lundi 30 décembre 2013

CoMMeNt J'ai DéZinGUé 2013


Les bilans sont un peu comme les bêtisiers, incontournables mais sacrément rébarbatifs. Pire encore dès qu'on s'aventure à causer musique, la production en terme de nouveautés est si peu palpitante et diversifiée qu'invariablement sites, blogs et magazines s'acharnent qui à défendre qui à démolir la même dizaine de disques dont la plupart ne m'évoquent rien. 
Alors tant qu'à donner dans la tradition de fin d'année, je vais non pas vous tartiner sur les disques paru en 2013 mais sur ceux que j'ai écouté tout au long de cette année, qu'ils soient de Mathusalem ou d'avant hier. 
Les trois avec lesquels j'aurai tenu ces derniers mois sont plutôt récents, n'ont eu que peu d'écho dans nos contrées mais sont également parmi les plus beaux que je me sois payé depuis un bail.



Ma dernière acquisition, je vous en fais l'éloge dans le post précédent, il s'agit du Storm and Grâce de Lisa-Marie Presley. J'en suis tombé amoureux de ce disque, Close to the edge est devenu mon hit du moment, je suis incapable d'envisager une journée sans le poser sur la platine et ainsi m'octroyer ma dose de ce timbre chaud de lignée royale. Cet album de par son atmosphère me rappelle quelque peu celui que Nancy Sinatra avait faire paraître il y a une dizaine d'années, celui de Let me kiss you. Même spleen, même mélodies soignées et interprétations de haute volée. 
Comme quoi la génétique est fiable, nous on a les fils dutronc, chedid et compagnie qui nous font la même daube que leurs ancêtres, les ricains ont les filles d'Elvis et Sinatra qui leur gravent des chef d’œuvres. Tant pis pour nos gueules, fallait faire le tri à la base. Ou des vasectomies en cascade.


A killer's dream de Rachel Brooke aussi je me suis excité dessus y a pas si longtemps ici même, idem pour le In time des Mavericks de Raul Malo. Si vous n'avez pas capté que ceux là sont indispensables, je ne peux rien pour vous si ce n'est vous plaindre et vaguement vous haïr d'être aussi con.

Vaguement parce que je dois bien reconnaître que je peux moi-même être un chouia long à la détente. Pour preuve, j'ai découvert le talent de Depeche Mode seulement cette année à la sortie de leur dernier album, de la même façon je me suis entiché de Lana Del Rey ainsi que du premier Lady Gaga, deux bonheurs que j'avais sacrifié en leur temps sur l'autel de la hype et donc ignoré bêtement contrairement aux hits de Katy Perry que je défends bec et ongles tellement sa pop en technicolor me sert de repère dans le flot continu des nouvelles têtes hebdomadaires que les chaines à clips déversent sans discontinuer. Katy, Alicia Keys, Rihanna (il faut absolument voir sa prestation sur Stay aux Grammy awards, ça donne une idée de ce que les nouvelles stars d'ici ne nous délivreront jamais, je vous mets le lien tellement je suis gentil) et celle qui leur sert de matrice originelle, l'intouchable Mariah Carey m'ont servi de rayon de soleil et ont donc vaillamment tenu leur rôle de Pop stars. 


Chez les garçons, Macklemore s'impose. Après avoir enregistré une série de disques tous incroyablement réussis mais si peu doués pour la brasse ou le crawl qu'ils n'ont jamais traversé l'Atlantique, notre ancien Professor Macklemore a marqué 2013 de façon si nette que l'on ne peut que saluer son braquage de haute voltige. The Heist fait du bien au Hip-Hop dans cette année de disette durant laquelle le genre ne brilla comme souvent que par l'opiniâtreté de Public Enemy.


De toute façons c'est le registre Country qui aura accaparé le plus clair de mon temps notamment en suivant les conseils avisés de Saving Country Music, LE blog dont les avisés conseils ont épuisé mon compte en banque à grands coups de commandes intempestives passées sur Amazon.com et autres Importcds (qui vend aussi du vinyle) lassé que je suis d'écumer les bacs de disquaires qui n'en ont plus que le nom tellement ce métier semble s'être perdu du fait d'un manque de personnalité aussi flagrant que le manque de connaissance qui l'accompagne. La plomberie et ses raccords olives souffre des mêmes symptômes.


