaine aux accents de mandoline (idée fixe quand tu nous tiens) mais pas de quoi crier au scandale, j'ai même déjà mes chouchous Duties of Love, Line of Days, The Thrill is on. 
Avec son album Panettone Boogie, STARETZ m'a réconcilié avec le garage là où trop m'en avaient définitivement dégoûté de par leurs déguisements de momies, leurs fausses Bettie Page de groupies et leur petit monde hermétique remplis de clichés.


Rien de tout ça chez Bang! Records Avec cette nouvelle référence, le label Toulousain que je vous invite à découvrir ici étoffe un catalogue déjà joliment garni par l'album de Bruce Joyner (ex Unknows), celui de Tav Falco, de Jumbo Layer, des Zodiacs ou encore les singles de Obits

Avec Staretz prophète en son pays, Toulouse démontre qu'elle n'est pas seulement la ville de l'épatant Ringo Willy Cat

vendredi 15 mars 2013

MaRCeL PaGNoL






"Un Schpountz n'est pas un idiot. Un Schpountz raisonne parfaitement sur toutes choses, il vit comme tout le monde, il a même du bon sens. Sauf en ce qui concerne le cinéma. Et quand il s'est mis dans la tête qu'il ressemble à un grand acteur, il le croira toute sa vie. Et on peut leur faire toutes blagues possibles, ils ne s'en apercevront jamais qu'on se moque d'eux".







 
"Tout condamné à mort aura la tête tranchée" est la phrase qu'Iréné décline, tantôt tragique, pathétique ou même comique, pour montrer l'étendu de son talent d'acteur, à un parterre de gens du cinéma, moqueurs, parisiens de leur état. Cette histoire aurait pu être celle du Corbeau et du Renard, mais cet Iréné là, lui le fromage il ne l'a pas fait tomber, il l'a savouré et s'en est même délecté, car sous son air naïf et prétentieux, il y a au fond un être ambitieux, sain, aveuglé par sa passion pour le grand écran mais sûr de son originalité  "...je vais faire une entrée pas ordinaire, d'ailleurs je vais leur porter le coup de j'arnaque, la raie au milieu..."

                               


Ne vous laissez pas intimider par le fait que ce soit un film de 1938 en noir et blanc. Le Schpountz est joyeux, profond, bien rythmé par les faces à faces d'Irené (Fernandel) et son oncle (Fernand Charpin), des expressions comme on en fait plus , et des tirades qui valent bien plus que leur pesant d'or ;) C'est du grand art, du Pagnol !

Marcel Pagnol déborde d'humanisme et c'est avec beaucoup d'amour et d'empathie qu'il filme la nature humaine et ses petits travers avec la même passion  exacerbée de Méditerranéen que l'on retrouve chez John Fante (en plus ce cette ressemblance physique assez bluffante). Mais contrairement à Fante poursuivi par une sorte de fatalité qui fera de lui un paria dans le monde de l'écriture ainsi qu'un subalterne dans celui du cinéma, Pagnol, fort du succès de ses livres bâtira son indépendance en créant son propre studio, sa compagnie de distribution, ses laboratoires, ses salles de projection. Ainsi que sa propre famille de techniciens et d'acteurs, ô combien indissociable de son univers. Dans La femme du Boulanger, Raimu, un de ses acteurs fétiches, nous touche de part son physique débonnaire et sa bonté d'âme, nous émeut aux larmes sans pour autant que l'on éprouve de pitié pour ce boulanger pourtant affublé de cornes de chef de gare ;) 

  

