vendredi 5 septembre 2014

L'aveNiR Du FuTuR



Même si ça aurait pu être mieux que si c’était pire, je l’ai bien aimé cet été 2014 en pente douce. Pas l’ombre d’une révolution, pas d’agitation, pas de grand chamboulement, comme dirait Ménélik, tout baigne. Hollande nous a confirmé qu’on avait bien réélu Sarkozy et les stars meurent toujours au mois d’Août. Lauren Bacall s’en est souvenu et à tiré sa révérence comme elle avait vécu, avec discrétion. Le Agatha Christie de l’après midi aura désormais un arrière-goût amer. Je garde en mémoire son apparition dans Les Soprano pour une scène irrespectueuse et provocante, d’une violence naturelle et gratuite qui aurait effrayé plus d’une actrice. Pas Lauren Bacall, on n’allume pas les clopes à Bogart en tremblant comme une feuille. Cette fois là encore, elle fut parfaite.
Lauren Bacall était arrivée la première et elle aura été la dernière à partir, comme le font les bons amis. 




Rayon musique, waouh, c’est le désert de Gobi. Heureusement que Lana Del Rey nous a gâté en début de parcours parce que sinon... ? Les gonzes n’ont même pas joué la course au tube de l’été. Pas de Macklemore, pas de B.O du nouveau Tarantino, mais une pépite pas facile à dénicher toutefois, le Get her back tout en élégance Doo Wop de Robin Thicke que je vous conseille d’aller découvrir de ce pas.



Ceci dit le calme ne va pas durer car, cramponnez vous, l’Homme est de retour, le 28 Octobre 2014 sera un grand jour, je vous l’annonce crânement, Jerry Lee Lewis sort un nouvel album ! Rock’n’Roll Time qu’il s’appelle, le Killer s’attaque à Folsom prison blues, Mississipi kid (Lynyrd Skynyrd !!), Promised land, Little queenie, Bright lights big city, Sick and tired, j’en passe, vous verrez tout ça fin Octobre. Kenny Lovelace est là, Waddy Wachtel, Ron Wood, Keith Richards et Jim Keltner aussi ainsi que Neil Young, Nils Lofgren, Robbie Robertson ou Doyle Bramhall II, encore une grosse gourmandise à mettre à l’actif de Jerry Lee Lewis. J’en frétille. L'album pourra s'écouter en dévorant la biographie qui sortira le même jour aux states (et peut être dans dix ans en France) His Own Story signée Rick Bragg et adoubée par le maître. Ça promet.


Puisqu’on est dans les jeunes premiers, Prince et Bruce Springsteen vont aussi faire l’actualité dans les prochains mois. Prince en sortant deux nouveaux albums simultanément, dont un très prometteur avec sa formule 3rdEyeGirl et le Boss en se lançant enfin dans une carrière d’acteur. Et pas n’importe où, dans la série la plus à la pointe du nec plus ultra, celle qui regroupe déjà les deux ex-Soprano, Steven Van Zandt et Tony Sirico, je vous la donne en mille, Lilyhammer !!! La saison 3, en partie filmée à New York, va faire très mal.


Je me suis aussi vu quelques bons films, Sunshine Cleaning notamment que j’ai immédiatement conseillé à Harry Max comme je le fais auprès de vous.

Surtout, bien qu’ayant œuvré tout l’été au redressement de l’économie coréenne, j’ai trouvé des moments pour lire. Et attention, pas des magazines de plage. Je me suis attelé au dernier Barney Hoskyns, l’auteur du magistral pavé Waiting for the sun consacré à l’histoire de la musique californienne durant la seconde partie du vingtième siècle, a cette fois ci choisi de nous livrer 600 pages sur Led Zeppelin ! Le tout sans la moindre digression ni chronique d’album et ne comptez pas y apercevoir la moindre photo non plus. Un défi le machin.