Hank III toujours aussi fringant au fil des ans, Lindi Ortega, Chelle Rose, Lydia Loveless, Shooter Jennings, Kid Rock, Bob Wayne, Sarah Jarosz, Darrell Scott et des dizaines d'autres m'auront ainsi approvisionné en bon son brut de pomme tout comme le récent projet musical et théâtral de John Mellencamp et T.Bone Burnett (LE producteur) articulé autour d'une histoire écrite pour l'occasion par Stephen King (Ghost brothers of Darkland County) et interprété par Elvis Costello, Taj Mahal, Sherryl Crow, les frangins Blasters Phil & Dave Alvin, Kris Kristofferson et toute une palanquée d'autres du même acabit.
Et tout cela sans me faire négliger ceux qui m'accompagnent depuis des décennies, Jerry Lee Lewis en tête, et qu'il serait vain de tenter de tous citer.


Pour le coup, cette année aura de fait été un brin moins Funky qu'à l'accoutumée malgré les percées ponctuelles et salvatrices de Chuck Brown, de son homonyme James, des poussées de fièvre P.Funk ou Princières et bien entendu de la présence quasi permanente durant de long mois dans l'auto-radio de la cassette du Duophonic de Charles & Eddie.


Moins Funky mais plus métallique que depuis un bail. L'intégrale de UFO, le Point of entry de Judas Priest, Straight between the eyes de Rainbow, Ted Nugent, Whitesnake, Metallica, David Lee Roth, tous et des plus gratinés encore auront fait un époustouflant comeback estival et auront accompagné bien des trajets à la plage que ce soit en les marmonnant sous le casque ou en faisant hurler leurs riffs à travers les fenêtres ouvertes (le hardos est généreux envers son environnement).


Vous ajoutez à tout ça mes inévitables périodes Elvis, Who, Bruce Springsteen, Big Audio Dynamite, Public Enemy qui se caractérisent par une incapacité à apprécier autre chose que la production d'un de ces cinq là pendant une durée pouvant devenir éprouvante pour mon entourage (en 2012 ma période Bruce Springsteen a atteint les six mois...) et le tableau propose un portrait fidèle des pistes que j'aurai suivi au fil de cette année, 13ème du siècle en cours.


Au rayon vie privée et qui donc va le rester à ceci près, j'aurai été gâté par ma fille qui a fait de moi l'un des deux grand-pères d'un solide rejeton qui, je l'espère, héritera le moment venu de ma collection de disques avec plus d’intérêt que mon adorable petite n'en témoigne puisqu'elle se contrefiche à tel point de ma férue vénération pour la wax que je doute même qu'elle lise un jour ces quelques lignes que je lui consacre. Ce qui me convient parfaitement vu qu'on ne fait pas des enfants pour en faire des clones de soi-même mais simplement pour les guider vers eux-même en limitant au maximum les éventuels dégâts.



Et des dégâts, heureusement bien moins personnel, 2013 n'aura pas manqué d'en faire. Puisque j'évoquais ma fille je commencerai par saluer la mémoire d'un acteur dont je ne sais rien, Paul Walker, si ce n'est que son décès l'a attristée, fan des Fast and Furious qu'elle est, avant de saluer celle de celui qui parmi tous mes héros de celluloïd me manquera le plus, James Gandolfini. Je reviendrai sur son parcours d'ici peu en lui consacrant un papier que j'aurai préférais être capable de torcher il y a bien longtemps de ça tant James Gandolfini incarne pour moi l'acteur au dessus de la mêlée. Et pas seulement pour sa démentielle interprétation de Tony Soprano.



