Heurté par un disque, parfois c'est ainsi que ça se passe. Celui-là attendait son heure dans un coin d'apple music, je l'avais mis en favori, oublié, revu quelques fois en passant. Ce n'était pas le moment. Quoiqu'il m'aurait attrapé exactement pareil à n'importe quel moment. Sharon Van Etten, un nom pareil. Remind Me Tomorrow.
Bien sûr j'ai fini par l'écouter, pensez donc, il faut bien j'occupe mes nuits. D'abord, il y a cette pochette criarde qui questionne, cette gamine dans une caisse en plastique, le bordel d'une piaule de mômes dont les parents ont lâché prise ? Un parc à bébé, mais le bébé n'est pas dedans, il est devant occupé à joué, peinard, bien dans sa bulle. Et il y a un fauteuil d'adulte, ce n'est clairement pas une piaule de mômes dont les parents ont lâché prise, c'est le salon de parents super cool qui laissent leurs mômes occuper l'espace. Et d'abord, qui doit le lui rappeler demain ?
Quand j'ai eu fini de délirer, j'ai enclenché le son, fort, direct dans les oreilles en dolby atmos spatialisé. Je ne savais rien d'elle, et ça n'a guère changé, j'ai suivi ce qu'elle voulait bien m'apprendre. A la première écoute ça commence de façon intrigante mais pas déroutante, on reste comme ça, curieux sans se mouiller durant quatre ou cinq morceaux. Jusqu'à Seventeen. Et là, ça heurte. Pas de façon féminine, Sharon ne m'a pas eu à la séduction. Elle m'a défoncé la tronche !

Seventeen est un hit. Quelque part dans le monde, j'imagine. En France, le clip n'est passé nulle part, peut-être que la chanson a été diffusée sur FIP, la nuit. Si vous écoutez FIP, vous me le direz. Le morceau commence de manière tendue et plate, la voix ne s'érige pas au dessus des sons électroniques, elle n'est ni majestueuse, ni flatteuse, elle ne cherche à démontrer aucune technique. Au fur et à mesure du morceau, tandis qu'elle s'adresse à elle-même, à celle qu'elle fut, je reçois une charge émotionnelle puissante comme une vague. Pas le genre tsunami qui ravage le littoral, non, une vague pour moi tout seul, une qui soulève puis enveloppe dans un bien être qui fait qu'on se fout un peu de savoir si elle va nous embarquer pour de bon parce qu'on a la sensation de toucher à une vérité universelle.
Une fois bien ravagé par Seventeen, j'ai fini le disque avec l'envie de réécouter ce morceau, impatient. Du coup, j'ai pinaillé. Un morceau pareil en plein milieu d'un disque morne. Quelle injustice ce serait. Les sons électroniques sont datés, les effets éculés, la voix est quelconque. Je sais que j'ai déjà entendu tout ça avant. Mais où ? Arrivé à la fin, j'ai remis au début en me promettant de rester concentré sur les faits. 10 titres, c'est parfait, c'est la durée qui me correspond, 40 minutes à la louche de concentration, je sais faire. Sharon ne va pas m'embobiner comme un perdreau de l'année.

Et blam, je me reprends Seventeen entre les deux yeux, choc frontal massif. Ok, elle flippe que son gamin passe par ce par quoi elle est passée. Les rues de New York, la sensation d'invincibilité qui rime avec débilité, la fugueuse de Comeback kid qui ne fugue pas, sinon dans sa tête. A moins qu'elle ait vraiment fugué. J'en reviens aux parents et à la pochette. J'ai besoin de me rassurer, je regarde wikipédia.fr. Si vous voulez ne rien savoir, faites comme moi. J'opte pour le wikipédia.us, c'est déjà mieux. Elle est du New Jersey, je me disais bien que No one's easy to love avait un petit quelque chose du Bruce Springsteen période expérimentale, Philadelphia, Missing, sa meilleure période, en fait. Elle déménage plusieurs fois entre enfance et adolescence, ok, ça fait des gosses qui ont du mal à s'attacher. Je le sais, j'en suis un. Elle part dans le Tennessee ! Pourquoi ? J'en sais rien. Wiki passe du lycée au Tennessee. Peut-être bien que c'est ce qu'elle qualifie de fugue. A moins que la fugue ne corresponde au moment où, cinq ans plus tard, elle s'enfuit du Tennessee pour échapper à une relation toxique avec un musicien de rock ! Waouh, c'est pour quand le biopic ?
