mardi 1 mars 2016

GHOsTS


Voir Vinyl, ressortir les albums des New York Dolls, flipper. Sentir le vide qui nous happe, les noms qui s'effacent, les images qui se brouillent. Tout est là depuis tellement longtemps, si parfaitement mal agencé. On glisse doucement sans s'en rendre compte. Connie Gripp était-elle une chic fille ? Pourquoi Lisa DeVille s'est-elle pendue ? En a-t-on quelque chose à foutre ? 2016, et notre histoire n'avance plus. Les biographies pullulent, les coffrets commémoratifs garnissent les sapins de Noël, les fous se saignent aux quatre veines pour se prosterner aux pieds des anciennes idoles reconverties en prostituées de luxe. Qui veut des journaux de la veille ? Mais tout le monde, Mick, tout le monde. Hollywood ne propose plus que remakes dopés à l'esbroufe. Nos beautiful peoples contemporains sont si semblables les uns aux autres que, sur les forums comme dans la presse, on se questionne sur ceux d'hier. Sur les mystères restés intacts de l'ère d'avant la mise en archive permanente du moindre fait et geste. Source directe de notre présent, les années 70 n'ont laissé de traces que dans l'imaginaire, sans qu'aucun téléphone portable à pixels surmultipliés, aucun réseau social n'en viole l'éphémère réalité. 



Alors, assujetti à sa peur du vide, l'humain, manipulé par ses fantasmes, cherche à combler les manques. Kim Fowley a-t-il réellement violé Jackie Fox ? Cherrie Currie et Joan Jett sont-elles vraiment restées là, à le regarder faire, sans réagir ? La reformation des Runaways n'est pas pour demain. Pernicieux, le 20ème siècle réduit le 21ème à néant, le titanesque héritage pétrifie sa moindre chance d'exister. Les morts ont pris le pouvoir, ils paralysent l'imaginaire, nos crânes sont hantés. Les fantômes frôlent nos épidermes, nous respirons leur poussière, nos toux la soulèvent,  elle nous étouffe un peu plus encore chaque nuit.....Et les New York Dolls veulent un baiser.



Je vais vous dire, j'ai écouté plein de machins qui sortent en ce moment, auxquels on déroule le tapis rouge. Et ça ne vaut pas un clou. Merde, je veux bien acheter des disques récents mais, pitié, faites en des bons ! C'est quand qu'ils mettent les doigts dans la prise, les petits nouveaux ? J'ai vu Nathaniel Ratteliff chez Jimmy Fallon. Avec The Roots qui pousse au cul son morceau I need never get old dépote bien comme il faut, alors je m'enthousiasme, me remémore Southside Johnny, me persuade qu'il reste un souffle de vie dans les poumons atrophiés. Je fais chauffer la machine pour écouter son album, pas fébrile comme un puceau, j'en ai trop encaissé pour ça, mais quand même excité. Avec envie d'y croire. Au final, j'y ai cru plus que lui. Ma grand mère cognait plus fort quand elle tranchait le cou d'un lapin, à l'heure du civet. Son disque est mou comme une chique. Il lui faudra chasser de trop encombrantes ombres avant de pouvoir briller.


Et les New York Dolls font fermer les grandes gueules. J'en reviens toujours là. Les pisse-froids peuvent trouver à dire et à redire sur leurs deux albums, on s'en fout. Ces deux disques font entendre du rock'n'roll débridé, du Rhythm & Blues qui claque des doigts et hulule en chœur. Les licks rockab' de Syl Sylvain narguent ceux, distordus, de Johnny Thunders, la basse de Killer Kane vrombit, galope, assourdissante. Un pied dans la tradition, l'autre dans le futur, les New York Dolls étaient concernés. A fond les ballons, investis à 3000%. Jerry Nolan mitraille tant qu'il peut et le reste du temps il tricote sur ses cymbales, swing comme le disciple de Gene Krupa qu'il est. Devant eux, planté sur ses talons aiguilles, dix ans avant que Lux Interior ne se les approprie, David Johansen annonce le futur, et ringardise par sa gouaille les brailleurs aux voix suraiguës. Tous ensuite viendront puiser à sa source.


Si le rock a été aussi bon en ces temps anciens, c'est parce que les musiciens avaient appris à jouer sur du Jazz, du Blues, de la Country, du Folk. Ils avaient les épaules larges, l'esprit grand ouvert. Les New York Dolls ne sont pas une bande de punks travelos crétinisant, leur musique est bourrée de subtilités, même si, hélas, la majorité d'entre elles passera allègrement au dessus du seuil de compréhension de leur descendance. Les guitares sont inventives, spontanées, uniques, les paroles sont rusées, gavées de clin d’œils à la culture de Brooklyn, au Paris de la mythologie, les reprises sont sublimes, les arrangements sont chiadés. Écoutez l'arrière boutique de Lonely planet boy, c'est Le Chat Bleu avant l'heure. Le Doo Wop encore et encore. Les deux albums des New York Dolls sont merveilleux, ils ne prennent pas une ride, ne souffrent d'aucune cirrhose, ni ne s'ulcèrent. Ils sont granites. Ils sont les seuls témoignages qu'il reste de la tempête. Des polaroids du passage de la comète. Mais rien de plus, car l'importance des New York Dolls ne se cherche pas dans les sillons, aussi incandescents soient-ils, elle est dans leur attitude, leur présence, leur existence. Dans cette possibilité de croire que tout peut arriver, pour si peu qu'on le provoque. Démontrer que depuis les angles de rues, on peut raviver les passions.