Je profite de cet élan vers les écrans grands ou petits pour enchaîner sur les images qui auront quelques peu permis à mes oreilles de se reposer en sollicitant mes yeux. Rayon cinéma, ça ira vite, je n'y ai pas mis les pieds de toute l'année dans la mesure où les films qui m'auraient intéressé n'y ont pas été mis à l'affiche au profit d'une ribambelles de navets estampillés Exception culturelle. C'est donc dans mon lit que j'aurai partagé avec Milady un acharnement proche de l'obsession pour les films de Blondes (voir le papier dédié au genre, Celluloïds peroxydées) et autres fendantes pignolades signées Will Ferrell, Ben Stiller et toutes cette clique issus une fois encore du Saturday Night Live.


Les séries télé n'ont pas été en reste puis qu’outre les nouvelles saisons de Trémé (peut être le meilleure des 3) Justified, Eastbound and down qui nous ont régalées jusqu'à plus soif et malgré l'abandon faute de temps de Hell on wheels, Games of thrones et American horror story (la saison 3 serait pitoyable selon Harry Max) j'aurai consacré une bonne partie de mon temps à ce bonheur sans cesse renouvelé par l'épisode suivant, suivre une bonne série télé. Et dans le domaine, on s'est attaqué à du si coriace que cela tient presque du défi, se regarder l'intégrale de Dallas! 14 saisons de 30 épisodes chacune, hormis Les Feux de l'Amour je ne connais pas d'équivalent.



Dallas, je n'irai pas par quatre chemins est un chef d'oeuvre télévisuel, une oeuvre historique qui ne souffre d'aucune ride et d'une actualité qui fait froid dans le dos. Les guerres déclenchées pour des intérêts économiques, les coups de vaches des amours déçus, les complots dont l'âme humaine détient le secret, tout y est baignant dans une imagerie d'un kitsch tantôt traditionnel (Stetson et Santiag') tantôt incroyablement audacieux de par les improbables tenues et coiffures de ces dames. Sue Ellen nous régale les mirettes en alignant des coupes de cheveux que l'on aurait pu croire domaine réservé des hardos de sunset boulevard, Afton Cooper (Audrey Landers), chanteuse de Country version cabaret, s'en sort mieux mais que dire de Pamela Ewing, véritable terrain d'expérimentations capillaires digne d'un savant fou et dont les résultats font invariablement passer de la désolation à la crise de rire. Fort heureusement pour nous le show se voit sublimé quelque part vers la saison 8 par l’apparition au casting de la reine des reines, Priscilla Beaulieu-Presleyqui vient honorer la série de sa présence époustouflante de classe.
Plus surprenant, on retrouve dans un épisode une scène quasiment identique plan pour plan, et qui plus est interprétée par la même actrice (Deborah Shelton) à une scène du Body double de Brian De Palma. Sans parler de second rôles parmi lesquels on reconnait le futur papa de Laura Palmer (Ray Wise) ou Brad Pitt.




Et bien sur il y a JR, magistralement interprété par Larry Hagman, dorénavant doté de la sympathie que le temps lui a donné, son personnage et ceux de Ray Krebbs, Clayton Farlow et Joke Ewing (l'immense Jim Davis) sont impayables dans leur indéboulonnable sens très personnel de l'honneur. Il faut voir Joke enguirlander son fils en proclamant devant sa propre épouse que jamais on ne doit mêler les femmes aux affaires, que leur place est à la cuisine ! Le tout avec sérieux et aplomb. On se délecte du mauvais goût, on se régale de tout ce dont le politiquement correct nous a privé.

Revisionner Dallas en 2013 donne raison d'avoir fait parti des nombreux qui dès 1978 n'en perdirent pas une miette et la certitude que cette saga est bien celle qui ouvrit la voie qui nous mena de L'homme du Picardie (on partait de loin...) jusqu'aux Soprano (...mais ça valait le coup de faire la route).


Je conclurais le sujet par l'autobiographie de Larry Hagman, Hello darlin', dans laquelle on découvre un homme qui traversa les époques à sa façon sans jamais trop dévier de ses propres valeurs quelques soient celles en vogue. Pour l'anecdote, on y croise Keith Moon que leur alcoolisme respectif rapprochera et à qui Hagman tentera d'apporter son soutien en le faisant désintoxiquer. Le livre trace le portrait d'un homme finalement en dehors de toutes les convenances du milieu dans lequel il évolue. 