J'abandonne Wikipédia tandis que Sharon s'installe à Brooklyn et prend en main son destin artistique. Je bascule sur ses premiers disques, bof. Je ne suis pas sensible à l'indie-folk. Je pense qu'il faut piger les paroles plus vite que je ne le fais et ne pas accorder trop d'importance à la musique. Cling-cling-cling. Clairement, Remind Me Tomorrow est le disque par lequel je dois appréhender l'oeuvre, elle en a sorti deux autres depuis qui méritent plus d'attention que je n'ai eu le temps de leur accorder. Faudra que j'y revienne. Avec tout ça, j'ai perdu le fil. Je suis tourneboulé. Putain, c'est quoi cette nana ? Il est trois plombes du matin et je la suis à la trace. Je renonce à contacter Gemini, nos conversations sont interminables, il est tard et j'ai besoin de réentendre Seventeen. Il commence comme Five years de Bowie. C'est la même sensation d'aspiration vers son moi profond, je suis mis à nu, percuté par la vie d'une inconnue dont je ne savais rien quelques heures plus tôt, sinon qu'elle dormait dans la carte mémoire de mon Samsung d'être humain moderne. Quelle illusion. Nous ne sommes, ne serons jamais, modernes ou futuristes, depuis qu'il s'est mis en tête de tenir debout l'être humain est régi par les sempiternels mêmes questionnements qui aboutissent invariablement aux mêmes erreurs. Je peux vous affirmer que Sharon Van Etten en sait quelque chose.
Seventeen me refait le coup, je note qu'il finit également comme Five years, d'un coup net comme un coup de sabre. Sauf qu'ensuite Bowie jouait l'aguicheuse de boulevard avec Soul love, tandis que Sharon creuse son sillon. Malibu flirte avec Lana Del Rey, You shadow joue avec les saturations. Je ne vous en ai pas causé jusque-là, mais la production est totalement dingue. Ils s'amusent avec tout ce qu'on peut imaginer, des sons apparaissent puis ne reviennent jamais, la voix se barre soudain dans un écho, les riffs de synthé se décalent imperceptiblement d'un côté à l'autre. Hands et Stay plient la boutique dans un enchevêtrement de mélodies pop toujours habillées par cette production martiale et farfelue à la fois. Le mixage ne laisse aucun répit, c'est un roller-coaster. Combien d'écoutes va t-il me falloir pour dompter ce disque ? Vais-je réussir à me l'approprier, alors que j'en crève d'envie ? J'en sais rien, rappelez moi demain.

Deux réactions à chaud. Une généralité, ton papier tombe à pic pour renforcer le débat que j’ai avec une amie et parfois aussi ma douce. Elle : J’écoute et dès la première écoute je tranche, j’aime, j’aime pas. Et je laisse tomber si j’aime pas. Moi, avec mes gros sabots prétentieux : avec ce principe je serai passé à côté de grands trucs (truc= musique mais livre et même film), réponse : avec le temps qu’il nous reste, pas le temps à longuement vérifier si cela finirait par plaire. Et moi : sauf si on a assez d’intuition pour différencier je n’aimerai jamais et je n’aime pas pour l’instant car cela m’échappe. Comme toi, je pourrai proposer ta situation que j’ai connu, un titre ou deux, suivi de réécoute intriguée, parfois en sautant les titres adorés. Plein d’autres anecdotes de ce genre sur pas mal de mes podiums.
RépondreSupprimerSharon Van Etten, « Remind Me Tomorrow » est un bon cru, je ne connais pas tout de la dame mais quelques albums qui ne m’ont jamais déçu.
« Seventeen » oui, bien sûr, ta présentation de titre en titre, je vais mettre de côté ton papier pour un prochain retour. J’ai adoré « Seventeen » mais par erreur, j’ai cru à une reprise de Stevie Nicks, quand je découvre je me renseigne peu sur le contenu sauf les titres.
Je suis pour l’instant coincé sur le dernier, couplé avec le dernier de Tori Amos.
« Portishead sans le vaporeux, Tori Amos sans la rigidité, Bjork sans le ridicule, St Vincent ! Bonne piste c'est son producteur attitré John Congleton qui est aux manettes de Remind Me Tomorrow. Je tiens un fil. Regina Spektor, Nelly Furtado, Trip Hop, tout ça, mais en plus...en moins...en mieux. Plus sale, plus urbain, plus Brooklyn. »
Je retiens quelques références, je m’insurge contre le portrait de Bjork, trop réducteur et je m’oppose à l’idée que madame Amos aurait des compositions rigides. Je suis au bord d’un papier sur son dernier couplé avec ses reprises de musique classique. Rigide…. Pffffff….