 
Pour en arriver là, les New York Dolls ratissent leur ville chérie, jouent n'importe où, avec pour unique obsession d'en finir avec les hippies des années soixante. Peu importe la hauteur du plafond, tant qu'il y a de l'électricité, ils foncent. Par miracle, Paul Zone est là pour prendre quelques clichés que l'on retrouve dans son recueil de photos, Playground.


C'est cet instant là que capture avec brio la première scène de Vinyl, ce moment où depuis les bas quartiers, entre putes et dealers, les activistes de l'époque se sont appropriés des lieux en désolation comme le Mercer Arts Center, ancien théâtre devenu insalubre pour la belle société en même temps que bénédiction pour nos lucioles en platform boots.
 

Tout cela n'arrivera plus, parce que ces gens sont morts, vieux, mal en point et parce qu'on ne refait jamais ce qui a été fait. Encore moins dans un monde où la moindre opportunité de sortir des clous a été cloisonnée, légiférée. Culture d’État. Le seul choix qu'il nous reste, et de fait ça n'en est plus un, est d'oublier. D'accepter le gouffre, de perdre nos repères, de cesser les comparaisons. Faute de quoi, on ne fera que rabâcher.
Pas plus tard que ce week end, Harry Max m'a fait parvenir des titres du nouvel album de The White Buffalo. J'écoute sans a-priori, si ce n'est que j'étais auparavant en train d'honorer ma platine par la présence sur son tapis anti-statique de l'explosif Mongrel du Bob Seger System. Ça n'a pas raté, le buffle blanc n'a reçu que sarcasmes et mépris de ma part. "Si tu compares tout à Bob Seger, tu finiras pas ne plus rien écouter d'autre" me rétorqua Harry Max, avec raison. On en est là, l'histoire n'est plus en cours. Et ça date pas d'hier. 


Alors d'accord, j'ai pigé. Je ne compare plus, je prends pour ce que c'est. Sauf que ces messieurs feraient bien d'en faire autant. Le Nathaniel Ratteliff, malgré toute mon indulgence, il va falloir qu'il change de discours et cesse, illico presto, de clamer que son disque est un hommage à Stax. A hommage à quoi ?? Mazette, qui va pouvoir avaler que ce truc d'apoplectiques a un rapport revendiqué avec Sam & Dave ? Vous voyez le truc ? C'est comme ce Tame Impala, le Chris Rea 2.0, son clip est bien mignon, mais qu'on ne vienne pas me causer de renouveau du Rock psychédélique. Ce qu'il fait n'est jamais qu'une mise à jour, dépourvue de la force des chansons, du Soft-Rock des années 80. 

Et voila que me parvient le nouvel album d'Iggy Pop, celui enregistré avec Josh Homme, que je méprise joyeusement. L'occasion parfaite pour auto-tester ma nouvelle condition d'homme ouvert, d'être positivement intentionné.
Première écoute, je dérape, mon état d'esprit originel refuse de quitter la scène, les pensées meurtrières fusent de toutes parts, m'assaillent comme une meute de mexicains à un meeting de Donald Trump :  c'est une daube faisandée comme tout ce qu'Iggy a gravé depuis Zombie Birdhouse. Pour ne pas dire Party. D'apathiques postures artistiques, recyclage mal compris de trop complexes arabesques dont les secrets étaient détenus par d'autres. De ce monde, ceux là étant dorénavant définitivement absents, Iggy Pop serait bien avisé d'en prendre acte et de se contenter de continuer à plumer les simples d'esprits.


Et hop, si ça c'est pas une affaire rondement menée, je bouffe mon chapeau. Le rictus satisfait d'avoir classé le dossier aussi promptement, je pose Grand Funk Railroad sur la platine, me cale dans mon fauteuil et m’apprête à vivre la même journée que la veille. Seconde écoute, après un coup de Ccleaner sur les acquis mémoriels :  enfin, Iggy arrive à exploiter, avec un intérêt partagé, ses obsessions de crooner refoulé. L'album est imaginatif sans être déroutant. Suffisamment court pour ne pas devenir ennuyeux, décemment troussé afin de donner la sensation aux plus jeunes qu'ils assistent à quelque chose d'encore vivant. Qu'un nouveau disque d'Iggy Pop n'épuise pas ma bonne volonté avant la fin de la première face, que j'y revienne avec l'envie d'en découvrir les arcanes, voila quelque chose de pour le moins inhabituel. New Yorkais au possible, évoquant Television, Talking Heads et lui-même, Post Pop Depression est assurément ce qu'il a fait de mieux depuis Zombie Birdhouse. Pour ne pas dire Party. Il faudrait être sacrément bégueule pour dire le contraire.




Et donc, il serait grand temps que j’extirpe une conclusion, voire carrément un sens, à ce méli-mélo. Des jeunes qui voudraient sonner comme les vieux lorsqu'ils étaient jeunes, un vieux qui prend un "jeune" pour sonner comme quand lui même l'était. Et moi. Qui voudrait que les jeunes s'inventent un présent qui ne ressemble qu'à lui-même, et que les vieux se contentent de l'être, avec élégance, en nous restituant en chansons ce qu'ils ont appris en chemin. 
En attendant que les planètes s'alignent, que quelqu'un se penche sur la musique de demain, qu'à nouveau tout cela se remette en ordre de marche, et que, de l’excitation d'être vivant, jaillisse un futur capable de consumer le poids de l'histoire, je regarde Vinyl et j'écoute les New York Dolls. Conscient que c'est la pire des choses à faire...but i'm a human being.

