vendredi 8 janvier 2016

VoYaGe eN FRéQueNCeS MoDULéeS


Les américains sont pragmatiques, plus encore en affaire. Lorsque Mc Donald peine à s'implanter en France, ils s'adaptent. Les français veulent de la salade et une tomate fraiche sur leur steak haché ? On leur en donne. Le Rock FM, plus communément estampillé Hard FM -en hommage au genre qui fut le plus enclin à se livrer au jeu- part du même raisonnement. Il arrive que l'on puisse obtenir ce que l'on veut.

Les années soixante aussi riches furent-elles, aussi créatives et mémorables, ont eu plaisir à torturer les mélodies, à les dissimuler sous une excentricité parfois dispensable. Au fil de la décennie suivante, le Rock FM va s'évertuer à faire l'inverse, il va les câliner, leur passer la brosse à reluire. Faire d'une chanson quelque chose qui vous accompagnera au delà du son, jusque sous votre crane quand le silence prend place. Écoutez bien, là, she's just a small town girl, livin' in a lonely world, she took a midnight train goin' anywhere...



Le FM, qu'il soit Rock ou plus Hard, va remettre le hit de qualité au centre du débat. Le vrai, le beau, le rutilant, construit pour durer dans les souvenirs, pas celui qui tient sur un gimmick à la con comme la new wave va nous en faire bouffer au kilomètre, pas non plus les machins de névrosés qui se tirent sur la nouille en criant maman, le grunge s'en chargera. Le FM glorifie la souffrance de l'homme seul et abandonné, celui que l'amour a blessé, que le destin a voulu briser mais que rien, bordel, rien, ne pourra détruire. Parce qu'il est américain, parce que c'est samedi soir, parce qu'il y a des anges en mini short plein sunset strip. Le genre va réhabiliter le chanteur de charme, tout va repartir du Doo Wop, de la base du monde en somme. Sous leurs tignasses shampooinées, les chanteurs de FM sont souvent des fans de Soul, pas des brailleurs à la petite semaine mais de vrais chanteurs, de ceux qui utilisent une mélodie à 110%, l'amènent jusqu'aux cieux et en reviennent avec une baguette sous le bras et un cadeau pour les enfants. Pour un peu on mettrait dieu dans l'histoire, on sortirait les grands mots. 


Concrètement le FM, c'est quoi ?  Et pourquoi le genre a t-il suscité tant de haine de la part du mâle dominant qui, bien que chevelu et parfois maquillé pire qu'une coiffeuse de CFA, tenait absolument à ce qu'aucune ambiguïté sur sa sexualité ne puisse être ne serait-ce qu'envisagée ?

D'abord parce que le FM se contrefout des gros balourds qui se renversent de la bière sur le bluejean pour exprimer leur virilité. Le FM est rasé de frais, parfumé, chaussures pointues, il est pensé et réfléchi pour séduire...les filles ! C'est retour under the broadwalk. Terminé les grandes causes, le ciel atomique et la boue des rizières, le FM passe un coup de polish au réel et se greffe sur l'illusion. Le FM se pose en palliatif et nous vend de la romance. Girls, girls, girls et cœurs brisés.


Le Rock est fait pour que les mecs épatent les filles et ce sont elles qui en ont fait le succès. Elles qui sont montées au front, bravant les interdits des parents, piétinant la morale en se prosternant aux pieds chaussés d'or d'Elvis Presley. Elles, encore, qui se sont égosillées lors de la british invasion, qui ont instauré l’hystérie comme norme en matière de réponse au déferlement des watts démoniaques qui n’eurent de cesse de s’amplifier encore et toujours. Soyons honnêtes, nous n’avons fait que singer leurs idoles afin de rafler une mise qui nous tendait les bras, pour si peu que l’on sache reproduire, même vaguement, les attitudes des Rock Stars épinglées aux murs de leurs chambres. Sans vergogne et usant d’un yaourt d’opérette, nous en avons toujours été réduit à suivre, ou haïr, ceux qu’elles vénèrent, qu’on les imite ou qu’on les dézingue au profit d’un autre qui nous donne moins de fil à retordre -genre un mort- ce sont invariablement ces dames qui, de tout temps, ont donné le la.


Ce que je veux dire, c'est que jouer les marlous en dénigrant le FM au nom de son manque de pilosité, c'est non seulement se priver d'un paquet de bons disques, mais surtout la plus courte façon de finir tafiole. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre.

Arrivé là, je pourrais me cacher derrière mon petit doigt, dire qu'après tout quelques soient les railleries que le FM a subi, il a été pratiqué par les plus grands et que c'est surement pas pour rien. Je pourrais citer Alice Cooper, Van Halen, UFO ou la litanie de hits chatoyants qu'Aerosmith a placé en tête des charts durant une décennie dédiée à la jeunesse éternelle, à la beauté d'un petit cul qui se tortille sur la plage, au culte des cheveux longs qui virevoltent dans le vent de Californie tandis que la radio du cabriolet hurle Love in an elevator, Angel ou Cryin'. Je pourrais faire dans la demi-mesure et ménager votre seuil de tolérance. Je pourrais mentir ! Me renier, bafouer mon honneur et ça passerait en douce comme les augmentations au mois de juillet. 



Je pourrais dire des évidences que personne ne dit jamais, que le I want to know what love is de Foreigner est rien de moins qu'un magnifique morceau de Doo Wop (du Gospel sensuel, donc) ou que Toto (oui, Toto) a enregistré des albums magistraux, dotés d'une capacité à vous coller la frite et le sourire que rien ne parvient à égaler depuis. J'ai même des choses à dire sur le kid du New Jersey, Bon Jovi, j'y reviendrai une autre fois. On va commencer l'année tranquillement et poursuivre sur le même rythme, je suis pas particulièrement pressé d'être à demain à vrai dire. Et puis quoi, énumérer des noms n'avancera à rien, l'affaire est simple, pour ceux qui veulent savoir à quoi peut bien ressembler le nectar du FM, il n'y a pas à chercher midi à quatorze heure, c'est du côté de Journey qu'il faut piocher.


