lundi 31 mars 2025

SuBWaY To HeaVeN → UmMaPiNK GuMmafLoYD



Pink Floyd est parmi les rares groupes anglais à avoir perduré tout en ayant foiré les sixties, mieux que ça, ils en sont sorti éreintés et amputés. Woodstock, Monterey, Isle de Wight se font sans eux, trop occupés qu'ils sont à vivifier l'underground en s'affichant au festival Actuel, à Amougies, aux côtés de Frank Zappa. Un contretemps apparant qui leur sera utile bien plus tard pour nourrir une crédibilité de précurseurs du mouvement alternatif. Avant que Roger Waters ne se charge de ruiner cet heureux hasard en cumulant les dérapages médiatiques. On n'en est pas là, si jamais on y arrive. 

Donc, Pink Floyd se ramasse dans les sixties, ce qui n'empêchera pas le bric-à-brac de A Saucerful Of Secrets d'offrir aux Chemical Brothers le gimmick tubesque de Block rockin' beats, piqué à l'intro de Let there be more light, tandis que le black metal avant-gardiste revendique avoir puisé ses racines putrides dans Set the controls for the heart of the sun. Pas mal pour un disque en grande partie lamentable. Je rappelle, si besoin, que le concept de cette rubrique est de désigner un disque et un seul, raison pour laquelle j'évite consciemment d'évoquer leur premier album, celui avec Syd Barrett, sonnez trompettes, résonnez musettes. Il ne me vient pas une seule seconde à l'esprit de ne conserver que lui. 


Pink Floyd entame la décennie suivante par une ribambelle d'enregistrements foireux en signant ou apparaissant sur les médiocres More, Zabriskie Point et Obscured By Clouds qui leur valent un culte aussi instantané qu'indéboulonnable. Des disques que tous les hippies du monde vont mettre un point d'honneur à posséder. Le son des communautés se trouve ici. Shiloms, trous dans les tapis, pubis qui grattent, bouffe macrobiotique, le bon temps en somme. En parallèle de quoi, ils gravent Ummagumma, disque mystère s'il en est. D'abord, un album live fantastique d'intensité, indispensable, ensuite un album studio divisé en quatre compositions solo qui me fait dire qu'ils ont bien fait de se réunir en groupe. Attention néanmoins, Ummagumma pourrait très bien être l'élu de cette rubrique. Il est celui vers lequel je reviens le plus souvent et pas uniquement pour le live. Il y a quelque chose de fascinant dans les quatre facéties de son disque studio. Une dissociation des éléments qui préfigure les isolated tapes. On peut faire son propre morceau de Pink Floyd en mixant les pistes. Je colle la mouche sur le solo de Nick Mason et c'est un univers de possibilités qui apparait. Hum, je note l'argument sur mon carnet et je reprends la route, again. 

D'autant que c'est ici que ça devient primordial. Parvenant à se discipliner un tant soit peu, Pink Floyd signe dorénavant des disques qui se tiennent de l'entrée au dessert. Ou du tofu au space cake pour rester dans le contexte. Atom Heart Mother, Meddle, Dark Side Of The Moon, Wish You Were Here, Animals, The Wall, excusez moi du peu. 

J'attaque la falaise de front et je disqualifie Wish You Were Here et The Wall. Le premier parce qu'il est intolérablement amorphe. Après l'inventivité de Dark Side Of The Moon, il se contente un peu trop visiblement de passer les plats. Le second, parce qu'il doit autant à Bob Ezrin, si ce n'est plus, qu'à Pink Floyd. Cette fois encore, le groupe recycle pas mal d'idées déjà entendues, notamment dans Time. Ça reste un bon disque, carrément génial par instants, mais ruiné comme la majorité des productions Bob Ezrin par un final qui pèse trois tonnes. Le type est un producteur de génie, je suis le premier à l'affirmer, il faudrait juste lui interdire de composer. Enfin, j'en sais rien, je l'ai peut être trop écouté. En plus d'avoir vu le film plus de fois que raisonnable. A l'opposé, Animals est celui que j'ai le moins usé. Jamais compris comment les critiques peuvent le désigner comme étant le plus violent, il m'ennuie. Je lui reconnais plus de qualités qu'à Wish You Were Here, c'est déjà ça. 