Le gars Hoskyns est fortiche, il a passé je ne sais combien de temps à enregistrer et assembler les témoignages les plus variés et parfois les plus surprenant (Rat Scabies) pour que chacun raconte son histoire avec Led Zeppelin et nous livre le tout tel quel, façon Please kill me. Vu de l’intérieur souvent, les membres du groupe y occupent une large place de même que leur entourage le plus direct, manager, roadies, groupies, journalistes, avocats, les propos aigre doux des uns sont rendu plus venimeux par d’autres, les angles se multiplient et se complètent en jeu de miroir. La réalité apparait sous sa couleur la plus crue sans que les intervenants ne s’attardent sur le pathétique. On est au cœur du maelstrom engendré par quatre jeunes anglais de 20 balais qui durant toutes les années 70 vont alterner outrances à gaga et mathématiques occultes pour enregistrer des disques écoulés par millions prétexte à d’incessantes tournées américaines au cours desquelles une armada de sweet little thirteen en ébullition se chargent de déniaiser les quatre anglais vaguement couillons sur le début. Tout est allé très vite pour Led Zeppelin, de Birmingham au Madison Square Garden en quelques mois, de la reconnaissance à la gloire.
Jusqu’au crash terminal.


Et au-delà même puisque le livre a la bonne idée de poursuivre l’histoire jusqu’à nos jours, enrichissant du coup sacrément la donne. Car si on connait tous les grands airs de la symphonie du Zeppelin, on connait moins la redescente, la lente reconstruction des uns, Robert Plant, John Paul Jones, et la déconstruction sans fin de Jimmy Page. Les parcours hasardeux, l’addiction, la renaissance du Phénix, la paix dans le sarouel et l’oasis apaisant après l’acidité des drames. Led Zeppelin c’est color by Deluxe.


En tout cas je ne l’ai pas mis en vente sur priceminister, c’est le genre de livre sur lequel on revient, il peut se le relire dans le désordre, il englobe tellement d’aspect humains sur une période d’une incroyable liberté de ton qu’il en dépasse son sujet central. Et puis c'est bien avec la guitare de Jimmy Page et par le Rock'n'Roll de Led Zeppelin que s'ouvre l'album Last Man Standing de Jerry Lee Lewis.



Inévitablement j'ai revisité leur discographie et ça ira vite, je suis assez d’accord avec moi-même. Je me trimballe Physical Graffiti depuis la 5eme et je considère que Presence est le meilleur, Led Zeppelin qui sonne comme le Melting Pot de Booker T and the MG’s auquel on aurait collé des guitares vicieuses. Je me montrerai dorénavant plus tolérant envers Houses Of The Holy que le temps a joliment patiné et je me suis ramassé une grosse gifle avec In Through The Out Door. Massif celui là. Un petit miracle d’album qui trouve finalement sa place, bonifié par le temps, dans une époque qui n’est pas la sienne.
C’est d’ailleurs le gros pépin avec les quatre premiers disques du groupe, ils ont terriblement mal vieilli, ça fonctionne mais par à-coups irréguliers, certainement pas la durée d’un album.

Je me suis aussi penché sur les bootlegs. Et là c’est à hurler de rire. Pas de suite parce que d’emblée on se prend un putain de son dans la tronche, on comprend pas tout. J’avais oublié comment ça sonnait un concert. Cette magistrale baffe sonore depuis assassinée lâchement pas les principes de précautions. Je ne vais plus dans les concerts, je n’y retrouve plus cette violence, cette puissance déversée des enceintes sur nos farouches personnes. On s’entend parler, on n’a plus les oreilles qui sifflent, c’est plus du Rock’n’Roll !



A Led Zeppelin à Earl’s court en 1975 j’aime mieux vous dire qu’ils ont ramassé la dose, les fans. Même si ça s’arrête un peu là. Musicalement c’est on se fait plaisir, on se fout du reste. L’archet, le ménestrel, la batterie durant une plombe et pour finir un reggae au beau milieu de Heartbreaker. Enfin, un reggae, ça tient quand même plus du racisme colonial le plus jovial que de l’hommage respectueux. Faut avoir entendu ça dans sa vie, Robert Plant avec l’accent jamaïcain qui nous débite les pires poncifs du genre, ça vaut Robert Taylor avec l’accent provençal dans Vaquero !