A la base, Journey est un machin de musiciens qui veulent de l'aventure et de l'espace pour s'exprimer. Deux gars que Santana a réuni sur ses albums Third et Caravanserai et qui ont pris la fuite quand Carlos a exigé que ses troupes en finissent avec la came. Gregg Rolie (la voix et l'orgue des 4 premiers albums du moustachu latino) et Neal Schon (seconde guitare à partir de Third) ont pour projet de bâtir un vaisseau dédié à la mégalomanie de leurs ambitions fusionnelles. Foutre du Jazz dans le Rock et jouer le tout en faisant un maximum de raffut. Sauf que personne en a eu rien à foutre. Et que c'est très bien ainsi.

Acte deux. Pas plus con que d'autres, Gregg Rolie et Neal Schon ont vite fait de se recentrer sur l'essentiel. Les chansons. C'est à ce moment là, roulement de tambour, qu'entre en scène Steve Perry. Ze chanteur. Le maitre étalon du chanteur de Hard FM. Planquez vous, celui là est un bon. Un luso-american de Los Angeles fanatique de Sam Cooke dont il partage le timbre haut perché, moins éraillé que Rod Stewart mais capable d'atteindre des notes qui vous brisent les cervicales si vous levez la tête pour les regarder passer. Pour finir d'arranger l'affaire, le gars est un mélodiste hors pair doublé d'un interprète complétement secoué du ciboulot. Steve Perry est le style de chanteur qui incarne un texte, plonge dedans sans bouée, avec lui Journey va donner vie à des symphonies hollywoodiennes en stéréoscope, color by Deluxe. Du péplum émotionnel.


En l'espace de trois ans, entre 1978 et 1981, Journey va submerger depuis son fief de San Francisco tout le continent américain. Durant cette période, le groupe élabore un son et une approche voisine de celle avec laquelle Bad Company échoua dans sa conquête des États-Unis, des ballades tendues, prêtent à rompre sous les coups de fouet rythmique d'une guitare saignante. Journey améliore la formule en gonflant le moteur, en décrassant le carburateur. Là où les protégés de Led Zeppelin pêchaient parfois par excès de somnolence, la bande à Steve Perry propulse chaque composition à grand renfort de power chords. Le Hard FM est né. Ce que Grand Funk Railroad avait laissé entrevoir avec We're an american band est désormais en passe de devenir la nouvelle norme en vigueur pour faire serrer les poings levés.  


Le premier album de la nouvelle formation, Infinity, est aussi le plus romanesque, constitué quasi uniquement de ballades sous haute tension soutenues par un Steve Perry en mode bel canto dramaturgique, le disque gifle dans tous les sens. Écouter l'orgue Hammond de Gregg Rolie éclater Winds of march est le genre de bonheur de l'existence dont je ne me lasse pas. Dès le premier morceau, l'impeccable Lights, on est prévenu, ce groupe en a sous le coude et connait les combines. Voila que des gars de la côte ouest se prennent pour Gary US Bonds.


L'année suivante, Evolution incarne l'apothéose du Hard FM des 70's, le fameux gros son US. Celui des premiers albums de Toto, REO Speedwagon, Foreigner et consorts, rien de totalement nouveau, c'est le son du Rock Californien avec une goutte de nitroglycérine en prime. Comme son prédécesseur, le disque est produit par Roy Thomas Baker, l'homme qui a fait tenir debout le Bohemian rhapsody de Queen et qui fera du succès de The Cars cette incroyable machine à expérimentation. Ainsi va le Rock qui fera se juxtaposer ce que beaucoup définissent comme incompatible lorsque Ric Ocasek, leader de The Cars, produira Suicide, incarnation de l'underground new yorkais. Les vrais Rockers n'ont pas d'ornière.


Journey sera déjà passé à autre chose avec Escape, leur flamboyant chef d’œuvre de 1981. Escape est enfanté dans le renouveau, Roy Thomas Baker étant indisponible, c'est son ingénieur du son Mike Stone qui raflera la mise en se calant aux manettes de ce qui va être l'un des plus gros cartons du Rock américain. Renouveau également au sein même du groupe, Gregg Rolie épuisé par plus de dix ans non stop de roller coaster -depuis Woodstock avec Santana le gonze n'avait jamais soufflé- cède sa place à Jonathan Cain, et son orgue Hammond se voit remplacé par un synthétiseur encore discret. Le son gagne en efficacité ce qu'il perd en chaleur.


Au delà des chiffres qui donnent le tournis, l'album sera certifié neuf fois disque de platine, c'est bien musicalement que Escape reste le plus impressionnant. Don't stop believin' placée en ouverture est tout connement ce qui peut se faire de mieux dans le genre. Une putain de chanson comme je les aime, une intro au piano que Bruce Springsteen n'aurait pas renié, une mélodie éternelle d'une beauté sidérante pour une poignée de minutes durant lesquelles la perfection de la mise en place épouse l'émotion d'une voix et d'un texte d'une justesse qui serre les tripes. C'est pour ressentir ces sensations là que j'écoute de la musique. On peut me raconter ce que l'on veut sur la médiocrité du Hard FM, depuis le jour de 1981 où j'ai entendu Don't stop believin' pour la première fois, plus aucun argument ne tient. Et c'est pas d'entendre le morceau en conclusion du dernier épisode des Soprano qui m'a fait changer d'avis.