Rassurez-vous, j'ai bien conscience que mes élucubrations sur Dallas vous passionnent autant que le résumé de la dernière route du rhum en solitaire.
Aussi et pour remercier ceux qui auront tenu jusque là, je finirai en vous souhaitant une bonne et heureuse année en espérant que vous trouviez d'aussi agréables moyens de la dézinguer jour après jour que ceux qui ont égayé l'année passée.




Hugo Spanky

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samedi 21 décembre 2013

NoëL aVec eLVis



Ce n'est pas parce que je n'ai pas érigé de sapin au milieu de mon salon, déjà trop encombré qu'il est, que je n'ai pas envie de voir la vie en multicolore. De couvrir, de guirlandes et de bulles de champagne, notre blog chéri, de coller un chapeau à pompon sur la banane gominée de notre Ranx Ze Vox. En un mot comme en cent, de causer de Noël. 



Mégalo comme je peux l'être, je voyais les choses en grand, torcher pour la semaine du 25 décembre un papier consacré aux chansons de la tradition, long comme un péplum, savoureux comme une omelette norvégienne, le garnir de mots étoilés, flamber le tout au cognac, et recouvrir de chantilly. Ô oui, et sans oublier des photos à vous faire ressortir du sac de plage votre paire de wayfarer. Sauf que dresser la liste des albums de Noël indispensables à quiconque est une tâche si ardue que je m'y attellerais finalement avec parcimonie et le moment venu. 


Le simple fait de fouiller sur mes étagères à galettes, m'a mis face à cette évidence, enregistrer les classiques immaculés de la nativité est, pour les américains tout au moins, une étape incontournable dans une carrière, si elle veut s'inscrire dans la tradition des plus grands. De Frank Sinatra à Chris Isaak, en passant par les Suprêmes et les Ramones, tous ont, avec un indéniable talent, offerts un silent night ou un Blue christmas pour honorer de leur présence la remise des cadeaux. Et vouloir rendre justice à chacun d'eux, revient à tenter d'escalader le mont Blanc les mains attachées dans le dos. 


Donc pour cette année, à tout seigneur tout honneur, on va se contenter de causer du meilleur d'entre tous, Elvis Presley
Après avoir atomisé la planète avec deux disques dont on ne mesurera jamais l'étendu des dégâts qu'ils ont causé, et être parti à Hollywood pour en ramener un troisième album tout aussi dynamique (Loving you) Elvis se remit à l'ouvrage et consacra son quatrième ouvrage, en à peine un an et demi, le bien nommé Elvis Christmas Album, à la célébration des fêtes de ce Noël 1957. Des années plus tard, il remettra ça avec The wonderful world of Christmas profitant de l'occasion pour souffler sur une braise blues à souhait, jusqu'à enflammer un Merry Christmas baby à ressusciter des plus récalcitrants que le Christ.






 
Elvis Presley, on le sait, fut un homme de traditions. On sait également sa conception des traditions. Fréquemment pas très catholique dans les principes, le môme de Tupelo mettra toujours une bonne rasade de païen jusque dans ses Gospels. Et tant mieux, c'est ainsi qu'il leur aura insufflé la vie qui invariablement manque aux platitudes que l'ont se fade chaque année lorsque la télé fait défiler dindes avariées, et niaiseuses au sourire crispant, aussi sexy qu'une chaude-pisse, comme cette Elodie Fréget dont on ne sait comment se défaire (que celui qui la programme à tout va veuille bien sortir du rang et s'aligner contre le mur des fusillés, on s'occupe de lui dans 5mns). Oublions cela pour le moment et revenons à l'essentiel. Elvis' Christmas Album, 7 chansons de Noël et 5 Gospels pour faire bon compte, et rien à jeter tellement c'est bon.