Ce qui me laisse avec Meddle et Dark Side Of The Moon d'un côté et Atom Heart Mother de l'autre. Objectivement Meddle est le meilleur des trois. Il a quasiment le son spatial de son compère, tout en conservant une dose de vitriol héritée des champs de boue de Belgique. Je me comprends. J'imagine qu'il serait de bon ton de démonter Dark Side Of The Moon, mais je l'aime ce fichu disque. Si seulement sa face B ne se cassait pas la gueule. Qui est allé coller ce saxophone sur Us and them ? Qui ? Déjà que le morceau ne vaut pas un clou, le saxophone le crucifie pour de bon. Et torpille la dernière partie de l'album au passage. D'ailleurs, il torpille aussi l'album suivant. Donc Dark Side Of The Moon qui jusque là était parfait, groovy, puissant, audacieux, n'évite pas l'écueil de la condescendance. Us and them le fait ressembler à un album des Rolling Stones, ce qui dans le cadre qui nous réunit ici est d'une vulgarité disqualifiante. Avantage Meddle. Et c'est là que je dégaine Atom Heart Mother. L'album Marseillais, celui des ballets de Roland Petit. L'album symphonique. Même écueil cependant, une première face intouchable, ma préférée de leur discographie, et une autre de remplissage insignifiant. S'ils s'étaient moins dispersés sur des B.O à la con, les temps forts égarés sur Obscured By Clouds et More en auraient fait un authentique chef d'oeuvre. Du coup, je m'évite de passer l'éternité en tête à tête avec une vache.


Revoila Meddle qui me fait du gringue. C'est vrai qu'il est fortiche. One of these days est un hard rock comme le groupe aime en placer en ouverture d'album, une habitude qui perdure depuis Lucifer Sam. Le contraste avec A pillow of winds tient du grand écart, Gilmour s'éclate à la slide sur une ballade folk un brin trop longue. Je me serais passé de la chorale lourdingue des supporters de Liverpool maladroitement placardée sur Fearless, encore une idée qui refera surface sur The Wall. Mais comme je suis de ceux qui trouve Seamus sympathique et que San Tropez est une agréable ritournelle, la face passe le cap sans encombre. Les ballades à l'anglaise, niaises et bucoliques font leur dernier tour de piste, plus jamais Pink Floyd ne sonnera aussi dépouillé. Raison de plus pour ne pas faire la fine bouche. Et comme Echoes fait de Meddle leur seul album qui ne part pas en sucette avant la fin, on est proche du sans faute. Il lui manque pourtant la sauvagerie du live de Ummagumma et les hallucinations expérimentales de son versant studio. Meddle est un disque conventionnel, typique du rock anglais de ces années là. Un disque comme Queen en fera, une pièce maitresse, un rocks ou deux pour renouveler les setlists, des ballades et des fanfreluches. Ummagumma est d'un tout autre calibre, ce titre, cette pochette, ces photos en noir et blanc crado, cette blonde vaporeuse, Pinocchio, les lutins et ces quatre types qui s'affichent drogués jusqu'aux yeux. Ummagumma fout les miches. Le genre de disque qui résonne comme un conte sordide dans un crâne d'enfant. C'est qu'il y en a des surprises sous cette drôle de pochette. The Narrow way de David Gilmour préfigure Led Zeppelin III (qui sortira un an plus tard) tout en faisant le lien avec les expérimentations sonores de l'underground anglais (Ash Ra Tempel) et allemand (Amon Düül), tandis que sa partie finale pose les prémices de ce qui sera bientôt la marque de fabrique du groupe. Nick Mason parvient à agencer son solo de percussions de manière à ce qu'il ne reste pas sur l'estomac, ce qui est une sorte de miracle pour qui a fréquenté les live des années 70, largement complaisants en la matière. Ce sont finalement Richard Wright et Roger Waters qui trébuchent. Le premier vise trop haut et se heurte à ses limites, tandis que le futur leader maximo s'empêtre dans du folk champêtre agrémenté de gadgets dispensables, avant de lâcher la rampe avec Several species of small furry animals gathered together in a cave and grooving with a pict, un collage qui démontre l'utilité du Two Virgins de John & Yoko sorti l'année précédente. Pas de quoi trucider sa grand-mère, peut-être, seulement voilà, il y a le live. Les hurlements de Roger Waters sur Careful with that axe, Eugene, les cisailles vitriolées de David Gilmour sur Astronomy domine. La violence de la scène londonienne n'avait jamais été captée de la sorte. Se sentant menacés sur leur terrain, les Who s'empresseront de sortir Live at Leeds quelques mois plus tard. Il y a aussi Set the controls for the heart of the sun, clavier oriental et percussions maléfiques que Bob Ezrin, déjà lui, refourguera à Alice Cooper dès Love It To Death (black juju) et souvent par la suite. Il y a A saucerful of secrets, treize minutes de torgnoles qu'on dirait inventées pour moi. Treize minutes de tragédie grecque, d'opéra intersidéral, de péplum wagnerien. De grand n'importe quoi, si vous voulez. N'empêche que. C'est beau, c'est ravageur, libérateur, ça s'écoute à fond et ça dit merde à tout. Y compris à Meddle. Qui a prétendu que Pink Floyd avait foiré les sixties ? Ummagumma sort en novembre 1969 et change la donne. In extremis.