Je ne suis pas à une virevolte près, je me parjure régulièrement, mais jamais je ne me contredirai sur le fait que Bjork est ridicule ! Bjork est l'incarnation du ridicule ! Ce qui ne l'empêche pas (je me retiens de conjuguer au passé) d'être occasionnellement capable de faire de la musique intéressante, voire essentielle (mais là, il faut vraiment conjuguer au passé lointain -je soumets la création de ce nouveau temps au Bescherelle)
SupprimerStevie Nicks m'est venue à l'esprit également, c'est une boite de Pandore ce disque.
Tori Amos et rigidité ne vont pas ensemble ? Je n'irais pas jusqu'au graveleux pour te contredire )))
Ah j'avais pas lu ça.. du coup je suis à la bourre, mais content de pouvoir lire ça sur Bjork.. ja lâche totalement en mode Pinder. En vulve géante, elle me fait penser à Katerine avec son sgueg à la place du pif, peu importe la pancarte ou pas, je prends la poudre.. sans dézinguer, je fuis.
SupprimerJe ne te remercie pas de m’avoir remis en mémoire katerine et sa bite nasale )) Pourquoi on nous inflige ça ? 😆
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
SupprimerMoi aussi je fuis devant ce sale sgueg à la place du pif d’Angine de poitrine qu’on essaie de me faire aimer au forceps
SupprimerJe m’étais fourvoyé avec son weird folk à une époque où le boisé de ces sirènes avaient raison de mon âme perdue. Marrissa Nadler la sirène mère. C’était en 2009 avec « Because I was in love ». Puis tout le monde en a parlé avec son « Tramp ». Son électricité avait ajouté mais aussi éloigné un peu de l’orée des bois. La modernité du sublime « Are we there » avait tout scellé.
RépondreSupprimerSinon, bah voilà ma connerie… je me suis arrêté là .. pourquoi ?? du coup j’embraye et je déboule dans cette chambre explosée. Et je vais même aller plus loin. Son truc 2022 n’a pas l’air dégueu (ehh..elle revient vers Marrissa 😊). Je vais en rester là, le 2025 à l’air chelou.
Et puis rien à battre, moi j’y vais à la séduction, on va pas s’en priver.. faut la voir chanter « Trouble » dans l’église.
Merci pour « Remind me Tomorrow ».. titre approprié du coup. De Lana à Yoko ??!! tu pousses un peu.
Marrissa Nadler, je vais écouter, je viens de localiser ton papier. Are we there j'y ai entendu quelques raisons d'y revenir, mais tout le reste avant n'est pas pour moi, faut pas déconner, si elle ne veut pas faire d'effort, je ne vois pas pourquoi j'en ferais.
SupprimerLe cru 2022 a l'air vraiment bien et en effet le 2025 est peut-être un peu trop polishé pour être honnête, mais je n'ai pas de grief catégorique, donc je vais déjà prendre le temps d'user Remind me tomorrow et ensuite je verrai si je dézingue celui-là.
Lana, elle y est un peu quand même sur Malibu, la Lana d'Ultraviolence, mais si. Yoko, t'as raison, Sharon a d'immenses qualités, mais la marche est encore trop haute pour elle. Par contre le Ringo beat du Plastic Ono Band de feu son mari, il y est (et pas que sur I told you everything, sur Seventeen aussi))
J’ai écouté Marissa tartampion et je dis non, non, non, non, non )) Malheur, c'est une lymphatique accro au tramadol, aucune aspérité, que du beau. Quel ennui. Elle foire même sa reprise de I started a joke !!!
SupprimerYoko ! Je t’aime !!!
J’ai le 2025 dans les oreilles, il est bon ! Reviens-y. Y a même un morceau qui pourrait être un bon morceau des B52’s.
SupprimerOk, c’est pas investi comme Remind me, mais on ne va pas lui reprocher d’être heureuse, peuchère ))
🤣🤣 jmen doutais. Du coup jme la garde pour moi solo.. surtout les 1er, dans la forêt.. tiens je l'entends là.. tu vois un peu le tout début de Sharon. Bon..b52, c'est pas l'hameçon que j'attendais..mais je vais y aller.