J’en profite pour signaler la sortie de Lullaby And The Ceaseless Roar, le nouvel album de Robert Plant. Plaisant, sacrément perché, faut pas faire d’allergie au patchouli mais c’est le genre de disque qui revient sur la platine, le savoir-faire est là et le voyage est agréable. Tom Petty aussi a pondu un nouvel album, Hypnotic eye, plutôt chouette, bien rustre et charpenté.



L'avenir du futur c'est les vieux et même Bob Seger va sortir de sa retraite, ce qui me fait penser que ça serait bien qu’il ait un duo avec Jerry Lee Lewis sur ce Rock’n’Roll Time qui débarque en Octobre.... Voila que ça me reprend.


Hugo Spanky

33 commentaires:

  1. salut, étonnant que dans le rivage rouge t'ai pas craqué sur "wild wild party" de max décharné (le drummer de gallon drunk entre autres), c'est celui que j'ai relu avec plaisir cet été ... recommandé (avec "memphis" de christian casoni et "sweet soul music" de guralnick en ce qui concerne ce côté ci de la planète rock' eun' roll ... memphis tennessee, une ville fascinante) j’essaierais bien aussi cette histoire du "groupe le plus lourd du monde", ce pilleur de jimmy page est quand même irrésistible. le jour ou j'ai vu "the song remain the same" j'ai bien ressenti cette pulsion punk rock en moi ... grrr ... je suis pas dingue de la voix de plant, tout comme david lee roth ça m'a pris un peu de temps avant de rentrer dans l'ambiance. pas de révolution ? et l'état islamique alors ? passionnant ce sac de euh ... de noeuds ... mais oui ha ha ha. je me demande s'il acceptent les groupes de "t'as quoi core" (punk hard core de là bas) dans leurs rangs ? ... nan nan, la planète rocks, c'est juste que t'es un chat difficile. tu m'as demandé des groupes l'aut' fois, tiens et les JUANITOS ? (de chambéry) t'as jeté une oreille ? c'est pas de la guitare mobylette, et en concert c'est la fête, ils sont capables de jouer aussi longtemps que led zep (si, si, j'y étais) ... si je me marie un jour je les embauche ... bon, si tu cherche de la chanson à texte, c'est pas du springsteen ... gars auquel je commence à m'intéresser, son dernier album me plait, et j'ai vu ce film (sur arte) ou des fans interviewés lui ont fait un des plus beaux hommages que j'ai jamais vu pour un chanteur (vous avez surement jeté un œil). en espérant voir jerry lee live avant qu'il passe de l'autre côté (pasque you tube ça suffit pas). sinon, puisque t'avais craqué sur jim jones revue, essaie penthouse, gallon drunk donc (moins les derniers albums que les premiers), beast of bourbon, reverend horton heat !!!!, mad daddys, lords of altamont (surtout l'album midnight to 666) ... bon, tout n'est pas tout neuf, mais pas spécialement dépassé à mon goût, intemporel dirais je ... bien que là assez heavy rock'n'roll et bluesy, pas trop cha cha cha ... si je puis être utile.

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    1. Salut.
      Wild wild party, ouais, ça peut être bien si ça ressasse pas les mêmes sempiternelles ritournelles, y a aussi celui sur le New York des 70's qui doit pas être mal, je m'y pencherai. Ceci dit celui sur le Zeppelin est très bien, j'aime bien le système des témoignages accumulés, c'est vivant et ça donne plusieurs angles à une même anecdote.
      Niveau Punk rock, si musicalement on en est loin (quoique Communication breakdown...) les Led Zeppelin en ont incarné pas mal des facettes avant l'heure, arrogance, provocation, came, symboles et uniforme nazis, amour du reggae..
      Juanitos ? Connais pas, par contre j'avais vu Lords of Altamont en concert dans une minuscule salle toulousaine y a bien 6 ou 7 ans de ça et c'était démentiel, devant 50 ou 60 personnes entassés comme dans un salon le groupe avait balancé une putain d'énergie psychédélique comme j'en ai retrouvé que dans le concert de reformation des MC5 avec la nana des Bellrays et le gonze de Mudhoney (Harry Max, corrige moi si je me goure). Reverend Horton Heat j'ai écouté jeunot mais ça m'a passé même si c'était plutôt bon, comme les Mad Daddy's (suis pas tellement psycho, les Cramps ont surclassé ce genre au point de le rendre insignifiant).