Hugo Spanky




33 commentaires:

  1. C'est clair que la musique d'aujourd'hui ne fait guère le poids avec celle des glorieuses 70's.
    Peut-être devenons-nous également volontiers blasés mais, bordel, il faut bien reconnaître que désormais certains ont le don de s'enflammer et d'ensencer tout et n'importe quoi !
    Ty Segall, le sauveur du rock ? Laisser moi rire un bon coup, oui ! Ce type est incapable de construire une chanson digne de ce nom.
    Tedeschi Trucks Band, les dignes héritiers de Lynyrd Skynyrd ? Un truc aussi mou du genou, non mais ça va pas bien, non !
    Kayne West et Pharell Williams, les nouveaux génies de la pop et des producteurs hors pair ? Au secours, ça devient triste à pleurer de rage là !
    Alors oui Hugo, je comprends ton amertume et ton manque d'entrain face aux nouveautés du moment même si parfois, contrairement à toi, je me laisse parfois emporter par certaines découvertes qui ont le mérite d'avoir un certain talent à défaut d'avoir encore un talent certain.
    C'est pour cela que je n'irai pas cracher sur The White Buffalo et Nathaniel Rateliff & The Night Sweats qui ont du potentiel mais encore fraudait-il qu'ils aient le temps d'arrivée à pleine maturité vu que le foutu principal problème de notre époque bien pourrie étant précisément que les artistes ont des carrières si éphémères qu'on ne leur laisse plus l'opportunité de développer leur acquis.
    Révolue l'époque où on pouvait se permettre, disques après disques, à étonner son monde en prodiguant une musique de plus en plus ambitieuse.
    John Hiatt, Chris Isaak, Los Lobos, Bruce Springsteen et moult autres encore n'ont pas construis leur carrière sur une maigre poignée de chansons; ils leur aura fallu bien du temps avant d'arriver où ils en sont. Et le temps c'est justement le luxe que n'ont plus les artistes d'aujourd'hui.

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    1. Ok, je vais donner sa chance à Nathaniel Ratteliff, mais reconnais qu'il est pas foudroyant, il lui a fallu trois albums pour découvrir l'électricité et commencer à écrire des chansons )))))
      Et quand j'y crois, c'est les gonzes qui tiennent pas la route, souviens-toi de Eli Paperboy Reed. Un album prometteur avant de se casser la gueule comme un gland.

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    2. John Hiatt ? Quand ce gars chante la gloire ET le caniveau, je le crois :
      https://www.youtube.com/watch?v=y0LrXXphKn8
      C'est pas la version que je préfère - celle en trio acoustique avec mandoline est meilleure, plus incarnée mais ils ont bloqué les droits pour la Suisse...

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    3. John Hiatt c'est un bon, il s'est pas effondré au bout de deux albums. J'aurai été curieux de le voir sur scène.
      Ils nous font la même ici avec ces histoires de droits, c'est n'importe quoi. Mais pour ce coup là, ça marche. Trio acoustique mandoline c'est ici : https://youtu.be/rWeWgDAuxKY
      Vive la France libre !

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  2. Yo !
    Moi je connais personne qui ait dit un jour du mal des Dolls. Si ça devait arriver le mec direct j'le connais plus. Comme ça je peux répéter ma première phrase.
    Comme je te le disais y a pas longtemps j'ai foncé direct à St Marks Place la 1ere fois que je suis allé à NYC.
    Et ça n'a pas loupé : si mes gosses ont (un peu, sont open mais z'étaient un peu jeunes à l'époque, 14 et 10) flippé quand ils ont vu ce loustic d'1m90 pour 100 kgs essayer de magnifiques stilettoes fuchsia (46-47 fillette) moi j'ai flippé aussi tellement le mec ressemblait à Arthur Kane !
    Après on a changé de crèmerie et c'est devenu VRAIMENT bizarre ... pour me faire pardonner j'ai du leur acheter un T-shirt du Wu-Tang !
    Bon, à part ça faut qu'on (oui, je m'inclus dans le lot) fasse un peu gaffe à ces jeunes qui valent rien, je suis pas sûr de notre bonne foi sur ce coup. Ou de notre légitimité.
    Sachant que quand on était jeunes ce qui était vachement mieux c'est surtout qu'on était jeunes !!
    Quant à Ty Segall il ne veut rien sauver du tout par contre si Manipulator ne contient pas certaines des meilleures rocksongs de 2014 je n'y connais rien. Ce qui est fort possible ceci-dit, j'ai jamais été fan des solos de batterie de machin-là, de Grand Funk, c'est un signe ?

    Tiens, un truc qu'est pas mal c'est ''What's In My Bag'' où les invités font leur choix dans un magasin de disques ...
    Oui les invités sont jeunes et non, c'est pas toujours inintéressant.

    Et oui, Ty Segall a participé.

    ... Je l'aime bien moi ce Ty Segall, je vous l'ai pas déjà dit ?

    Arffff, on se ferait chier sans mauvaise foi, non ?

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    1. Pour être honnête, je ne connais pas la moindre note de ce Ty Segall. Et vu que je m'en passe jusqu'à présent... Bon, what's in my bag, je viens d'y jeter un œil, le gars sort des trucs qui me parlent pas franchement, mais se rattrape aux branches avec le volume 2 des Scoops de Pete Townshend. Donc, si je ne l'ai pas oublié d'ici là, je l'écouterai demain )))))

      Arthur Killer Kane, on a regardé le documentaire sur lui pas plus tard qu'aujourd'hui. Magnifique. Je conseille à chacun d'en faire autant, le dvd se trouve à pas cher. New York Doll, que ça se nomme.