SupprimerEh, sinon, le Remind.. j'ai craqué total sur "No one's easy to love".. les accords..et gros son. Même si du coup, elle ne vit plus dans la forêt.
SupprimerNe t’en fais pas trop, B52’s c'est une vision de l’esprit )) L’album est moins torturé, on la sent bien dans sa peau, je craignais que ça se traduise par de grosses ficelles pop, ce n’est pas le cas. Je pourrais dire qu’elle flirte avec une formule, ce ne serait pas mérité, pas totalement faux non plus. Peu d’artistes parviennent à se maintenir au même niveau de créativité après un album du calibre de Remind me tomorrow.
SupprimerPas mal le coup des B52, un "pas content" à trouver qu'elle retrouvait ce qu'il y avait de plus mauvais des années 80. La référence est valable, le jugement lui est subjectif, j'ai pensé à CARS ou MOTELS, mais en fait en ayant grandement conservé l'esprit de ses compositions passées, cela n'a rien de faisandé et ses virages musicaux sont plus abordables que PJ Harvey (Faudra que je m'y colle un de ces 4)
SupprimerTiens "Season Of Glass" qui ressort?
C'est ce que j'entendais par des sons éculés. Il y a ce bref passage de synthé qui revient à deux reprises pendant le pont de Seventeen (durant lequel elle est sur un pont dans le clip, ce qui montre qu’elle a de la suite dans les idées) qui paraît venir de Baby Jane ou d’un hit du genre. A la différence que dans son cas ça nourrit sa narration comme un écho fantomatique de ses 17 ans plutôt que d’être utilisé en argument de séduction des masses.
SupprimerSon dernier album reprend cette façon d'utiliser les sons du passé comme des citations furtives. D’où ce name dropping auquel chacun amène sa liste sans qu’elle soit précisément exact.
Le résultat garde sa pertinence parce qu’il est dominé par la personnalité de Sharon Van Etten et désacralisé par son approche kaléidoscopique.
Reste qu’il y a une notion de saut dans l’inconnu dans Remind me tomorrow qui s’est transformé en jeu dans SVE & The Attachment Theory. Du coup, je vais me remettre sur les rails et écouter l’album de transition entre ses deux là.
Season Of Glass est un chef d’œuvre magistral, le jour où le monde va s’en apercevoir plus rien n’aura de sens.
Totale découverte 😵 Mais les synthés, c'est pas trop mon truc... pourtant, suite à ce papier des plus enthousiastes, j'me suis risqué à l'écoute. Et je dois bien avouer qu'il y a quelques trucs intéressants. À commencer par la voix de la dame. Sorte de Bono féminin avec des réminiscences de Bowie, Springsteen et de Chrissie Hynde.
RépondreSupprimer"Seventeen" est effectivement séduisant ; y'aurait comme quelque chose de profond qui ne laisse pas indifférent. "No One's Easy to love" est pas mal du tout. J'aime bien "Malibu" aussi.
Du coup, j'ai poussé la curiosité sur son album de 2025, "Sharon Van Etten & the Attachment Theory", qui semble plus en phase avec ma sensibilité 😁
Après, p't-être que j'écouterai un Tori Amos 👍😊
Vise bien pour Tori Amos, tu peux trouver ton bonheur, comme être un brin desarçonné, ses albums se suivent sans se ressembler
SupprimerMerci pour la découverte.
RépondreSupprimerSeventeen utilise le même procédé narratif que David Damiano avec The first time. Tendu en crescendo et j’adore plus plus. J’ai beaucoup accroché aussi avec You shadow, un peu moins avec les autres autour que je trouve trop down, mais c’est encore tout neuf pour moi, l'écoute en fera son affaire.
Les chansons séduisent une après l'autre, au final aucune n'est aussi hermétique qu'il n'y parait de prime abord. Je sens que l'envie d'en dire plus sur Damiano pourrait réactiver un blog en sommeil depuis trop longtemps
SupprimerMerci de m'avoir donné l'envie de reprendre le fil de sa discographie abandonné de longue date ...
RépondreSupprimerTout le monde la connaissait sauf moi ))) Tant mieux parce que je n'aurais pas accroché aux albums précédents et du coup surement raté celui-là.