Hugo Spanky

Ummagumma

20 commentaires:

  1. Une opinion fortement intéressante dans laquelle je me retrouve beaucoup même si je retiendrai au final plutôt Meddle à Ummagumma mais pas de beaucoup j'avoue.

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    1. Je me suis décidé pour Ummagumma en écrivant le dernier paragraphe. Je me suis trituré les méninges comme jamais depuis que j'écris cette rubrique. J'avais réécouté tous les albums, puis ces deux là encore et j'ai encore remis Ummagumma avant de publier. Mais y a rien à faire, le disque live est trop balèze. Musicalement, il est incroyable à tous niveaux. L'influence qu'il a eu sur le rock est dingue en terme de musique, et c'est aussi l'un des premiers live de l'histoire avec Get Yer Yaya's Out. Meddle est vraiment bon, mais objectivement il n'y a que Echoes qui aurait pu me faire basculer pour lui.
      Je dois aussi dire que je suis friand de musique expérimentale, j'aime écouter des trucs auxquels je ne comprends rien. Et pour ça, le disque studio est un sacré client )))
      En tous cas, bienvenue par ici, Jay et merci d'avoir partagé ton avis.

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  2. J'ai adoré la dissolution (souvent méritée) du Floyd dans l'acide de ton écriture, et suis d'accord avec ton trio de tête.
    Après l'affectif d'un de mes premiers vinyles pour exploiter mon clinquant électrophone mono, la qualité de cette face entière de bonheur beaucoup plus usée que l'autre, me poussent vers Atom.
    Ummagumma reste un truc encore surprenant à l'écoute, un monde à part, marqué par la qualité de l'enregistrement et un lyrisme plus introverti. Bon me voilà reparti pour poser Umma sur ma toute nouvelle platine...

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    1. Atom heart mother, le morceau, c'est leur sommet. Je l'écoutais pas plus tard qu'hier soir à fond dans le casque. C'est toujours le même frisson quand les cuivres lancent le morceau. Sublime. Et les voix, magnifiques. Hélas, le reste du disque est ignoble.
      Tu te rends compte qu'en 1973, l'ORTF avait diffusé des extraits du ballet dans tout un paquet d'émissions y compris le journal. On était biberonné à une bonne source, ça a dû imprégner nos mémoires reptiliennes. Imagine un peu l'impact sur les familles qui voyaient débouler ça en plein repas. Surement de là qu'est née l'expression populaire être un pink floyd )))
      https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/paf05006266/les-pink-floyd

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  3. Mon père (né en 1923) bizarrement ne détestait pas ce morceau, surtout à partir des cuivres ... De la à lui passer Ummagumma !