La suite de l'album confirme qu'il s'agit là de bien plus que du meilleur disque du groupe. Escape regorge de titres devenus des classiques, Stone in love, Who's crying now, Open arms, Keep on running, on le mesure mal en France dans la mesure où Journey n'a jamais connu aucun écho par ici, mais cet album fut parmi les derniers disques calibrés pour les radios à avoir une telle ambition musicale. Chaque album qui par la suite va s'en inspirer, va également en appauvrir les qualités. Aussi commercial et FM soit-il, Escape n'en demeure pas moins finement tarabiscoté, l'enchainement de Mother, Father et de Open arms reste quelque chose qui n'a aucun équivalent dans le robinet à gaudriole déversé depuis par un Rock devenu pharmaceutique. Journey est resté un groupe de haut vol.




Au même titre que Born in the USA après lui, Hotel California ou Rumours avant lui, Escape est un des ces disques qui font date dans l'histoire du Rock dans ce qu'il a de plus populaire. Des disques qui entrent dans le cœur du plus grand nombre, comme un souvenir commun d'un moment sur cette terre. Quelque soit leur dose de séduction délibérée, il n'en demeure pas moins que ce sont des disques qui restent, qui survivent à leurs jours de gloire au sommet des ventes. Partout de par le vaste monde, ils sont devenus des signes de ralliement à une culture. Combien ? 30 ans après sa sortie Don't stop believin' est devenue la chanson la plus téléchargée sur itunes. Qu'est ce que cela veut dire la plus téléchargée sur itunes ? J'en sais rien. Je suis un type resté coincé entre des piles de vinyles, mais je sais que U2 s'est fait jeter par les abonnés du site quand ils leur ont imposé gratuitement leur nouvel album. Alors sans doute qu'il y a des êtres humains derrière chaque clic.



Et de l'humain, voila une qualité qui manqua à beaucoup de ce qui succéda à Escape en haut des charts. A commencer par Frontiers, l'album du plus sous toutes ses formes. Plus Hard, plus synthétique, plus moderne, plus calibré. Pas mauvais pour autant mais ça sent le baroud d'honneur plus que la conviction. Avec ce disque, Journey tente une percée en Europe mais tout s'embraye de travers. La fatigue, les sollicitations, on connait la rengaine, le groupe est en mode dislocation. Steve Perry perd sa mère durant l'enregistrement de l'album suivant et sombre dans une dépression dont il n'échappera jamais vraiment. Les autres membres continueront tant bien que mal après plusieurs tentatives infructueuses visant à lui faire reprendre goût à l'aventure. Journey, dotè d'un énième nouveau chanteur dont je ne sais rien, est dorénavant une sorte de tribute band de lui-même, un scénario devenu routinier dans le Rock version 21ème siècle. Des New York Dolls post mortem aux fac-similés des grands groupes des 70's qui remplissent les Zénith avec le répertoire des Doors, de Queen ou Led Zeppelin interprété par des imitateurs parfois encore dans les couilles de leur père lorsque Whole lotta love déchirait les tweeters, à une époque où ce mot évoquait des aigus perforants et non un réseau social.
Que voulez-vous que je vous dise ? Bonne année à vous.


Hugo Spanky

35 commentaires:

  1. Voilà un sacré dossier dis-moi. On échappe difficilement à ses à-prioris. Les miens sont tombés au fur et à mesure. Je suis de la dernière génération qui n'a pas connu internet durant son adolescence, et je lisais la presse musicale. Fort des conseils émis, j'ai acheté les disques majeurs du Rock pour découvrir, et bêtement, j'ai dénigré ce qu'il était de bon ton de dénigrer, par mimétisme, par facilité, pour faire le malin. Maintenant que je maîtrise à peu près le noyau dur de la musique Rock, j'élargis mon champ de vision, toujours un peu plus, ronge les os, pour être certain de ne rien laisser passer, du Jazz au Metal. En tant qu'adolescent fougueux, j'ai voulu du Hard, du Heavy, et du bien méchant qui effraye le bourgeois : AC/DC, Iron Maiden, Motorhead, Black Sabbath, Venom.... Ca ne me faisait pas peur d'effrayer la pucelle, tout cela me forgeait une carapace de dur que je n'étais pas vraiment. La vie s'en est chargée depuis.
    La vraie mélodie, je l'ai découverte grâce à Ritchie Blackmore. Fan absolu de Deep Purple et du bonhomme, j'ai fondu sur les disques Hard mélodique du début des années 80. Joe Lynn Turner était putassier, mais il chantait bien, et les chansons étaient sacrément bonnes en fait.Depuis j'ai découvert des choses passionnantes : Coney Hatch, le rock californien de Steely Dan, les albums post Peter Green de Fleetwood Mac, les albums 80's de Pat Travers....
    Les mélodies m'ont progressivement parlé, parce qu'effectivement, elle touche davantage à des blessures d'adulte, et qu'adolescent, je n'en portais pas les cicatrices. Je ne m'enflamme pas encore pour tout : j'ai toujours du mal avec Foreigner par exemple. Trop synthétique, trop calibré. Je reste un type proche du Blues blanc, du petit prolo qui rame. Bon Scott me parle plus que Lou Gramm.
    Journey, c'est encore particulier. J'ai essayé plusieurs fois d'écouter. J'aime bien la période Jazz-Rock pré-Perry, un disque comme "Next" est vraiment riche, fou et totalement mégalo. La musique de Journey avec Perry est de très bonne qualité, jouée par des musiciens exceptionnels. On est quand même proche du super-groupe : Rollie, Schon, il y a même eu Aynsley Dunbar à la batterie à un moment. Steve Perry est un chanteur techniquement irréprochable, mais sa voix m'exaspère toujours un peu. Et son attitude scénique.... Il tient son micro comme Sacha Distel, il m'agace. Le fameux syndrôme "manque de couilles" dont tu parles. Ceci dit, vu que je suis très réceptif musicalement en ce moment, je vais réécouter cela attentivement, parce que je crois que je passe à côté de quelque chose. D'ailleurs, dans les anthologies Hard-Metal, Journey est toujours là, bien placé. Et Norbert Krief de Trust était un fan. Je tourne autour depuis pas mal d'années, il va vraiment falloir que je creuse sérieusement la question.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On a surement tous une période où on se veut plus dur, plus tout et le reste, et sans doute que c'est sain de se défouler un bon coup sur de l'intransigeant qui bourrine. Ça soigne les frustrations de l'adolescence. Je dois être un peu plus vieux que toi mais je me suis moi aussi attaché à effrayer le bourgeois comme tu dis (et avec les mêmes que ceux que tu cites auxquels j'ajouterai les Who, mon premier gros traumatisme dans le registre de l'hyper violence)))
      Après pour ce qui est de l'ouverture vers différents styles, je crois que ça vient aussi du contexte de l'époque. Quand j'étais en phase de découverte les disques étaient encore une denrée rare, c'était avant que le cd ne démocratise l'objet et en banalise l'usage. On ne se rend pas compte ou on l'oublie parce que ça a tellement changé depuis mais avant le cd, le 33 tours n'était pas si rependu que ça parmi la jeunesse. On avait des 45tours pour le mange-disque, quelques cassettes par ci par là mais un beau 33tours ça coutait cher et ça demandait du matériel pour l'apprécier (tu pouvais toujours l'écouter sur un électrophone pourrave mais sa durée de vie s'en voyait réduite comme peau de chagrin). Tout ça pour dire que quand tu étais suffisamment accro à la musique comme je l'étais pour investir tout mon argent de poche dans des vinyles, tu te décourageais pas à la première écoute si ton choix s'était porté sur un truc que t'avais finalement du mal à écouter en entier. Fallait s'entêter parce qu'avant que tu puisses t'en choper un autre il allait se passer du temps. D'ailleurs, mes disques préférés sont rarement ceux qui m'ont collé une gifle dès la 1ere écoute, ceux là m'ont en général lassé assez vite.
      J'ai gardé de cette époque là, ce mode de pensée qui veut que quand un disque ou un genre me déplait c'est que c'est moi qui n'y suis pas prêt. pas lui qui est négligeable.
      Bon, il doit y avoir une bonne part de névrose là dedans ))))