SupprimerJ'ai croisé ce nom plusieurs fois, récemment, j'ai pas fouillé parce que je suis feignant, branleur, et pas forcément fan de voix féminines. Là je me suis bougé le cul (ce que tu me fais pas faire ...) et j'ai foncé sur Seventeen. Un truc m'a sauté aux oreilles, le tchac à la Weinberg sur les premiers temps (ouais, non, j'y connais rien à la batterie), la deuxième voix (à la tierce ? à la quinte ? au full aux as par les rois ?), bref, Springsteen. Et en plus ça rime. J'étais persuadé que c'était passé entre les mailles de ton name-dropping mais avant de faire le malin je t'ai relu (ce que tu me fais pas faire...) et il est bien là, un peu perdu ceci-dit. Comme moi d'ailleurs, je sais plus où je voulais en venir, bref ...
RépondreSupprimerSinon concernant l'indie-folk j'ai un truc : certes les lyrics sont ''primordiaux'' mais si tu les chopes pas et que la chanson te plaît c'est gagné. Dylan aurait pas vendu un disque en France sinon.
Lui filer le Prix Nobel, là par contre ...
C'est ça, la chanson. Quand je me mets au folk, il me faut la chanson ou au minimum le gimmick comme Dylan sait si bien le faire avec un simple do you Mister Jones. Le soucis c'est que la plupart oublient cette étape.
SupprimerSpringsteen, c'est un calvaire. Déjà qu'il est dans tous les documentaires, il faut en prime le citer dans la moitié de ce que je chronique. Comment un type qui a enregistré si peu de bons disques peut avoir eu un tel impact ? Fascinant.
Le Nobel à Bobby, je ne suis pas contre dans la mesure où je suis contre tous ces prix à la con. Faut voir qui était en lice en même temps que lui, mais il pèse quand même lourd dans la balance. Et puis ça fait au moins un mec que je connais dans la liste des lauréats ))
Bonjour Hugo
RépondreSupprimerJe n'ai pas du tout aimé l'artiste dont tu parles.
Du coup j'écris sur autre chose.
Marseille, la Méditerranée, le soleil ☀️☀️☀️
Julien
La tournée de cafés au panier
RépondreSupprimerUn jour, il m'est arrivé une aventure
J'ai terminé la soirée au panier de Marseille
À l'époque au tournant des années 90 et 2000 le panier de Marseille était le quartier le plus pauvre du Centre ville de Marseille
Pourquoi avons-nous fini là ?
Je crois que c'est à cause de moi
Je suis nul avec le nom des rues aussi je vais essayer de vous expliquer
À Marseille, quand on descend la Canebière
Et qu'on arrive sur le vieux port, on a la Mer en face
Il y a alors un quai à droite et un quai à gauche
Pour plein de raisons j'ai toujours préféré le quai de droite au quai de gauche
Sur le quai de gauche c'est rempli de touristes et de commerçants qui pensent qu'ils peuvent tout obtenir avec de l'argent
Sur le quai de gauche, il y avait le trolleybus où j'étais systématiquement refoulé au prétexte que je portais des jeans 👖👖👖 troués
Quand je suis arrivé à Marseille, mon Oncle pied noir jl m'a invité à manger dans une brasserie sur le vieux port. Elle était sur le quai de droite et on y mangeait un excellent aïoli.
Je m'arrête là
Julien
Le trolleybus avec ses terrains de pétanque, c'est pas tout jeune. Quai de droite à part aller à la mairie sinon tu finissais obligatoirement au Panier. Y avait le bar des 4 vents (ou 36 ?) et aussi un minuscule bistrot dont le propriétaire ne quittait jamais le bar, fallait aller se faire servir. Le pastis remplissait le verre, on les buvait au glaçon, pas la place pour mettre de l’eau ))) Mon frère y a habité un moment dans un immeuble déglingué où la douche servait aussi de wc. Toute une époque.
SupprimerOh que Oui !!!
SupprimerJulien
Et le bar du bas de la place de lanche avec la sciure par terre et le patron à la raimu ???
SupprimerJulien
Il était en contrebas dans un espèce de passage étroit en béton qui montait vers le panier. C’est peut-être celui dont tu parles, c’était minuscule et le patron était vraiment genre Raimu. Tous ces petits bistrots de quartiers où on se fendait la gueule rien qu’en écoutant les commentaires me manquent, il y avait un bar des supporters de l’OM entre préfecture et cours Lieutaud, les débriefs de matchs devant téléfoot étaient à pisser de rire ))
SupprimerAvec les vieilles photos du stade à l'époque où c'était un vélodrome !!! Julien
SupprimerOn pouvait Y acheter les cigarettes à l'unité !!! Julien
SupprimerC'était mieux que de devoir aller à Noailles prendre des mauvaises contrefaçon de Marlboro. Julien
SupprimerLes clopes à l'unité c’était du social pour de vrai et la kémia aussi
SupprimerBref, on s'est retrouvés à deambuler dans le panier en début de matinée et on s'est assis dans la salle d'un café
RépondreSupprimerNous étions 4
La Marion du Faouët bien sûr, deux mecs et moi.