      Que le seul truc mieux quand on était jeune, c'est qu'on était jeune, là je dis non. Du moins, je tempère. Déjà parce qu'être jeune ne m'a pas particulièrement passionné, ensuite parce que non, c'est pas la seule différence entre hier et aujourd'hui. Lynyrd Skynyrd était Lynyrd Skynyrd, et pas le nouveau trucmuche machin chose. Et si Bruce Springsteen s'est fait coller l'étiquette de nouveau Dylan, on a bien vu depuis qu'elle n'a pas adhéré autant que les prophéties voulaient le faire croire. En 10 ans, de 1975 à 1985, on a vu pas mal de révolutions, on est passé de Deep Purple à Run DMC en passant par le rock new-yorkais, la disco, le funk, la country californienne, le reggae, le punk, la new wave, l'électro, le heavy metal, speed metal, FM metal, trash metal, death metal...(ils sont vraiment fadas les hardos, non ??) Bref, le bordel bougeait pas que la queue, ça vivait, ça créait, ça inventait à tout va.
      Alors que 2016...Voir Vinyl, ressortir les albums des New York Dolls, flipper. Sentir le vide qui nous happe, les noms qui s'effacent, les images qui se brouillent. Tout est là depuis tellement longtemps......

      Ty Segall, tu dis ?

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    2. Bon, je viens d'écouter Ty Segall et c'est non catégorique. Niet. Une torture. Le gars refait (mal) des trucs que déjà j'aimais pas à l'origine. En plus, je ne vois pas comment il pourrait sauver le Rock, dans la mesure où ce qu'il fait n'en est pas ! Mets toi vite à Grand Funk Railroad, ça va te remettre d'aplomb ))))

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    3. D'aplomb ?
      Ah non alors, je préfère rester tordu !
      Et t'as raison, je me suis mal exprimé, le seul truc qui est SÛR, pas forcément mieux, c'est qu'on était plus jeunes ...
      Après je suis bien évidemment globalement d'accord mais hé, y a quand même des trucs à jeter dans les trésors que tu énumères non ?

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    4. Ah, toi non plus tu n'aimes pas le reggae et le punk ? Me sens moins seul d'un coup.))))
      Pour la peine, je vais réessayer Ty Segall (ou les Residents, j'hésite, ceux là non plus j'y ai jamais rien pigé). Mais c'est peut être mieux ainsi.

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    5. Reggae ... ouais, la vanne sur ce que dit un rasta quand il a arrête de fumer tu la connais j'imagine ...
      Pour Segall j'aime vraiment Manipulator et son dernier.
      Après, ce qui me botte c'est que ça fourmille en ce moment à San Francisco, avec de vrais bons et de vrais pitres, tu accrocheras plus sûrement à Chuck Prophet qui s'est installé là-bas depuis un bon moment et s'en est approprié quelques codes mais bon ...
      Cette ''scène'' ne fera pas couler dans 40 ans autant d'encre que leurs ''prédécesseurs" mais on s'en fout un peu, c'est des branleurs et moi j'adore les branleurs, de tout âge.
      Oh putain les Résidents, rien que les regarder ils me font peur leurs disques ...

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    6. Ils font plus que peur, les Residents, ils me filent envie de dire comme ton rasta : c'est quoi cette musique de merde ??? ))))) On ne m'y reprendra plus.
      De Chuck Prophet, j'ai pioché Night surfer, Balinese dancer, Soap and water et Temple beautiful. Je vais m'injecter ça demain.
      A suivre.

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    7. Et sur Temple Beautiful, le morceau, devine c'est qui qui fait les chœurs ? Roy Loney bien sûr ...

      Le même Roy qui a visiblement rejoint ses ex-vieux compères devenus ennemis pour une tournée qui passe à 40 bornes de chez moi dans une salle que fréquentera 15 jours plus tard l'ami Jurado : la boucle est bouclée, en ture vers de nouvelles avenroutes !!

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  3. Ah le coup des nouveautés absolument géniales! Je m'étais juré de ne plus m'y laisser prendre. Et puis tu lis une chronique vraiment bien fichue ou le mec t'embarque et tu te dis pourquoi pas... Dernier en date de mon plein gré... Allah-Las... mélodique, guitares vintage... 2 albums qui dorment sur les étagères... Ty Segall, j'avais pris le précédent... enfin, un peu compliqué à situer car le mec est un peu le Bonamassa du "grunge" est pond un album tous les 6 mois. Bref, celui écrit après le décès de son paternel... Désolé, jamais rentré dedans.
    Merci du tuyau donc pour le Nathaniel Ratteliff qui m'avait un peu titillé!
    Au fait Grand Funk tourne sur la platine... il faut que je pense à l'enchainer avec Mongrel d'ailleurs!
    Cela dit et pour finir de façon positive, lors du passage de Lou Reed à Bordeaux j'ai pu découvrir Jonathan Wilson en première partie et ce fut une très très belle découverte. Les 2 albums sortis sont magnifiques même s'ils ne reflètent pas complètement la palette de ce qu'il est capable de sortir en concert. Israel Nash est très agréable également... et puis tout ça passe très bien entre les albums du loner...