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    1. Désolé pas signé, Sorgual

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    2. Pink Floyd doit atteindre des zones de sensibilité insoupçonnées, le mien (1934) arrivé à la retraite s’était découvert une passion pour The Wall et la VHS du concert à Pompeï. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

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    3. En parlant des cuivres, je trouve une similitude d'ambiance avec l'overture de Tommy. Un disque paradoxalement très vite daté, presque dès sa sortie en fait, mais qui me semble être à la base du mouvement progressif des années 70 dans ce qu'il a de plus sombre et des ambitions symphoniques qui sont parfois allées avec.

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  4. Un chouette papier qui va rejoindre … Bon, Ummagumma pour ce que je l’écoute, époque Vinyle c’était le live. Tu me donnes envie de tester à fond une fois de retour dans ma cabane musicale, la liste de ce que je me suis promis s’allonge dangereusement. Par revanche en contre l’autre disque je le passais seulement à des « adultes » pour démontrer que Pink Floyd faisait de la belle musique, histoire de ?? me dédouaner. Mais je l’ai peu écouté. Encouragé par ton papier, « Sysyphus » je me demandais une forte influence pour Tangerine Dream ? Mais je ne les connais que depuis 1975, donc je me trompe peut-être. Sinon ? J’ai survolé le reste pour tenter de grapiller des souvenirs… sans résultat, j’ai dû peu écouter.
    Meedle, Darks, Wish j’ai usé, en gardant une tendresse pour Wish puisque acheté à sa sortie, important pour le racontage.
    Et maintenant Atom, le titre je l’utilisais pour un spectacle de famille de marionnettes avec mon frangin et mes petits-cousins comme spectateurs. Une histoire improbable de chevalerie avec des apothéoses dans les grands moments musicaux. Je sortais même du décor pour jouer le rôle d’un dieu… Bon, j’écourtais les parties avec le radio K7 en faisant avance rapide.
    The Wall ? Je ne l’ai pas en vinyle, stoppé net avec Animals sympa mais au son plat. The Wall, avec nos échanges il a pris une autre place maintenant. Et Animals, enfin, avec du son dans le dernier remix de remix. Le son « star wars » si tu te souviens… He oui, les souvenirs de blogueurs de presque longue date…

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    1. 15 ans ici et 3 ou 4 ans sur myspace avant ça, on mérite la médaille du presque longtemps ))
      Le second disque d’Ummagumma, c’est simple, pour l’apprécier au mieux il faut écouter le premier avant. C’est sûr que niveau son c’est la bataille des Ardennes plus que star wars, mais bordel ce qu’il déboîte. Après un tel déboulé tu crains plus rien )) Avec Ummagumma tu sais pourquoi t’es là. J’écoute pas Pink Floyd pour accompagner la limonade sous la tonnelle, y a Dean Martin pour ça. Dans mon esprit, Pink Floyd est expérimental, je veux entendre des sons qui dérangent comme dans Hawkwind. C’est le reproche que je fais à Wish you were here, il est confortable, c’est leur disque morphine. C’est la période décrite dans The Wall, succès, shoot et psychose. En écoutant les disques sortis entre disons 1967 et 1980, on peut quasiment à chaque fois deviner à quoi les mecs carburaient en les enregistrant. Ummagumma c’est LSD et gros pétards, Dark side cocaïne et gros pétards. The Wall c’est pharmaceutique.
      Il y avait cette notion chez Pink Floyd, le côté défoncé incarné principalement par Gilmour et que le cynisme de Waters a ramener à une analyse psychiatrique à partir d’Animals. Psychanalyse des effets du système sur le peuple puis avec The Wall du système sur l’individu. Avec le même constat, tu te soumets ou tu péris.
      Sur la lancée, je me suis replongé dans The Pros and Cons of Hitch Hiking, il est vachement bien. Avec Clapton dans le rôle de Gilmour, ça le fait. Je ne l’avais pas sorti depuis un bail et il a bien vieilli. Le seul reproche que je lui ferais c'est la voix de Waters qui n’a pas les qualités requises pour être seule sur la durée d’un album. Il met des choristes, mais c’est quand même sur ce point que Wright et Gilmour manquent le plus. C’est aussi vraiment sur les albums de Pink Floyd à partir d’Animals.