      Je me retrouve dans beaucoup de ce que tu dis, le Hard a cet avantage qu'il ouvre sur un paquet d'autres styles, le Blues, le Rock'n'Roll, le Psychédélique...tout ce qui tourne autour de la guitare en fait. En plus le goût pour les arabesques d'un mec comme Ritchie Blackmore amène vers d'autres horizons encore plus éloignés du Rock. Je partage ton amour pour Deep Purple, le double album Mark I&II (celui avec la nana en bluejean façon Sticky fingers pour clientèle masculine) a été mon 1er disque, il a fait plein de petits depuis 1975 mais je l'ai toujours. Avec le temps c'est la période pré-Gillan qui me régale le plus. Mandrake root, Why didn't Rosemary, Emmeretta, Help...y a pas un morceau qui ne soit pas un chef d’œuvre sur le premier des deux disques et Blackmore se montre à la hauteur des meilleurs de ses contemporains. Il n'avait pas grand chose à envier à Hendrix.

      Bon et donc Steve Perry ! D'abord il tient pas son micro comme Sacha Distel mais plutôt comme Julio Iglesias (sur qui, je le jure, je ferais un papier un jour) c'est son côté latin que veux-tu )))) Mais tu devrais vite passer outre, c'est quand même la matrice originelle de Joe Lynn Turner (j'ai même failli le citer à un moment mais ça embrouillait le texte) ainsi que de la plupart des chanteurs à tendance ultra mélodique du FM. Steve Perry a démontré que l'on pouvait sonner Hard (tu verras que Escape est même foutrement Hard par moment) sans pour autant faire dans le braillement bestial, que l'on pouvait se poser sur la chose avec la légèreté feutrée de nonchalance dont peut être capable un dingue de Sam Cooke (comme l'est également Rod Stewart).

      Et sinon, oui, c'est pas faux de dire que Journey tient du super groupe, c'est tous des pointures, avec eux on est loin du single torché vite fait avec deux doigts sur un synthé.

      Supprimer
  2. J'y avais pas pensé à Julio ! Les Who aussi ont été mon premier grand choc électrique, avec Hendrix puis Led Zeppelin.Je n'ai effectivement pas connu la période vinyle, mais celle du CD. Néanmoins, s'acheter un CD en 1995, ça représentait des sous aussi, mais ceci étant, il y avait plus de choix, plus de variété de groupes et de disques.Ceci étant, j'ai acheté des cds, que j'ai revendu pour en acheter d'autres parce qu'ils n'étaient pas à mon goût à l'époque, et que j'ai racheté depuis ! Si ça c'est pas de la névrose non plus ah ah !
    J'adore le Deep Purple Mark I aussi. Et en particulier, celui, éponyme, de 1969, avec la peinture de Jérôme Bosch. Il a été une des premières pépites cachées que j'ai découvert.Et je le trouve toujours fantastique. Je l'ai chroniqué, il est dans les archives de mon blog.
    Et puisque l'on parle de la valeur d'un disque, tout ça, j'ai déjà mis en pré-commande deux coffrets avec l'intégrale des albums de Journey de 1975 à 1986: huit albums pour le prix de deux cds il y a vingt ans. Merveilleux non ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La vache, tu ne fais pas les choses à moitié )))) Ça va faire un paquet de morceaux à digérer d'un bloc mais c'est vrai qu'à ce prix là faut pas se priver.
      T'as raison que c'était super cher le cd, plus encore que le vinyle. En plus au début le marché de l'occasion était forcément inexistant ce qui rendait encore plus difficile d'échapper au prix plein pot. Ça m'a découragé et vu que j'avais déjà un wagon de vinyles, j'en suis resté là. En plus j'aime chiner, farfouiller dans les bacs d'occasion, les vide greniers et prendre des disques en me fiant à la pochette, aux crédits, au producteur, aux remerciements, aux invités, à l'année, à n'importe quoi. Je la joue jeu de piste. J'ai un sacré paquet de daubes dans le placard )))))
      Deep Purple, c'est pas compliqué jusqu'à Perfect Stranger je les ai tous. Et même en double, cet été je suis tombé sur un type qui m'a vendu les périodes Gillan et Coverdale (live compris) en vinyles impeccables pour 10 euros le tout !!!!!! Je les avais déjà mais j'ai tout repris. On va finir barjo, je te le dis.
      Tiens, on causait de Thin Lizzy, tu sais qu'ils ont enregistré à leurs débuts un album de reprises de Deep Purple ? Ça parait dingue mais c'est vrai. Ils ont fait ça pour bouffer à l'époque Eric Bell pour un petit label qui sortait des disques discount genre K.Tel.
      Ils ont pris le pseudo de Funky Junction mais c'est bien eux. Phil Lynott se contente de jouer de la basse et de faire les chœurs vu qu'entre son timbre et celui de Gillan il y a comme qui dirait un monde.