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    1. Jonathan Wilson, je connais pas, je vais écouter. Israel nash, c'est vrai qu'il y a de bonnes choses, comme dans l'album Visions of us on the land de Damien Jurado, que m'a fait découvrir Everett W. Ça devrait te plaire, je pense.
      Et puis, comme tu dis, ça va te détendre un peu, parce que Mongrel tu vas voir que ça ventile en puissance ))) Bon, avec une cure de Grand Funk avant, t'es bien préparé. Du coup, tant qu'à taquiner du Bob Seger System, tu peux aussi te jeter sur Ramblin Gamblin Man, son premier album. Il est pas aussi extrémiste que Mongrel, mais il fait pas dans la demi-mesure pour autant.

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  4. Plusieurs choses. D'abord, j'adore Party, c'est peut-être, mon album préféré de l'iguane. Quand à son dernier, je ne l'aime pas. Il est sobre, élégant, les arrangements sont superbes, mais après tout, est-ce que ça en fait un bon album ? Non. Je le trouve même, très convenu.
    Pour les New York Dolls, comment ne pas les aimer effectivement. C'est frontal et pur, éphémère et pourtant gravé à jamais dans les mémoires. C'est Pan dans ta gueule, shoot d'adrénaline garanti. Je les aime. Et ce film/documentaire sur eux par le biais d'Arthur Kane, est FANTASTIQUE !
    Pour le reste, moi je m'en fous un peu de la musique de maintenant. Si quelque chose me plait, tant mieux, mais sinon, j'en ai un peu rien à faire. J'ai pas la place de toute façon ;)

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    1. Moi c'est pareil, j'en ai rien à cirer d'écouter des nouveaux trucs. Je ne fais aucun effort. Je trouve ça tout nul.

      C'est creux, bidon. Tu sens que ça se regarde le nombril en permanence.
      Je viens de finir le dernier Nick Tosches, pareil : lamentable. "Regardez comme je suis un rebelle parce que je suis transgressif" : Rebellion à 20 centimes pour les beaux quartiers de New York, Snobinard de merde,et il ose critiquer les bobos?!!!?,.... La transgression, c'est à la portée du premier connard venu.


      A l'image de ce milieu : "Admirez ma gueule". C'est que je ressens devant tout ce qui sort de ce monde du rock maintenant.


      Et puis, j'ai plus la place non plus.

      J'ai trouvé un Gene Vincent à 7 euros sur Vogue avec des morceaux inédits, ce Samedi au puce et ça suffit amplement à faire mon bonheur.

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    2. Nick Tosches, c'est comme Lester Bang, ça vaut pas un clou. C'est les mecs les plus surcotés de l'univers. Le diable et moi m'avait gonflé comme pas possible. Et sa biographie de Dean Martin tient le coup parce que c'est Dino, mais elle est boursouflée par d'interminables longueurs.

      Le Gene Vincent c'est celui avec la pochette noire le montrant sur scène, avec son nom écrit en blanc sur deux bandeaux fond rouge ?
      Faut que je fasse un papier sur ses albums post Capitol, ils sont merveilleux.

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    3. Le Nick Tosches, c'est bien de celui là dont je parlais : quelle merde.
      Le gene vincent c'est celui là aussi :

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  5. Sacrée analyse Ranx. Je partage pas mal de tes points de vue, du haut de mes pas encore trop vieux 36 ans. Je reste malgré tout mesuré sur les nouveaux groupes. Il y en a des très bons, qui m'enthousiasment au plus haut point, mais qui vivent dans une seconde division plus obscures : High On Fire, Graveyard, Samsara Blues Experiment, Elder... souvent affiliés au Doom et au Stoner, ils font une relecture très moderne du Rock ancien, et écrivent d'excellents morceaux, preuve qu'une relève existe. J'ai déjà lu dans la presse qui encense les mous-du-genou qu'ils n'inventaient rien, qu'ils ne faisaient qu'exploiter le filon Black Sabbath et compagnie à outrance. Comme si Daft Punk, dont la carrière est triste resucée des albums Jazz-Disco de Herbie Hancock, étaient de vrais innovateurs. Mais après tout, Jimmy Page n'a-t-il pas allègrement pomper le Blues noir américain et le Folk anglais pour créer Led Zeppelin ?
    Il y a toujours une base de références qui sert à développer des idées. Tu parles des New York Dolls : ils ont puisé dans le Rythm'N'Blues, le Rock'N'Roll de Little Richard, le Rock anglais des années 60... Et ils ont crée leur truc à eux. Et même quand ils font une reprise en essayant de se rapprocher de l'esprit original, ça reste toujours leur musique à eux, car ils ont de la personnalité. Des riffs de Chuck Berry, on en retrouve plein les Rolling Stones, et pourtant c'est excellent. Alors High On Fire ou Graveyard, on retrouve du Pentagram, et du Sabbath, et alors ?
    C'est ça, je pense, la véritable clé qui constitue le fossé entre la bonne musique et la mauvaise. Beaucoup de groupes aujourd'hui tentent de faire de l'imitation. Ils le font très bien, on sent que les références sont bonnes, mais les mecs n'ont pas développé LEUR musique sur ces bases. On chante comme Bob Seger, on joue comme Richards ou Joe Perry, on a même racheté les mêmes guitares et les mêmes amplis et joué dans le même studio. Ca sonne sympa parce que ça rappelle forcément des bons trucs, mais c'est pas enthousiasmant parce que c'est du recuit, moins bon que l'original. Alors forcément, on en revient toujours à l'original, parce que du coup, qui a été un genre de Southside Johnny, autant écouter Southside Johnny. Et ça oblige à déterrer les vieux vinyles en se disant : la musique d'aujourd'hui, c'est de la merde. Les gamins qui ne connaissent pas les références originales écoutent la musique qui sort, pas celle des archives. Du coup, ils trouvent ça bien. Mais quand tu connais les albums matrices, ce qui sort est inintéressant.