Les dialogues de tous ces films (La fille du puisatier, La Trilogie Marius-Fanny-César, etc...) sont réglés comme de l'orfèvrerie, je pourrais les écouter pendant des heures sans même voir les images qui les habillent. Ça me rassure que ces livres soient encore étudiés dans les écoles y compris à l'étranger. Pagnol, homme aux talents multiples, va droit au cœur grâce à sa sincérité sans borne pavée de bonnes intentions. Inventif et volontaire à une époque où le cinéma était considéré par les Grands du Théâtre comme un refuge de médiocres prêt à trahir leur Art si pompeux pour une vulgarité de celluloïd. Pagnol choisira de leur dire merde, moi aussi.
Comme la musique adoucit les mœurs, l'accent marseillais des écrits de Pagnol couvre d'un voile de pudeur les épaules nues des filles perdues. Les hommes accrochés, pour un temps encore, au sens de l'honneur n'en perdent pas pour autant ce cœur et cette indéfinissable tendresse que seule permet la sincérité des sentiments d'amour les plus profonds. Maris cocufiés, pères bafoués, tous, au delà des éclats de voix, des verres brisés, des strangulations grandiloquentes aussi fréquentes que les poignées de mains, sortent grandis de situations qui après les déchirures, cimentent un peu plus encore leurs liens, non plus juste parce qu'ils sont de la même famille mais parce qu'ils se sont choisis et révélés les uns aux autres.

                                                           
Sylvie & Hugo Spanky


mercredi 18 janvier 2012

The Shield

Hahahahah !!! Non je plaisante ! J'avais juste envie de me moquer ! Je sais, c'est pas gentil, mais c'est un peu comme marcher sur un râteau, au début ça fait mal, puis ensuite ça fait rire ;)


Passons aux choses sérieuses, ci dessous, Shawn Ryan créateur de la série, et à sa droite David Aceveda capitaine du "bercail".



Sacrée série que The Shield ! Ha non, ce n'est pas du Spielberg, ici ça commence mal, et ça le finit encore plus ! A fond la caisse et sans compromis.



Tout se passe à Farmington, un quartier de Los Angeles, où d'après une histoire vraie, une brigade de choc la "Strike Team" a été crée pour contrôler ces gangs qui paralysent la ville. Mais l'intrépide Vic MacKey, à la tête de cette brigade, veut carrément éradiquer cette vermine, et pour cela, il est prêt à utiliser les moyens les plus violents et douteux pour y arriver. La guerre est déclarée ! 



Grande ovation pour le casting ! Tous les acteurs jouent a la perfection et nous font aimer ces personnages passionnants ambigus et complexes malgré nous.  Ils ont un bon et un mauvais côté, et oscillent tous entre le bien et le mal. Notre cerveau en est bringuebalé tout du long !  
Pourri et protecteur à la fois, un divorce, deux enfants autistes, on aime Vic. Chien fou armé dans un terrain de jeu, incontrôlable et impulsif, on adore Shane ! Lem, lui aussi attachant est un brin moralisateur, et Ronnie, secret et loyal nous met en tension jusqu'au bout.
Il y a Claudette aussi, elle m'énerve ! D'ailleurs quand elle se penche sur la barrière j'ai même envie qu'elle tombe, mais bon...elle sert un peu de garde-fou au bercail..... Aceveda, avide de pouvoir, à recours a des procédés plutôt discutables pour arriver à ses fins, et du coup, couvre Vic de temps en temps, ce qui lui donne un petit quota de sympathie. Il y a Dutch aussi ! Profiler un peu prétentieux, mais que j'adore !!
Enfin bref, tous les personnages charismatiques, que ce soit la pute, le dealer, le chef de Gang sont "fabriqués" de ce bois, pour notre plus grand bonheur. Glenn Close et Forest Whitaker aussi occupent une saison à part entière, ils sont fabuleux !



Autant dire que je me suis régalée, et que je place cette série en première place du top 2 de mes séries préférées ;)) Dès la première seconde elle te colle au mur, et tu n'en descends qu'à la dernière, un peu comme avoir séjourné dans une centrifugeuse. Du bonheur en tube....cathodique'

Cependant une question reste en suspens, qu'est devenu le petit chat adopté par Dutch ?  
  


Interview de Shawn Ryan ici

                     
                        Sylvie Spanky lecabinetdesrugosites.blogspot.com/