      Springsteen ? Je ne saurai que trop te conseiller l'exploration de l’œuvre du bonhomme, en voila un qui s'est retrouvé au carrefour de toutes les musiques et de toutes les époques et qui en a fait SA chose.
      Un grand. L'émission sur Arte je l'ai trouvé touchante, c'est quelque chose que l'on retrouve chez tous les afficionados de Springsteen, cet amour irrationnel pour le bonhomme, unique le lien qu'il a avec son public. Il suffit de le voir en live pour comprendre que le gars ne triche pas.
      Pour les révolutions, je causais de l'été 2014, pas de gonzes qui vivent avec un ou deux siècles de retard et qui vont pas tarder à s'en rendre compte.
      Continu d'être utile, toutes les pistes sont bonnes à suivre à condition de ne pas se perdre en route et le Sweet Soul music de Guralnick est une valeur sure pour se retrouver sur la bonne voie.
      Hugo Spanky

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    2. Le bouquin de Max Décharné est un des meilleurs titres traduits en français sur les pionniers du rock'n'roll. Le frontman des Flaming Stars (un groupe britannique à la discographie inégale où j'ai découvert quelques perles) est un connaisseur affuté mais jamais pédant des pionniers. De la country au rock'n'roll en passant par le hillbilly et le rockab', il m'a fait découvrir d'autres fondamentaux. Max a fait partie de la seconde génération de fondus de rockab', celle qui a appris ses classiques sur les quelques compilations K-Tel alors disponibles en Grande-Bretagne. Le sujet et le ton de son essai en font une source riche et passionnante à mille lieues des mémoires de vieux branchouilles à New York, Londres ou Berlin. Le livre comporte une discographie sélective. (j'ai déniché pas mal des titres mentionnés sur YT.) Je le recommande chaudement.

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    3. Bof, je l ai acheté et revendu aussi sec. rien appris du tout. Je sens confusément que le bouquin sur New York 77 est du même tonneau. Toujours les mêmes histoires ressassées. Que voulez vous ajouter à please Kill me ou l'encyclopédie du rockab de Michel rose?

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    4. Les bouquins sur le Rockab' j'y suis allergique depuis que tout môme je ne tombais que sur du françois jouffa...
      C'est ce qui m'a fait choisir Led Zeppelin, j'avais jamais rien lu sur eux et le procédé des témoignages m'avait déjà plu dans The Other Hollywood et Please kill Me. Et puis c'est un mec sérieux Barney Hoskyns, son Waiting for the sun est incontournable.
      Et sinon,
      Peter Grant s'élance main tendu vers Bob Dylan "Salut Bobby je suis Peter Grant, manager de Led Zeppelin"
      "Et alors ? Est-ce que je viens vous emmerder avec mes problèmes, moi ?"
      Féroce.
      Hugo Spanky

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    5. Excellent le Bobby... je l'aime celui là...

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    6. Il est dans le même registre avec Warhol dans Factory Girl, c'est un régal.
      Hugo Spanky