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    2. j'oubliais les amphétamines pour Ummagumma live, les incontournables pillules de la scène londonienne, ça s'entend diablement sur le jeu de Gilmour pendant astronomy domine. Ses cordes ne devaient pas faire long feu ))

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  5. Mort de rire, je lis le sax sur « Us and them » et je me disais la même chose. C’est un truc à la Wright ça, il est bien gentil mais il me fait pense à Wolly des BJH par exemple. Ça fait BO de film de boules, je me souviens zapper cette chanson très souvent, bref. J’ai un cursus de dingue avec ce groupe, et pour aller direct, je vénère au-dessus de tout le double « Meddle/ Atom.. », indissociables, je les ai découvert ensemble (location bibli et enregistrement sur la même cassette sans les pochettes..). Je les ai assimilés ainsi. Je sortais de ma grosse découverte du groupe avec Money/Wall, 13 , 14 ans.. Et puis le choc qd je suis tombé sur Ummagumma, rien compris, j’ai mis de côté pour qd je serai adulte. Et ça a pris de ouf.. genre 10, 12 ans après (comme la période Syd d’ailleurs). Seul hic, je suis toujours déçu par les live simple album, c’est du vol, on ampute. Un double live ça m’aurait bien plu, un truc épais, intégral, avec la même année, un simple, le studio d’Ummagumma.
    Bon, tu connais mon côté bon publique, je ne suis aucunement sévère avec More/Obscured, je ne les écoute pas comme des BO, mais « Cymbaline », « Fre four »..j’adore. D’ailleurs, il suffit d’écouter le double live reprise de Mason2020 qui tape dans Obsured.. et aussi « The Nile song ».. et me dis pas que tu n’aimes pas ce Live at the Roundhouse… « Chilhood’s end » est une tuerie.
    « Animals » .. j’ai une belle histoire avec cet album, il ne m’a jamais lâché et revenu plus encore avec les réédition récentes. Pochette, son, contexte, même les morceaux du studio à venir proposés pdt la tournée de Wish (quand ils avaient un autre titre).
    « Final cut » n’est pas dans ton top album ??!!! 😊)))) Qd j’aimais pas l’école, au collège, je fondais dans The Wall, j’avais de la viande hachée dans le cerveau. Alors normal, Waters en drapeau, autostoppeuse et Final cut. L’a fallu murir un peu pour prendre du recul et voir cette tète de pioche autrement.
    Bref, j’injecte toujours de l’air chaud dans la baudruche, pour l’anecdote, on m’a offert le vinyle The Wall à Noël.. jamais je n’ai eu cet opus que j’ai vénéré sur ce support-là !!! Tiens..j’ai pas Ummagumma non plus, c’est quand mon anniv ??