Autant se débarrasser d'emblée des trois tueries du disques, Santa Claus is back in town, Blue Christmas et Santa Claus bring my baby back to me. Avec ces trois là, c'est simple, Elvis passe le réveillon dans un bordel de Nouvelle-Orléans. Trois machins chargés en Blues, paupières au Khol, et dont l'intention est limpide, concevoir un nouveau messie, là, de suite. 
Les cinq Gospels, Peace in the valley, I believe, Take my hand precious lord, It is no secret, Oh little town of Bethléem sont les fondations d'un style qu'Elvis ne cessera d'incarner avec ferveur. Rare sont les chanteurs à avoir fait perdurer le genre comme lui le fera. Si Bruce Springsteen se charge aujourd'hui encore d'en nourrir son inspiration, si Jerry Lee Lewis continu d'en placer sur chacun de ses albums, et continuera sans doute à le faire jusqu'à son dernier souffle, on ne peut pas dire pour autant que le Gospel, pourtant un des ingrédients de base du Rock'n'Roll, soit encore pratiquer par la masse. Faut ajouter, pour être honnête, que l’exercice nécessite des capacités et un feeling hors d'atteinte pour la plupart des brailleurs. Ici, on a droit au nectar, à des chansons dont la plus juste définition épuiserait un dictionnaires des synonymes.


Reste Here comes Santa Claus dans une version "pop" sur laquelle les Jordanaires font des miracles, précédée sur la face A par un White Christmas pas franchement saint d'esprit tellement Elvis le charge d'un désir on ne peut plus équivoque quant à la façon dont il semble avoir envie de passer la nuit de Noël. Entre brûlure et impatience plus que dans le recueillement. Beaucoup plus.

Silent night et I'll be home for Christmas complètent le tracklisting telles deux friandises sur le nappage d'un savoureux gâteau. Deux sucreries à la recette perdue depuis. Accompagnées d'un bourbon hors d'âge celles ci se dégustent sans appétit. Pure gourmandise. Délectables merveilles.


J'ai beaucoup de défauts (enfin, il parait) mais j'ai de la suite dans les idées et dans la famille Presley, si je pioche souvent le père, je demande la fille comme cadeau de Noël. Son dernier album plus précisément, Storm and Grace. Si ses deux premiers disques, malgré toutes leurs qualités, se perdaient quelque peu dans la masse du catalogue Pop/Rock, celui ci est d'un tout autre niveau. Entièrement composé, pour ce qui est des paroles, par la demoiselle au regard noir, le disque est un diamant aux sombres éclats de minerai, pour lequel T.Bone Burnett a dessiné un écrin musical enfin a-approprié au talent de Lisa-Marie. Sa voix profonde ne lutte plus pour être autre chose que ce qu'elle est, posée sur des mélodies dont vous me direz des nouvelles, son timbre nous embarque vers des rivages où la mélancolie laisse percevoir le sang plus que les larmes. 



Lisa-Marie Presley, si elle n'a rien de la petite fille aux allumettes, n'est pas exactement une enfant gâtée. Première des Presley à naître ailleurs que dans la misère, le sort se chargera de compenser l'excès de soie en la privant de son père dès son plus jeune âge. Un père difficile à ranger dans un coin de mémoire. Comme tous les artistes dignes de ce nom, elle transforme désillusions, désespoir et mal de vivre en sillons noirs qui consolent de toutes les peines.
Lisa-Marie Presley, cela s'entend, à peaufinée ses chansons au fil des mois, sans contrainte, sans deadline. Exilée en Angleterre, entourée d'un membre de Pulp (Richard Hawley) du compositeur Sacha Skarbek (Lana Del Rey) ou encore de Ed Harcourt, elle a laissé éclore sa musique à des années lumières de l'ordinaire ressassé dont les médias nous abreuvent.

Storm and Grace est plus qu'un disque réussi, il est l'affirmation par la preuve qu'on peut être la fille du plus influent chanteur du siècle passé, et trouver sa propre identité malgré tout. Et quelle identité !  


Hugo Spanky

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