Alors que ces brèles casquées de Daft Punk (parce qu'ils doivent sûrement avoir trop honte pour se montrer à visages découverts...), qui n'ont jamais été capable de composer un seule chanson digne de ce nom, sont toujours inexplicablement encensés à tort et à travers par des gens sourdingues, il serait grand temps de mettre fin à l'injuste indifférence qui frappe de plein fouet Kid Rock dans notre pays.
Arborant tous les apparats et
l'attitude bling bling des pires rappeurs U.S., ce loustic détonne
et peut laisser croire qu'il n'est qu'un clown de plus dans le
paysage musical actuel. Sauf que non.
Robert
James Ricthie (le vrai blaze du bonhomme)
est né en 1971 à Romeo dans le Michigan et a débuté sa carrière
en 1990 avec l'album Grits sandwiches for Breakfast,
un mélange de hip hop et de rock plutôt indigeste. Il sortira 2
autres albums du même tonneau : The polyfuze
method en 1993 et Early mornin' stoned
pimp en 1998. La consécration -du moins aux States-
ne viendra qu'à partir de 1998 avec le disque Devil
without a cause, bien plus efficace que ces
prédécesseurs pour qui apprécie la fusion hip hop / hard rock /
métal bien rentre dedans. Mais là où les choses deviennent
sérieuses et intéressantes c'est en 2011 avec sa galette Cocky. Pour la première fois, il entreprend
un changement radical de style musical en abordant le southern rock
et le country rock. Ce qui lui vaudra les gémonies de sa maison de
disque qui voit d'un mauvais œil ce revirement alors qu'il avait
enfin percé avec succès sur le marché du rap fusion.Se contrefoutant éperdument de leur opinion - et ce d'autant plus avec raison puisqu'au final ce disque sera un succès - il persévérera dans cette voie avec l'album éponyme Kid Rock en 2003. D'ailleurs pour appuyer sa nouvelle mue, il ne subsistera sur cet opus que deux titres d'obédience hip hop Intro et Hillbilly stomp tout le reste n'étant que des morceaux à tonalité rock. Deux reprises sont également présentes Feel makin' love de Bad Company et surtout Hard night Sarah de Bob Seger. Féru de Detroit, le Kid ne pouvait plus longtemps passer sous silence l'admiration sans bornes qu'il voue à celui qui est considéré, à juste titre, comme l'enfant chéri de la Motor City et qui demeure sa principale influence. D'ailleurs il lui rendra un hommage encore plus explicite avec la pochette de son Live Trucker qui pastiche ouvertement le fameux Live Bullet du grand Bob (artiste de classic rock à redécouvrir de toute urgence ; jetez-vous sur ses albums du milieu des 70's notamment Night moves et The distance qui sont des purs instants de bonheur).
Déjà bien établi le Kid va
pulvériser tout sur son passage en 2007 avec Rock'n'roll
Jesus et son hit planétaire All summer
long. Hit qui contient un sample de Sweet
home Alabama des célèbres Lynyrd Skynyrd jumelé
à un autre sample de Werewolfes of London
du plus méconnu et néanmoins talentueux Warren Zevon ce
qui indéniablement a contribué à la renommé de ce titre idéal
pour secouer son popotin en cadence. Mais bon, aussi efficace que
soit ce morceau, il ne faut pas pour autant en oublier les autres
jalons qui parsèment cet opus d'exception.
Faisant feu de tout bois
le Kid et son groupe
phénoménal, qui l'accompagne depuis de lustres déjà, nous
régalent avec un savant mélange de rock mâtiné de soul et de
gospel. Pour s'en convaincre, il suffit de s'envoyer dans les
esgourdes les titres Roll On
(un hymne à son Detroit adoré) et Amen
et When U
love someone
(dont les chœurs vous feront fondre de joie). Ça joue grave sur ce
disque où chacun des musiciens contribuent à la richesse des
arrangements chiadés de chiadés (les guitaristes notamment s'en
donnent à cœur joie).
Faisant feu de tout bois
le Kid et son groupe
phénoménal, qui l'accompagne depuis de lustres déjà, nous
régalent avec un savant mélange de rock mâtiné de soul et de
gospel. Pour s'en convaincre, il suffit de s'envoyer dans les
esgourdes les titres Roll On
(un hymne à son Detroit adoré) et Amen
et When U
love someone
(dont les chœurs vous feront fondre de joie). Ça joue grave sur ce
disque où chacun des musiciens contribuent à la richesse des
arrangements chiadés de chiadés (les guitaristes notamment s'en
donnent à cœur joie).
Alors
certes le gazier est hâbleur à l'extrême et pourrait facilement
passer pour un m'as-tu-vu exécrable mais il faut bien comprendre un
chose : il en joue pour assurer le spectacle.
Pour
vous en convaincre, aller mater sur
Youtube les 52 minutes
du concert Live from the Artists Den 2012
Ici, il nous délivre la quintessence de son art. Situé dans un club
à Memphis, lui et son groupe enflamment la foule avec un aplomb
ahurissant ; ils dépotent sévère avec un concert gorgé de
groove, de rock, de soul et même de rap. Le Kid s'amuse
comme un petit diablotin que rien ne peut arrêter et nous étonne
avec une version totalement revisitée de All
summer long
- dont la
particularité est de na pas comporter ses illustres samples - qui
constitue l'un des morceaux de bravoure de ce show qui de toute façon
en distribue durant toute sa courte durée. C'est bien simple nous
sommes tellement emporté par cette prestation fantastique que des
frissons nous parcourent l'échine. Il faut dire qu'il faudrait
vraiment être fait de marbre pour rester insensible face au feeling
que dégage le Kid et
son groupe qui s'éclatent comme des malades tout en jouant comme des
Dieux (il n'y a qu'à regarder l'impressionnante gonzesse qui tient
la batterie pour se rendre compte que ces gonzes là ne sont pas là
que
pour plaisanter). On l'aura compris sous ses airs de branleurs de première le Kid cache un amoureux de musique, fan invétéré de la Motown, de country rock et de rock sudiste, qui sait s'entourer de la crème des musiciens et fédérer un groupe comme un Chef. Lorsqu'on ajoute tous ses talents sons sens inné du spectacle qui décoiffe (lors d'un concert à Las Vegas, il surgit littéralement du dessous la scène !), on peut affirmer que nous avons affaire à un artiste plus qu'accompli dont le mérite de ne pas se prendre au sérieux ne fait que renforcer l'attachement que l'on éprouve dès lors à son égard.
Retenez
donc bien son nom , il s'appelle Kid Rock
et il n'a qu'une envie : vous
mettre à genoux !
















