    « Atom/Meddle »… plus que tout et définitivement. Charlu

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    1. Malheur. Mockingbird ! C'était le mal cette chanson 😂 Tout BJH d'ailleurs. Je préfère l'oublier à nouveau. Reset, reset, reset.
      Et donc Meddle/Atom qui vont si bien ensembles que je les aurais fusionnés si Pink Floyd m'avait demandé mon avis (c'est humainement possible, je savais parler quand ils sont sortis)) Imagine un peu, Atom heart mother sur une face et Echoes sur l'autre. En serrant un peu on pouvait même caser One of these days en intro d'Echoes. On tenait un chef d'oeuvre. Et j'aurais été d'accord avec ton choix.
      Un double live Ummagumma, je suis pour, quoiqu'ils ont ajouté Interstellar overdrive sur une réédition et finalement ça perd de son impact. En simple comme il est, il fait penser à live at leeds. Blam ça déboule et basta. Je suis quand même déçu par l'absence de bootlegs sur le sujet. J'en ai repéré un capté en Italie mais ils ont coupé les morceaux pour en rentrer plus sur le vinyl. C'est bien les italiens, ça (coucou Antoine)).
      Ah, The Final Cut, je suis étonné qu'on ne me l'ait pas sorti avant, comme quoi ça choque personne si je le considère comme un album solo de Roger Waters. C'est que ça doit être vrai. Et je lui préfère The pros and cons of hitch hiking avec Clapton à la six cordes. Remarque j'aime bien Not now John et l'album passe pas trop mal dans l'ensemble, mais Waters est chiant sur la longueur, trop récitatif. Il s'en sort mieux sur the pros and cons...
      C'est compliqué ces chanteurs qui n'en sont pas. Pete Townshend s'en sort remarquablement. J'adore sa voix, peut être une de mes préférées. Je la préfère à Daltrey. Daltrey chante mal à partir de By Numbers. Pas mal, mais avec trop d'emphase, ça tue la hargne naturelle des Who. Et en solo, c'est pire. Alors que Townshend à la voix hérissée. Fin de l'aparté.
      Roundhouse, je le connais pas. Nick Mason sans les autres ? C'est culotté. Je vais écouté. Je ne dénigre pas tout d'Obscured by clouds et More, c'est inconsistant et enregistré par dessus la jambe. Des bouts de jams, des traficotages studio. C'était immédiat et à consommer pareil. Je comprends le succès qu'ils ont eu auprès du public hippie, j'en ai connu de cette génération et il n'y avait pas tant de disques que ça dans cet esprit là. C'était en quoi, 71 ? 70. Même ensuite il n'y en a pas eu tellement si tu regardes bien. Sauvages comme ça. C'est vite devenu un repère de musiciens de conservatoire avec des ambitions classiques ou Jazz. Autant de trucs que Pink Floyd n'avait pas (Ok Wright par moments), eux étaient ancrés dans le Rock. Ummagumma, More, Obscured by clouds, Pompeï, c'est plus proche de Deep Purple in rock, Hawkwind et Live at Leeds que des Moody Blues ou BJH )))
      Animals, oui, bof, je sais pas. J'ai un dossier avec tout un tas de prises alternatives et de morceaux inédits piqués dans des bootlegs et des coffrets et je suis tombé ce matin sur une version de Sheep complètement brute, c'était saisissant. Mais l'album original m'emmerde. On entend bien qu'ils ont voulu sonner plus cru, c'était 77, mais ils n'ont pas su comment faire. Du coup, c'est le cul entre deux chaises. Quand tu produis sans relief, il faut des chansons fortes et une énergie qui fasse bouger les potards et ça pêche à ce niveau là. On sent qu'ils peuvent plus s'encaisser, Gilmour s'en fout à moitié et Waters en devient aigri. D'ailleurs c'est la dernière fois qu'ils se sont retrouvés en studio ensemble.

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    2. Oublie ce que j'ai dit à propos des bootlegs, je suis tombé sur un nid ))

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    3. Du coup j'ai réécouté "Us & Them"… J’insiste pas, je vais être minoritaire. Me fait penser que j’ai jamais insisté sur le solo de saxo de « Jungle Land » de Springsteen. Je continue à ne plus respirer à ce moment mais je savais qu’il ne fallait pas le faire écouter à des potes qui juraient par Coltrane ou Parker. Alors je l’ai fait écouter à mon fils, en image live, impressionnant une fois encore, mais hum… mon fils connaissait peut-être Coltrane Parker, je ne saurai pas…
      « Atom Heart.. » Ça me donne envie de chercher un album d’artistes qui ont tenté – avec plus ou moins de succès – un mélange de genre, quitte à ne pas concevoir la tiquette. Axelrod, Colombier, Vannier, Goraguer, Manset un temps…
      Je pars en farfouille. John Zorn ? À suivre

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    4. Mais rien du tout..BJH tu dis ça parce que t'es en colère :)))) Sérieux, je comprends pour Mockingbird.. je le zappe total maintenant. Mais je reste sur des lives début 70's avec "Medicine man" (live 74 qd Lees avait de la barde..je dis ça..) . Oui, bah je t'assure tente le live très british 2020 des potes à MASON. Le tracklisting est étonnant et le jeu de la folie. Y'a Atom dedans. Final cut, total Waters pour sûr. Pro and cons..j'ai adoré et même le court et superbe Radio Kaos. Sinon, j'ai craqué sur le dernier Gilmour. Et on reparlera plus tard des Momentary et Division.. et la grosse arnaque du disque ou le mec il fait du paddle sur un nuage.... bref... l'oreille et la vache..nom d'un chien. Tiens, j'ai pas parlé de Wish dans mon comm. "Shine.." gamin m'avait pétri et le reste bof.. welcome to the machine.... mais, beaucoup plus tard adopté, pochette..hipnogis, l'ensemble, la transition, comme une pause entre la money et le mur. Charlu