      Supprimer
  3. Nâdédjiou ! Voilà encore un foutu bon papier qui déchire sa putain de race !
    Je pourrais jurer sur la bible noire que je déteste le rock FM, que je le maudis, que je lui chie dessus, comme le font beaucoup de hardos à tempes grisonnantes. Mais je suis bien obligé d'avouer, honte sur moi et sur ma descendance, que je possède quelques-unes de ces galettes chromées comme des Américaines des années 60 (je parle des voitures, bien sûr !). À commencer par 2 ou 3 Foreigner qui donnent une furieuse envie de sauter sur une Harley (avec option bombasse siliconée en bikini !) et de traverser les Stèït'sss, marcel et cheveux au vent.
    Dans la liste des groupes cités, tu aurais aussi pu ajouter Damn Yankees dont le gratteux n'est autre que tonton Ted Nugent, qui pour l'occasion avait su mettre un peu de vaseline sur ses riffs.
    Faute de mieux, je saute sur ma mobylette (sans option !) et je vais faire un tour du pâté de maison !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ))))))) Mets ton casque tu vas encore te faire mal !
      Tonton Nugent, il a pas attendu les Damn Yankees pour faire le coq de bruyère au milieu des petits jeunes du FM, il en est même l'instigateur d'une certaine façon. Des albums comme State of shock, Week end warriors ou Scream dream c'était déjà du gros rock US pour radio et Penetrator, Little miss dangerous et compagnie je t'en parle même pas, là y a tous les stéréotypes du genre FM.
      Il est trop balèze Ted Nugent, d'ailleurs mon papier a failli s’appeler Journey in the center of your mind. T'as qu'à voir.

      Supprimer
    2. C'est vrai qu'après le double-live Gonzo, le saligaud nous a pondu quelques bouses d'anthologie ! De la part du plus grand guitariste de tous les temps, c'est un peu dommage !

      Supprimer
    3. Bah moi je les aime ces albums, c'est l'avantage d'avoir l'esprit large !!!))))))

      Supprimer
    4. Après Free-For-All, Cat Scratch Fever et Gonzo, c'est une hérésie d'aimer ces albums-là ! ;-)

      Supprimer
  4. houlala ! Ces pavés en commentaires ! ;)) Moi aussi suis comme Budgie, j'écoutais pas trop de Rock FM (enfin à part à la radio comme La Palice ) mais j'en achetais pas je veux dire. J'étais plutôt cul-serré genre Les Beatles et Hard Rock de base, puis rockab et psyché. Le Rock FM c'était un peu le caniche abricot du royaume canin. Trop de brushing, trop bien composé, c'est pas ce dont j'avais envie, même s'il y en avait quelques uns qui me plaisait. D'aileurs ce qu'il y a de dingue, c'est quand tu les écoute aujourd'hui, tu te rends compte que tu les connais par cœur et que c'est super bien construit, c'est de la dramaturgie Shakespearienne c'est mortel ! ;))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Incontestablement Infinity, Evolution et Escape constitue une trilogie en or dont le point d'orgue est selon mézique Evolution, un opus splendide de bout en bout.
      Je te rejoint complètement, Spanky Man, sur ta défense du son F.M. tant honni qui nous aura abreuvé d'un paquet de bons singles (Footloose de Kenny Loggins, notamment, ça parle à quelqu'un ?) mais aussi d'albums enthousiasmants tels que le Midnight at the lost and found de Meat Loaf, le Head Games de Foreigner, le Breaking at the rules de Peter Frampton et le Full moon fever de Tom Petty pour ne citer que eux.
      Même les groupes de rocks sudistes ont tenté l'aventure F.M. avec de brillants résultats pour The Johnny Van Zant Band (écouter donc No more dirty deals, The last of the wild ones et Round two pour en juger), 38.Special avec Wild eyed southern boys et le méconnu Rossington Collins Band qui avec Anytime, anyplace, anywhere et This is the way a tapé lui aussi dans le mille.
      Mais il serait inconvenant d'aborder le sujet du son F.M. sans citer le maître étalon du genre Supertramp qui, lorsque nous étions encore des adolescents fougueux nous donnait de l'urticaire, mais maintenant l'âge aidant on se doit tout de même d'avouer que Breakfast in America est un foutu bon disque.

      Supprimer
    2. Harry Max, je comptais sur toi pour étoffer le propos et tu le fais à merveille. Je te suis complétement sur toute la ligne. Meat Loaf j'avais envie de l'évoquer parce que c'est clairement celui qui fait le lien entre Bruce Springsteen et Journey, il est pile entre les deux (d'ailleurs plusieurs membres du E.Street Band jouent sur ses albums les plus connus).
      Supertramp, bien sur, de Crime of the century à Breakfast in America c'est le sans faute quoiqu'en disent les tristes sires.