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  6. Les nouvelles technologies sont une chance formidable : on peut enregistrer de la musique avec un bon son grâce à un portable, et on peut quasiment tout écouter via Youtube. Pour peu qu'on ait le nom du groupe évidemment. Mais cela a aussi engendré une grande fainéantise créatrice. On peut assembler une petite chanson pourrie avec son ordi grâce à quelques samples piqués sur le net, on la met en ligne, deux millions de followers plus tard, t'es une star. Sans parler des émissions de "talents" où l'on te fait croire qu'en reprenant du Rihanna au piano en faisant des modulations de pseudo soulwoman alors que tu sais même pas chanter juste, tu deviendras une star de la musique parce que tu as un talent inné. Il y a ce son général ultra-formaté, qui a envahi tous les médias, web compris : cette espèce de rock-pop-électro geignard genre Muse et Coldplay, ou l'electro-dance-hip-hop-soul-pop des Katy Perry ou Lady Gaga. Toujours les mêmes tempi, les mêmes gimmicks électro à la con, les vocalises retravaillées en studio à n'en plus finir, ces postures téléphonées. Tout se ressemble, c'est un son global d'où rien ne dépasse. Ca fait de la musique passe-partout, que tu écoutes d'une oreille dans le métro ou en faisant le ménage. Alors forcément, quand tu te laisses pousser la barbe, tu mets un tee-shirt Lynyrd Skynyrd vintage à 200 boules, et que tu joues un peu de Rock un brin bluesy genre Springteen-Stones, t'es un vrai rebelle, un génie. Enfin un mec qui sort du tas. Mais si tu compares avec de la vraie bonne musique certifiée, que finalement une minorité sur terre connaît vraiment (ne l'oublions pas, le grand public n'y connait pas grand chose), ça vaut pas un clou.
    Tout ça pour dire que ce qui faisait la grande force des groupes des années 60-70, c'était le travail musical. Il fallait en vouloir pour faire un groupe qui marche à cette époque : répéter encore et encore, faire des centaines de concerts. Au point que même sans chansons originale, ils étaient quand même capables d'enregistrer un disque tellement ils avaient du style : regarde les premiers albums des Stones, que du Blues. Et surtout, ils faisaient ça par passion, portés par une vraie énergie de vouloir faire leur truc. Le mot passion est tellement galvaudé aujourd'hui... tu les écoutes tous, ils sont passionnés par la musique depuis l'âge de deux ans, mais ils font de la musique comme des employés de bureau. Ils veulent faire carrière, gagner du blé, avoir une petite vie peinard. Un disque tous les quatre ans, une petite tournée des festivals l'été, et c'est bon. En 1970, tu sors un album tous les dix mois, et tu attaques ta troisième tournée américaine de l'année. Il y a donc un vrai problème d'approche de la musique, qui n'est que le reflet de l'approche de la vie par les gens de manière générale.

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  7. Pour revenir au dernier Iggy Pop, je n'ai écouté que deux morceaux. Il m'a rappelé un peu le Bowie de Station To Station, notamment "Gardenia". Je pense que je vais quand même insisté un peu, car j'ai trouvé quelques passages agréables, et le disque un brin plus audacieux que les précédents. Josh Homme, j'ai de la sympathie pour lui. j'avais un peu décroché après "Song For The Deaf", sa musique étant rentrée un peu dans le cadre dont je parlais plus haut, genre électro-pop. il avait laissé le côté mordant et bluesy poussiéreux du Stoner pour rentrer dans le rang, et j'avais été déçu. Mais le dernier Queens était bien, alors je me dis qu'il y a de l'espoir. Ce n'est bien sûr pas le disque que j'attendais de ces deux-là. Je rêvais d'une fusion des Stooges et de Kyuss, l'extase, la vraie. Mais non, c'est plus New Wave, plus proche du Iggy de Berlin. Ce ne sera sans doute pas mon disque de chevet, mais il me donne envie de l'écouter, ce qui est déjà beaucoup. Ce ne fut pas le cas du dernier Gilmour ou de Keith Richards, pour moi ce sont de vraies purges.
    Enfin voilà, j'ai encore été un peu long, mais je m'emballe quoi.

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    1. T'as raison de prendre tes aises, y a de la place et j'aime lire. C'est clair que l'approche même du truc a changé. Les groupes font trois télés et ils ont touchés autant de monde (comprendre d'acheteurs potentiels) qu'avec une épuisante tournée mondiale. L'avantage, c'est qu'il y a moins d'overdoses, l'inconvénient, c'est qu'on se fait chier comme des rats morts.

      Reste l'aspect créatif. Et là, j'ai envie de dire que c'est peut être pas que du côté des musiciens que le bât blesse, je veux dire, un guitariste ça a toujours été un mec taciturne, bloqué sur ses obsessions. Sauf que c'est là qu'entrait en scène le manager puis le producteur. Le premier secouait le môme jusqu'à ce qu'il crache sa valda et le second enrobait la création de tout un paquet d'astuces de studio (un coup de réverb, quelques bandes trafiquées, un tour dans le stock d'instruments à disposition avec un habitué des sessions pour ajouter du mellotron, du farfisa, du sitar, des percus, quatre basses, des chœurs, des cuivres, des violons, que sais-je encore). Il y avait un véritable travail, en plusieurs étapes.
      L’avènement du home studio, de Pro-tool, a foutu tout ça en l'air. Et c'est pas bien du tout. Un bon ingénieur du son, ça te change un disque. Un producteur qui connait son domaine, ça te fait grimper des besogneux au rang de petits génies. Être dans un studio, avec une deadline, ça te colle une pression qui te pousse à la concentration, l'efficacité.
      Et puis, 5mns sur un plateau télé, c'est vendeur, mais en terme de progrès c'est zéro. Rien ne remplace le nombre de concert. Faut qu'ils aillent au mastic, les gonzes.