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    5. Rien à faire, Barclay James et moi sommes incompatibles. J'ai trop souffert ))
      Le saxo de manière générale, ça a vieilli, c'est peut être même ce qui a le plus mal vieilli des années 70. Rugissant comme sur Seger/Springsteen ou mellow genre Pink Floyd, ça ne passe plus. Comme dit Charlu, c'est ambiance film de boules.
      J'ai localisé le Nick Mason, je vais me le faire, mais avant faut que je vous parle d'une série de coffrets Early Years dont je ne sais pas trop si c'est bootlegs ou officiel, en tout cas le son est professionnel et ça se trouve facilement sur soulseek.
      Il y a là dedans un volume qui s'appelle Devi/Ation qui se concentre sur l'année 1970, il vous le faut. Il commence par une étonnante version sans orchestre de Atom heart mother enregistrée à Montreux et se conclut par une autre version avec l'orchestre enregistrée à la BBC, ça tue. Entre temps on a un bon répertoire d'époque, plus sage que Ummagumma, mais franchement bon et surtout une version de If qui sonne comme le Velvet Underground. Je sais pas si vous aviez déjà fait le rapport entre ce morceau et la bande à Lou Reed, mais là c'est flagrant. Au passage, il me semblait que If avait fait un tube dans mon enfance, ce titre m'était famillier et pourtant il n'y avait aucun disque du Floyd à la maison. J'ai rêvé, confondu ? Ou vous avez cette impression aussi ?
      Je vous mets la fameuse version velvet de If https://youtu.be/-VQOSwYdbZs?si=0etIp7gQyvYUn-bV
      et atom sans orchestre https://youtu.be/dfqEab9oCp0?si=gWdj-mq48XkSgu61
      Il y a un second cd dans Devi/Ation et il est consacré à Zabriskie Point. Bien meilleur que la B.O.

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    6. « Mocking Bird » mon premier contact avec BJH, et il y a pas si longtemps, pas encore poussé davantage. Mais « Mocking » je l’ai inclus dans ma compilation chérie des titres à la « Bohemian » de Queen pour le mélange de mélodie et l’aspect boursouflure, très boursouflé dans « Music » de John Miles ou « Mc Arthur Park » de Richard Harris (haaaa Jimmy Webb) et donc « mocking Bird » je me refais pas. Voilà c’est dit
      A part ça, je te dis pas merci, je dois résister à me plonger dans ta farfouille Floydienne, tu m’avais bien eu avec Deep Purple, mais maintenant – tel un Donald T – je me suis mieux préparé…. Dans Soulssek tu dis ?

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    7. Ah mais oui.. ils sont supers ces coffrets early.. j'avais boudé à la sortie de la boite à cause de l'argent (700e je crois.. ouf). Puis ils sont sortis un à un, mais encore chérot..puis qq mois après en promo, genre 30 boules le truc..là ça me va, pris, même si j'avais soulsiké avant , et ils sont vraiment top. "Obfusc/Action 72... énorme. "If" (qui est dans le concert Mason) .. je sais pas, trop tot pour moi si ça passait. Pour revenir à Ummagumma, le seul morceau que j’adorai gamin, c'est le "Grandchester Meadows", ds la même veine que "If".. les abeilles, le bourdon qui se fait éclaté à la fin.. j'étais fou et dévouvrais le fiel recording au casque.. comme pour le petit dej psychédélique d'Alan et ses oeufs au plat... Charlu

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    8. Eh le Toine, 1er contact BJH pour moi, c'est "Face to Face" et "Victim of circumstance".. tu vois, je suis un vrai un dur :))) oh la la ..ça sent la chronique...

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