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  2. Bon, je l'ai eu mauvaise sur ton post bigger bang car j'avais composé un roman qui a été effacé lors de la validation du commentaire.
    Et comme la moralité que j'en dégageais peut très bien commencé ma réaction sur celui ci, je commence par un résumé de celui là.
    Après deux trois avis plus ou moins divergents sur les derniers albums des Stones, j'ai eu envie de raconter mes concerts de ces derniers.
    Le premier donc fut à Longchamps en 1994, après avoir tourné le dos à la scène tout le long de la première partie, je n'ai pas hésité à mouiller ma culotte de groupie sous la pluie et pourtant, en sortant, j'ai eu comme un arrière gout de couillonnade.
    Couillonnade qui s'est révélée flagrante la tournée suivante lors de laquelle je me suis juré, dès la première chanson, de ne plus me faire avoir .
    Parole tenue en 2004, pourtant ma maman avait une place en rab le matin du concert que j'ai refusée de bon cœur, même si le jour d'avant ou d'après, je tournais autour de l'Olympia à la recherche d'une porte dérobée que j'ai trouvée. J'avais même repéré un mec qui se faisait un resto champagne face au Edouard VII avec son pass staff,je l'ai tanné mais en vain, bref.
    Je ne devais plus en entendre parler, sauf que rev'la ces cons en concert et ma mère déçue de ne pas m'avoir convaincu m'achète une place toute contente d'y aller ensemble (elle est rès sensible au JT et ces bullshit de concerts intergénérationnels)
    Et finalement, c'est là que c'était pas mal. On est arrivé 5 minutes avant le concert, on s'est garé à 500 mètres, le vigile ne m'a même pas fouillé, j'avais un tee shirt jaune de marque Yannick Noah avec un rasta les pied en éventail sous les cocotiers et ça à du l'inspirer, puis on s'est posé à 5km de la scène)
    Les Stones sont arrivés, on les a vus, ils ont fait quelques trucs qui changeaient, ils sont partis et nous aussi. Pas d'embouteillages, on a même acheté du pain au 4 chemins. J'ai raccompagné ma mère, elle a pris un bol de soupe et s'est couchée avec le même regard que ma grand mère le samedi soir après une émission de Drucker. J'ai retiré mes boules Quiès et suis rentré rejoindre ma copine.
    Bref quand j'y repense, c'est moi qui eu 70 ans ce soir là.

    Pour revenir à ton post du jour rien ne nous rajeunit dans tout ça. Justement déçu des Stones et Pink Floyd en concert, je ne me suis pas démené pour tenter d'aller voir Page & Plant et à l'écoute du No Quarter, je pense que j'aurais peut-être du y aller.
    Mon coté Led Zep est indéniablement dans les 4 premiers même si j'apprécie pas mal de choses après, l'ensemble me semble un peu pompeux. Sinon, je suis complètement d'accord pour les Bootlegs. Je me souviens quand il fallait aller dans des boutiques spécialisées, choisir (quasiment au pif) dans une liste sur papier photocopié et attendre un mois la commande. Ben j'ai fais ça pour Led Zep.
    Rien que là, je commence à me dire que je vais arrêter d'aller voir ton blog car je commence à perdre ma jeunesse comme mes potes perdent leurs cheveux
    Last Man Standing (quel titre!) ne m'a pas trop emballé à l'époque, pas trop pressé donc pour la suite.
    Pourtant, comme dit Brassens, l'âge ne fait rien à l'affaire quand on est bon, on est bon. S'il y a un concert qui a changé des choses chez moi, c'est bien celui de B.B. King, l'autre "Last Man Standing", mais ce n'était déjà pas hier tout ça.
    Bon, il y a du positif dans tous ça, je ne suis jamais aller voir Deep Purple, c'est déjà pas mal

    Sinon, je suis content d'avoir trouvé Passion Repack dans ta blog roll, j'ai connu la caverne à l'époque et me v'là bienheureux de retrouver quelques uns qui y ont participé.

    Tcho'

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    1. Les Stones en concert ne m'ont tenté que deux fois et j'étais trop jeune les deux fois. 1976 avec Ron Wood pour la première fois et Billy Preston, le concert des abattoirs que j'avais dévoré sur Antenne 2 avec mes petits yeux d'enfant et que j'ai revu récemment sur le web http://youtu.be/ET4u0uoIa_k et quant ils ont fait les stades en 1981 (voir le film Let's spend the night together) depuis je les aime toujours mais j'irai pas les voir surtout en raison d'une tracklist trop passéiste et de la tristesse que c'est devenu les concerts dorénavant.
      Comme dit Springsteen dès 1975 cité dans le bouquin sur Led Zeppelin "Le problème avec tous ces groupes c'est qu'ils ne jouent rien de nouveau et donnent des versions plutôt mauvaise de leurs anciens tubes."
      Pink Floyd je confirme que c'était nul en live et Deep Purple par contre c'était du tonnerre (avec Blackmore et Gillan à ce moment là) et comme toi je regrette d'avoir snobé Robert Plant (dont le dernier album est en train de m’ensorceler) lorsqu'il est passé dans une MJC de la banlieue toulousaine (mais sans Page avec lequel il avait joué au Palais des Sports sans que je n'y aille, tout bêtement effrayé par la hype que j'étais.)
      Bon, on en a vu d'autres et c'était bien aussi (Santana avec Buddy Miles qui reprennent Whole lotta love en rappel au même Palais des Sports de Toulouse, ça effaçait pas mal de regrets) Bruce Springsteen qui en 1986 comme en 2012 ne relâche pas la tension un seul instant sans la faire remonter deux fois plus haut l'instant d'après -l'enchainement Point blank/The River je m'en suis toujours pas remis) Johnny Thunders lors de son ultime tournée qui mieux encore que Copy Cats nous offre 2 heures d'une revue de Rock'n'Roll glamour avec l'énergie de celui qui livre sa dernière bataille et tellement d'autres, chacun les siens.
      Et Jerry Lee Lewis reste le maître-étalon.
      Hugo Spanky
      Ha, je fais un copier avant de publier mon com c'est souvent utile et plus prudent pour les bavards comme nous.