On a bu un café et au moment de payer
Comment vous dire aucun d'entre nous n'avait d'argent
Le cafetier a été plus qu'aimable puisqu'il nous a permis de partir sur la promesse que nous reviendrions le payer.
De mon côté, j'ai été fauché longtemps
Nous lui devions 10 ff soit 4 fois 2.5 ff
Un matin, je suis repassé au café
Ce n'était pas le même cafetier et je lui ai remis les 10ff
Il m'a dit qu'il n'y comprenait rien
Mais j'ai insisté
J'ai remis la pièce et je suis parti
J'ai alors pris le temps de réfléchir et je me suis dit
C'est vraiment un truc à emmerdes de partir d'un bar avec une dette surtout au panier
En dehors de la Marion que j'aimais et que j'aime encore les deux mecs avec qui j'étais au bar étaient vraiment des vies inconscients
Depuis je retourne régulièrement au panier la tête haute et très fier de moi
Vous me direz à 10 ff il n'y a pas de quoi se vanter.
Détrompez vous.
Julien
C'est un peu avant ou un peu après que j'ai vu Axel Bauer en concert au J4 dans le cadre de la tournée des plages Ricard
RépondreSupprimerPour ceux qui ne savent pas, le J4 jouxte le panier à Marseille
La première partie c'était Nuttea
Tous les mecs du panier étaient descendus
Ils se sont foutus de la geule d'Axel Bauer pour plein de raisons
Ils n'écoutent que du rap
Axel Bauer est européen
Ils n'aiment pas le Rock
J'étais venu voir axel Bauer pour plein de raisons également
J'aime Axel Bauer
J'adore sa chanson éteins lumière
Ce mec est un authentique guitariste
Bref tout a foire
De toute façon personne ne mettait les pieds au J4 à l'époque en dehors
Des Arabes musulmans qui s'y crachaient pour boire de l'alcool
Des mecs du panier
Et de moi en l'occurrence
Bref, axel Bauer a passé une sale soirée
Je pense que son orgueil a du en prendre un coup
Pourtant le concert était gratuit
Je veux dire c'est encore mieux de se battre pour un truc insignifiant, pour rien !!!
Julien
Pour l'anecdote, longtemps après j'ai écouté la reprise de son alone de Johnny thunders par Axel Bauer sur internet
RépondreSupprimerJ'adore cette chanson et j'adore la reprise qu'en a faite Axel Bauer
J'ai laissé un commentaire sur youtube où j'ai évoqué le concert au J4
Il a été supprimé !!!
Julien
J’adore ce morceau, je n’ai jamais compris pourquoi il n’a pas mis la version ajoutée plus tard en bonus sur le cd de So Alone à la place de Downtown
SupprimerLes femmes en colère
RépondreSupprimerIl y a des mecs qui aiment les Jolies filles
Il y a des mecs qui sont fetichistes des jambes, des poils de tout ce que vous voudrez
Moi, j'aime les femmes en colère
Je ne sais pas comment l'expliquer
Enfant déjà je me souviens que ma mère avait mis une série de claques à mon frère
Et j'étais resté bouche bée sans réagir
Au lycée, j'avais triché au Monopoly juste pour énerver C et la voir en colère
Je ne le savais pas mais j'étais amoureux
Je portais vous dire que je n'aime pas voir les filles pleurer et tout ça
Ce seraient de gros mensonges
Je ne sais pas comment l'expliquer
Je trouve qu'il y a une vérité dans la colère des femmes
Prenez les mecs ça bascule vite dans la jalousie ou la violence
Il y a une raison et un exutoire
Chez les femmes c'est un truc animal qui ne s'explique pas
Ça tombe bien
M est colérique
Julien
Tout ça pour dire que Sharon Van etten ferait bien de s'énerver un peu
SupprimerC'est pas avec des reprises de Morrissey que ça va le faire
Même si c'est très joli 👍👍👍
Pour l'instant je préfère Kate Bush qui reste no control !!!
Julien