      Ah, un mot pour Milady. Ma chérie, tu es fan de Joan Jett, si je ne m'abuse, et Joan Jett c'est du Rock FM ! Et pas le moindre. Et elle aussi elle a fait fureur avec sa coupe de cheveux profilée. Alors tu vois que t'es équipée toi aussi.)))))

      Supprimer
    3. Mais oui ! Mais e cherche la bagarre un peu ;)) Et Supertramp j'étais fan aussi. Même encore d'ailleurs ;)

      Supprimer
    4. En fait je crois que je suis passée tout bonnement à côté du sujet... Parce que Supertramp par exemple, c'est du Hard FM ? Donc Pinf Floyd aussi alors si on va par là avec Another brick in the wall non ? Pfff je comprends rien en fait ! ;))))

      Supprimer
    5. Ça tombe bien que tu parles de Pink Floyd parce que justement dans une première mouture du papier je désignais Money comme titre fondateur du son FM. Tout y est,la volonté d'abord, celle de s'adapter au format radio, le son ensuite, flatteur pour les oreilles et l'esprit (waouh regarde comme j'ai un son d'enfer dans ma voiture))) la basse est bien ronde, la grosse caisse bien appuyée, c'est du Stax. Et puis il y a l'élément choc indispensable, le solo de guitare qui déchire et même le gimmick qui accroche dès l'intro (la machine à sous).
      Another brick in the wall est un autre bon exemple, tu as raison.
      Après Rock FM ou Hard FM c'est kif kif bourricot, c'est une question de dosage.
      Le FM c'est jamais qu'une volonté de passer à la radio, il y a une grande hypocrisie de la part d'une partie du public par rapport à ça.
      Ramones ont fait plus de morceaux FM que quiconque mais personne ne va le dire, parce que c'est trop cool de pouvoir écouter du FM tout en continuant de se prendre pour un punk ))))
      Perso, je m'en fous. Si y a des cons pour se priver d'Elvis parce qu'"à son retour de l'armée c'était plus du rock'n'roll" grand bien leur fasse, ça fait le tri.))))
      Ce que je disais pour Twisted Sister est valable pour Journey et n'importe quoi d'autre, en musique si tu aimes c'est que c'est bon. Et merde aux cons.

      Supprimer
  5. ... c'est trop long je suit pas ... démerdez vous ... ouais hugo, gene et julio à bientôt. en même temps c'est marrant, mais non vraiment les gars là ça me fait pas décoller, au contraire dirais je ... amusez vous bien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Allez, fais pas la gueule, à la fin de la face je change de disque. Promis. ))))

      Supprimer
  6. C'est marrant, hier au déjeuner dans un resto, je faisais une dyade sur les mouvances Rock FM et l'AOR...

    Je vais router de ce pas ce post, excellent comme à son habitude, à mon pote qui m'a écouté pendant 2 plombes sur cette dyade

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On est des esprits libres et bavards, du coup on fait souffrir nos potes avec nos grandes théories. Au restaurant, on est encore à la viande quand les autres en sont au café ))))
      J'aurai bien aimé entendre ton argumentaire.

      Supprimer
  7. J'ai commencé à écouter Journey sur Youtube en attendant mes disques. C'est que c'est contagieux. Dis Ranx, est-ce que je pourrai faire mon coming-out un jour à mes amis, en leur avouant que j'aime Journey ? Est-ce qu'ils vont me juger ? Est-ce que mes parents vont me renier ?
    Bon je suis rassuré, certains clips sont à mourir de rire, comme "Lovin', Touchin', Squeezin'" : cet espèce de boogie sucré n'a pas encore franchi le seuil de mon approbation. Quant au look et au déhanché de Steve Perry ah ah ah .... Mais "Can't Stop Believin'" est une sacrée bonne chanson. Ca m'a échappé, tout ça. Je devais être trop dans l'efficacité immédiate.
    Ceci étant, il faut bien avouer que leur jeu de scène peut rebuter : ils sont pas très... Rock'N'Roll, un peu maniéré, coincé du cul pour le bassiste ou le guitariste, tous avec un sourire un peu niais... A l'heure de "Black In Black" d'AC/DC, ça faisait un peu tâche. Une chose est sûr, Slayer ne s'en est pas inspiré pour ses premiers albums ah ah.
    Pour ce qui est de Supertramp, là, ce sera pas possible. Réellement. Je peux pas les encadrer. Je dis pas que c'est mal joué ou composé, mais franchement, la voix m'exaspère réellement, et je trouve leurs tubes pénibles à mes oreilles. Tu m'auras pas Ranx.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Putain oui, le jeu de scène ! Ça avait été la grande désillusion quand les VHS de concert avaient commencé à circuler. Un paquet de ceux sur lesquels on fantasmait comme des malades se sont révélés complétement ridicules ou peu s'en faut. Voir qu'Ozzy Osbourne, que j'imaginais complétement démoniaque, était ce machin en collant rouge qui faisait des aller/retours d'un bout à l'autre de la scène en tapant dans les mains, ça m'en avait foutu un coup. Et les guitaristes de la plupart des groupes qui "s'éclatent" en cadence synchronisée minutieusement répétées. Un désastre.
      Bon, je t'accorde que Journey est au delà de toute concurrence. Je te conseille le clip de faithfully avec Steve Perry moustachu mais qui se rase avant de monter sur scène comme pour mieux souligner que l'homme privé est bien différent de l'idole. Je te promets que quand ils font dans le message à caractère psychologique ça fait pas dans le détail )))))
      Supertramp ? Méfie toi y avait deux chanteurs dans le groupe, tu risques de faire avoir par l'autre )))))