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    2. Ca c'est parlé et bien envoyé, bravo frérot !
      Et puis si on abordait le fléau du moment - bien français pour l'instant - ces foutus albums de reprises par des branles couilles qui mangent à tous les râteliers.
      Et vas-y, vu que plus grand monde n'est capable de composer des chansons dignes de ce nom,
      on reprend à tout crin qui du Téléphone qui du Renaud qui du Balavoine et que l'on s'en met plein les fouilles.
      Ces Nolwenn, ces Louane, ces Vianey qui veulent nous faire croire qu'ils ont eu leur enfance bercé par la musique des ces artistes alors qu'ils sont avant tout des crevards abominables qui gagnent leur croûte de la façon la plus obscène.
      Quand Johnny et Eddy vont calancher, ce sera l'horreur tant il seront nombreux à frapper à la porte pour s'approprier un bout de leur talent et en faire de la daube.
      Le principal souci de notre époque au final n'est-il pas la perte de plus en plus prégnante de l'art délicat du songwriting au fond ?

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    3. Est-ce le chanteur ou est-ce la chanson ? Lequel des deux fait l'autre ? Vieux débat jamais tranché. Je crois que des compositeurs, il y en a encore. regarde le gars de Louise Attaque, quand c'est Bashung qui interprète ses compos, c'est de l'or en barre. Quand c'est lui même qui les chante, c'est la fête à neuneu.
      Les gars veulent tout faire eux-mêmes, c'est pas possible. Ils veulent être auteur, compositeur, interprète, producteur, distributeur, dessiner leurs costumes de scène, et les décors aussi ! Hého, même John Lennon prenait un producteur. Ça crée une émulsion de s'entourer de mecs balèzes dans leur domaine, ça hausse le niveau, ça stimule.
      Au lieu de quoi, on a nounouille qui marmonne dans son micro avec sa pelle sèche, plus timide qu'une pucelle à un karaoké de camping. Putain, foutez moi tout ça sous coke, gavez les d'amphétamines, embauchez leur un ancien toubib du Tour de France comme road manager.

      Après, bien sur, vient le soucis de l'interprète. Quand tu composes pour Elvis, tu hésites pas à lui refiler tes meilleures chansons, quand tu sais que ça va finir chanté par Louane, forcément, tu préfères le faire toi même ))))

      C'est chaque étape du métier qu'il faut réinventer.

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    4. Harry, les gens dont tu parles sont justement ceux qui sortent des plateaux d'émissions de "talents". Ils n'ont aucune personnalité musicale, le vrai travail (concerts, répétitions, écriture de morceaux originaux) n'a pas été fait parce que ce n'est pas leur but. Ils ont fait les beaux sur un plateau de télé, on fait un petit tube avec une chanson à eux ou non, puis coulent gentiment (il y a une justice) dans les classements avec leurs disques suivants. Alors ils s'accrochent à la cuvette, et font parler d'eux grâce à tous ces albums de reprises pourries dont tu parles, juste pour continuer à exister.

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  8. SVP, arrêtez avec les "avant, c'était mieux!". Vous avez quand même beaucoup plus de recul que le commun des mortels pour analyser l'évolution du rock depuis 50 ans, vous avez des références et vivez avec votre époque. Ouvrez les yeux et les oreilles et vous verrez (entendrez) tous les trésors cachés qu'il faut découvrir par vous-mêmes. Car, à ce jeu-là, notre époque est plutôt bien fournie, il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses et tous les "âges". Prenez l'exemple du rock français. Si dans les 70's/80's, il y avait essentiellement les Dogs, Little Bob, Trust, Telephone, et d'autres moins illustres tels que Shakin'Street, Fixed Up, Roadrunners,..maintenant, il y en a des quantités astronomiques de groupes français de rock qui tiennent la route et qui n'ont rien à envier à leurs compatriotes anglo-saxons. Pour exemple, Last Train, Madcaps, Inspector Cluzo, Stuck In The Sound, JC Satan, Fuzzy Vox, Toybloid, Regal, Hoboken Division, Liminanas,... et si vous n'êtes pas convaincu, il y aussi comme groupes étrangers à surveiller les Yak (from NYC), les Fat White Family (GB) et un plus ancien (beaucoup plus consensuel, dans la catégorie blues) Kenny Wayne Shepherd. C'est vrai que la guitare que l'on casse en 2 morceaux sur scène n'est plus trop d'actualité, mais ça peut revenir (d'ailleurs, regardez prochainement l'Album De La Semaine avec les Yak, même si c'est rien d'autre qu'un coup de buzz). Pour la petite histoire, j'ai la cinquantaine passée et, si je pouvais, j'irais voir des concerts chaque soir (et fuck à l'état d'urgence!)

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    1. Mais c'est tout le sens de mon papier, d'arrêter de se branler sur le passé. Sauf que j'aimerai que ça s'applique aux artistes ! Qu'on fasse du rock'n'roll pur jus, je ne demande pas mieux, j'adore ça, mais qu'ils le fassent pour de vrai, bordel ! Pas dans la demi mesure.

      Ce qui me nifle c'est qu'ils arrivent complétement écrasés par le poids du passé, et au lieu d'y aller frontal et de s'imposer, ils biaisent. Un chanteur a un rôle de passeur à remplir, il doit te servir de guide, t'ouvrir vers de nouveaux sons, de nouvelles ambiances, il doit essayer. Prends l'exemple de Mick Jones. A 18 ans le mec fait protex blue, à 20 il torche London Calling, un an après il est déjà dans le Hip Hop et trois ans plus tard il conclut ses concerts par une reprise de Prince qui vient tout juste de sortir ! On peut dire qu'il était pas timoré, lui.))))

      Voila, l'époque manque d'arrogance. Sans remonter à Elvis mais pour prendre un classique, écoute comment Robert Plant entre sur Whole lotta love. C'est pas encore une star intergalactique quand il enregistre ça, pourtant il se pose ses couilles sur la table.
      Je dis pas que plus personne ne vaut rien, des groupes heureusement qu'il y en a des bons, même des français. On en a déjà causé et on recommencera. Mais les traines misères qu'on nous vend comme des sauveurs, ceux qui t'arrivent en te disant je fais un hommage à Stax et qui sonne comme des tubars, faut aussi leur dire merde, soit à la hauteur ou fais ton truc à toi.

      Et te soucis pas de l'état d'urgence, c'est dans ces moments là que le rock'n'roll a toujours été le meilleur.



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  9. bon, ça fait unbout de temps que j étais pas passée par la. mais quand meme vous parler comme des pros!! vous décortiquer la zik comme une crevette, j ai 1 peu de mal. j écoute de la zik au feeling, des fois des trucs bizarres, des fois des trucs comme vous.du coup , je sais plus comment vous paler!! ( si il y en a un qui me dis de la fermer , ça va pas le faire!!) je finirait en disant que pour moi la zik, c est un truc qui m attaque, me bouleverse, et qui me fait lever les poils et toker le coeur, voila ... bien a vous

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  10. ho faite j ai oublié , c est Pam

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    1. T'inquiète Pam, on l'aime aussi avec notre cœur la musique. Après je sais pas si on en parle comme des pros, mais quand tu décides de faire un blog c'est aussi que tu aimes écrire, échanger, polémiquer, exprimer et entendre des idées, des opinions, des envies. Je crois qu'on essaye tous avec nos mots, et à notre façon, de se refiler des bonnes adresses et des coups de cœur. Sauf que si on se contentait d'écrire j'écoute ça et ça me plait, on se ferait vite chier.
      Bises (et c'est quoi les trucs bizarres que tu écoutes au feeling ?)

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  11. Ho, Un article qui s'est glissé entre deux. Je ne l'avais pas vu. J'ai lu aussi une partie des commentaires, pas encore tout. C'est qu'il s'en dit des choses.
    Sur ces questions, j’entends mes aînés m'envoyer balader en 75 avec mon Dr Feelgood, pour me dire, c'est quoi ton truc, va m'écouter quelques Yardbirds, Them, Troggs, Faces ... Mais moi, je m'en foutais, c'était "mes" disques.
    Ce que je note chez mon fiston et ses potes: la musique avait/a une place, mais mineure, ils ne s'engueulaient pas sur ces sujets. leurs trucs à eux, c'étaient, se sont, les jeux vidéo, les jeux en lignes. Finalement ils mettent davantage de passion dans le cinéma que dans la musique populaire. Et puis pour vous rejoindre, quand ils écoutent, ils n'hésitent pas à taper dans le catalogue du passé, eux adorent des New York Dolls, des Flamin' Groovies, James Brown etc... Il n'y a pas d'enjeu de masse à être branché musique; Par contre j'entends
    - tu as vu le dernier "Battle Dans Ta Tronche" 4?
    - c'est une daube!
    - Arrête, tu déconnes, t'as vu le décor! - OK, mais le scénario etc...
    Il y a moyen de me donner tord avec des Itune, des Spoty, des playlist dynamiques, du shuffle... Mais il y a quelque chose de révolue et je ne sais pas si c'est important aujourd'hui.

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    1. La jeunesse d'aujourd'hui et la musique, c'est un grand mystère pour moi. J'ai l'impression que leur touche préférée est la touche Next, qu'ils utilisent toutes les 2mns (au sens strict de l'expression). Comme s'ils voulaient pouvoir se dire qu'ils ont écouté Dylan, Lennon ou Marley mais en s'en débarrassant au plus vite (chose qu'on aurait peut être du faire nous aussi))).
      C'est un passe-temps obsolète, malgré son aspect passage obligatoire. Un peu comme lire Flash ou voir Midnight Express le fut pour nous. Chiant mais à faire.
      Ma fille est branchée sur Fun radio chaque fois qu'elle grimpe dans sa voiture, quand je suis avec elle c'est les seules fois dans ma vie où je baisse le son )))) Le reste du temps, elle s'en fout, elle a même pas de cd, ni même un dossier mp3 dans son pc. Le conflit des générations n'existe plus, les jeunes ne trouvent plus le sujet suffisamment essentiel pour vouloir se quereller pour ça. Et nous on pipe que dalle aux jeux vidéo, alors qu'on ferait sans doute mieux de s'y pencher dessus vu la violence que ça banalise.

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  12. Au fait... je me suis écouté plein de fois le ROCKY de "The White Buffalo" rien que pour la fin ... Quand il passe à une vitesse supérieure, j'ai dit supérieure pas supersonique.

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