      Supprimer
  8. Super l'article, pas encore lu les commentaires. Qui semblent de plus en plus partie intégrantes. Je n'ai jamais trop détesté le FM (Sauf Toto, mais c'est le nom du groupe, en Corse Toto c'est le diminutif de Antoine... hum, et je ne peux pas ignorer les histoires de Toto)
    Je dois quand même mieux connaître Journey.
    Ceci dit, tu as mis le paquet, franchement, tu gommes quelques mots clés et je défie quiconque de deviner que tu encenses ce bon rock FM.
    Doo Woop? Tu as même réussi à peu faire allusion à la lourdeur quand même parfois présente, à moins que Rock FM n'est pas Hard Rock FM... Je sais que j'ai un Bon Jovi a aller lire.
    I will be back

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et oui le Doo Wop, c'est le même désir de plaire. Comment crois tu que les bluesmen du delta percevaient ces jeunes roucouleurs de Brooklyn ?
      Et puis Toto c'est très bien (au moins jusqu'au IV) ton excuse d'être corse (tu es corse????) ne tient pas une seconde. D'ailleurs tu as plein de disques sur lesquels c'est les mecs de Toto qui jouent. (tu es corse vraiment???? Et on te surnomme Toto????)))))
      C'est vrai que les commentaires développent sacrément les articles, c'est bien, ça fait des débats et chacun exprime ses nuances et coup de cœur.
      Bon, cette thématique "FM" fait aussi fuir pas mal de monde ))))
      Courage pour le Bon Jovi, celui là c'est un foutu pavé. Mais j'ai pas pu faire plus court, l'histoire est trop bonne.

      Supprimer
    2. (A moitié Corse et à moitié Normand... Oui, Toto est utilisé pour Antoine... pas Tonio, du moins au village)
      Sinon pour la comparaison avec le Doo Wop, c'est de la démarche "tombeu" qu'il s'agit, OK, clair. Car pour ce qu'il s'agit de la musique, autant le Doo Wop trouve sa place suivi de la soul orchestrée pour continuer à ramasser (Al Green pour n'en citer qu'un) Autant le rock FM ... Mais je reviens raconter que j'aime bien quand même. 1ER 45t du genre, COLD AS ICE des Foreigner. Tu trouves aussi un héritage de la prog à l'US, genre Kansas... A suivre

      Supprimer
    3. Je trouve plus de liens que toi entre le FM et la Soul, Motown ou le Doo Wop. Même désir de flatter l'oreille, de bien sonner en radio, d'avoir une image un peu lisse, un message positif et un look savamment étudié. Même volonté de faire des hits.
      Et il faudrait être sourd pour ne pas entendre l'influence de Sam Cooke dans la voix de Steve Perry.
      Stevie Wonder, Marvin Gaye, Lionel Richie, Billy Ocean, Michael Jackson...c'était foutrement FM (et parfois Hard FM, Dirty Diana, Beat it). Et c'était carrément bon ! C'est même souvent les mecs de Toto qui jouent sur les disques (Thriller, c'est eux)))))
      Et Diana Ross sortait avec Gene Simmons, alors t'as qu'à voir.
      La Prog, je connais moins mais c'est vrai que Kansas et Styx ont cartonné grave en radio et avaient un son conçu pour.

      Supprimer
    4. De Kansas, je retiens surtout ce foutu morceau Carry On Wayward Son qui te chope l'oreille et ne te lâche plus. Une petite merveille pour sûr !
      Et quoi que l'on puise penser du son FM et de toute l'armada de groupes qui en a découlé, au bout du compte ce que l'on retient ce sont avant tout des singles redoutables.

      Supprimer
    5. J'hésitais entre déclencher la bonne bagarre discuss comme on aime:
      "Attends, attends, tu vas pas me comparer le moindre titre ... gna gna..."
      Mais en descendant les commentaires, je préfère ajouter à ces échanges mon "amour" inconsidéré de Meat Loaf. OK Surtout son 1er "Bat out.." en insistant sur ses ballades, le "Heaven Can wait.. " j'ai mis un jour de folie cette année à retrouver ce titre qui trottait dans ma tête sans savoir ce que c'était... Mais j'apprécie d'autres albums aussi, bon je ne les connais pas tous. Avec mes potes, j'étais et je suis encore bien seul. Obligé de passer par des arguments à la con: "produit par Todd Rundgreen, Mooonsieur" Oui, sauf que pas les autres et ils se valent aussi. etc... Meat Loaf a osé là où finalement Queen à peut-être hésité? Meat Loaf n'est pas sobre, c'est Hollywood Chantilly Broawaylien!!
      Voilà, c'est peut-être mieux ainsi que de se fritter sur la Soul vs Rock FM... À moins que, il me reste la papier de Bon Jovi pour ... À suivre, encore.
      (Quand même Sam Cooke et, par exemple, son "A change is gonna come", moi, avec ce titre je m'ouvre une bonne bouteille de rouge et je déambule en buvant et chantant... Ou Al Green et sa version de "How Can You mend .." ha ha ha j'ai craqué)

      Supprimer
    6. Ne fais pas l'âne bâté, tu as très bien compris que je ne disais pas que Steve Perry était au niveau de Sam Cooke ! Et tu parleras de ma mauvaise foi...t'es pas mal non plus dans le registre )))))
      Et donc continuons à fuir les hostilités. Meat Loaf c'est Queen version hétéro salace (ce qui fait une sacrée différence tu en conviendras))). Son duo lubrique, nichons qui ballotent, avec Karla De Vito sur Paradise by the dashboard light reste un grand moment d'émoi qui devrait convaincre tes potes (tu fréquentes vraiment n'importe qui) de manière bien plus efficace que ce pauvre Todd Rundgren.
      https://www.youtube.com/watch?v=9NTDHjVKQyo

      Supprimer
    7. Âne bâté, ok je le mérite, surtout que je m'apprêtais (houahhh plein de ^) à ouvrir une Chambertin Grand Cru pour tenter Journey, t'imagines l’erreur de boisson.
      Suite à ta lecture, je me suis refais le "Bat Out... " à fond sur la pédale, de vélo sans roue, et me disais que les comédies musicales sont pas loin, hein.
      Et voilà que tu me proposes un visuel, outchaa... Et j'ai cru pleurer (OK j’exagère) sur "For Crying Out Loud" bon, avant de rebosser, j'attaque ton Bon Jovi; le visuel pour plus tard, faut pas gâcher!!

      Supprimer
  9. Pour le meilleur et pour le pire, le Journey de Steve Perry a établi certains canons du Rock-hard-FM.

    C'est sympa d'avoir mentionné Grand Funk pour son rôle précurseur en la matière. Rôle pas nécessairement connu car nombreux sont les critiques a être resté coincé aux 1ers disques et qui ne devaient pas vraiment prendre la peine d'écouter les suivants. Ce faisant un plaisir à les démolir.

    Ben non, "Scream Dream" ce n'est pas du Rock-FM (si un vieux frère lit ça... il va... il va... ouch ! J'préfère pas être là)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A la base j'étais carrément parti pour un papier sur Grand Funk mais c'est terrible ce groupe, y a rien à en dire ! Ils ont inventé le son qui claque à la radio, ils ont sorti des singles de folie dotés d'un groove à se jeter par la fenêtre de bonheur et même quelques albums qui tiennent la route d'un bout à l'autre mais y a rien à raconter sur eux. Allez que Van Halen a pompé le riff de Footstompin' music pour faire So this is love, que Zappa a produit leur dernier album et...que c'est foutrement bon Grand Funk Railroad !!
      L'incontournable Gand Funk Hits, c'est par là qu'il faut commencer si y a des candidats. Une tuerie celui là.
      Et Scream Dream pareil.

      Supprimer
  10. Ouaip, "Scream Dream" est une tueurie. Il n'y a rien à jeter (fait rare sur un disque de ce "fier patriote"). Cela fait un moment que je voudrais faire un p'tit papier sur ce disque de ouf.

    Quant à Grand Funk, c'est tout de même l'exemple type du groupe américain poussé par un management aux dents longues, avec derrière le marketing à l'américaine (pléonasme ?). Pourtant très décrié, il attirait des foules à ses concerts ; mais, surtout, on oublie systématiquement de dire combien ce groupe a progréssivement évolué, alors qu'il aurait pu tranquillou se reposer sur ses lauriers, ne pas prendre de risques et empocher la monnaie. Deux galettes dans les charts en 1970. Mais non, après quelques prémices, et l'éviction de Terry Knight, ils intensifient (enfin, surtout Mark Farner) leurs recherches pour un Heavy-rock nettement plus mélodique, se tournant même ouvertement vers la Soul (ne sont-ils pas originaire de Flint ? "Bourgarde" limitrophe de Detroit).
    J'ai découvert sur le tard "Born to Die", leur disque de 1976 précédent le disque produit par Zappa, qui se révèle être un de leurs meilleurs. Longtemps passé à côté parce que toutes les critiques que j'avais pu lire le descendait (généralement tous ceux à partir de 1974).
    Mais peut-être que je ne l'aurais pas autant apprécié si je l'avais écouté trente ans plus tôt.

    Bien vu le "So this Love" pompé sur "Footstompin' ". Sacré Eddie !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Grand Funk se faisait descendre en France parce qu'ils n'avaient aucune prétention en rien sinon faire un maximum de barouf )))) Et comme c'était l'époque du Prog-Rock et de l'intellectualisation du Rock, forcément de voir Mark Farner avec ses nattes, ses gros bras et son cheval ça leur foutait les miches à nos scribouillards à la noix. Haha, c'était pas Blue Oyster Cult le Grand Funk, c'était de gros méchants ploucs. T'as raison je vais me bouger et le faire ce putain de papier sur eux.
      Dans la seconde partie de leur carrière ils ont surtout raccourcis les morceaux et mis Don Brewer au micro mais sinon si t'écoute E.Pluribus Funk ou Survival la soul est là depuis le début sauf que Mark farner te casse les oreilles avec sa voix de tête au bout de 3 morceaux et qu'en plus il fout des solos de guitares partout !
      A partir de We're an american band Todd Rundgren met de l'ordre dans la baraque et de suite c'est plus efficace. Allez, je m'y colle.

      Fonce sur Scream Dream, ça va faire du bien de lire un bon truc sur ce disque, bordel Flesh & blood ça vieillit pas ! C'était mon Nugent préféré avec le 1er à l'époque où j'avais des préférés ))))

      Supprimer
  11. Bon alors, bilan des courses: "Escape" est très bon. Seul "Open Arms" m'a paru vraiment trop mièvre à mes oreilles. J'ai aussi beaucoup apprécié "Frontiers". Il a une saveur très synthétique, mais c'est un disque à la fois très Hard et très sophistiqué. Journey est donc une vraie redecouverte. Merci pour le tuyau Ranx.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais de rien, c'est toujours un plaisir de faire découvrir des groupes sous une autre facette que celle que nous rabâche inlassablement des gonzes qui ne les ont jamais écouté )))
      Frontiers figure toi que j'ai toujours eu du mal avec celui là et que c'est seulement depuis peu que je l'apprécie. Ce que tu en dis est parfaitement vrai, c'est peut être même le plus hard paradoxalement.
      Je garde une grande tendresse pour Infinity, je ne m'en lasse pas de celui là.
      Et Escape ! Quoi dire ? C'est de l'orfèvrerie. Open arms c'est le giga méga tube, y a le glaçage, la chantilly et la crème pâtissière alors c'est un peu lourd à digérer ))) Mais on s'y fait, tu verras.

      Supprimer