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    2. Et une astuce toute conne mais qui marche quand un commentaire que tu viens d'écrire te plante lâchement, tu fais juste retour arrière au niveau des pages ça marche la plupart du temps.
      Hugo Spanky

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  3. @FunkyRocky ---> pour les coms ça m'arrive de temps en temps aussi, alors avant de publier je fais un "copier" de sécurité... enfin quand j'y pense ;)

    Une fois jetée la première eau, ce dernier Robert Plant te prend délicatement par la main, et te porte vers le haut, c'est vraiment une très agréable surprise cet album. Merci pour ce moment ;))))

    L'autre bonne surprise évidement, c'est Springsteen dans le dernier LilyHammer ;)) On l'a rêvé, Steven la fait ! Quelle bande !! Et le taulier Jerry Lee toujours là ! Décidément cette rentrée en dit long sur notre présent.

    Merci Ranx !

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    1. L'avenir du futur, c'est les vieux ;-)
      Hugo Spanky

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    2. Pour les com' je confirme que le retour en arrière fonctionne quand ça plante ( et ça m'est arrivé plus d'une fois pour vous l'affirmer ! ).
      Pour les vieux, alors que je suis client de Tom Petty ( ses cinq premiers albums et Full Moon Fever tournent souvent sur ma platine depuis fort longtemps déjà ), je trouve catastrophique son dernier disque en date Hypnotic Eye. Le type n'a jamais été un grand chanteur mais alors là, il n'a carrément plus de voix et puis il n'y a aucun jus dans ces compositions qui sont d'une mollesse à endormir le plus exalté des individus. Cet album est chiant tout simplement.
      Quant au vieux briscard de Robert Plant dont le Band Of Joy de 2010 m'avait enthousiasmé, je m'en vais voir de ce pas ce qu'à dans le ventre son nouvel effort.

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    3. Je le trouve bien le Tom Petty, production minimaliste et morceaux qui vont à l’efficacité. Reviens-y plus tard.
      Le Robert par contre c'est à l'esprit qu'il s'adresse, oui monsieur. Il susurre des mélodies sur un fond de country cadavérique teintée de Blues d'Orient. On dirait du Tom Waits mixé avec le Dedicated to the one I love de Linda Ronstadt.
      Hugo Spanky

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    4. Très bien le nouveau Robert Plant: enfin un album de world music qui ne donne pas envie d'exterminer tous les joueurs de djembé qui peuplent la Terre ! Pour le coup il est nettement plus hypnotique que le dernier Tom Petty et il nous emporte avec aisance au gré de son atmosphère envoûtante. Typiquement le genre de disque qui te fait voyager tout en étant immobile.

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    5. On est bien d'accord, j'en ai pas fait des caisses dans le papier parce que je ne l'avais pas encore assez écouté mais il mérite qu'on y revienne. Très beau disque de notre Robert à frisettes.
      Hugo Spanky

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    6. Yo!
      Pour les commentaires effacés, j'ai bien tout essayé et m'en suis voulu de ne pas avoir fait ce copié obligatoire quand on pond un roman dans les com'. Mais bon, je me suis donné du temps et c'est revenu tout seul.
      Pour les vieux, c'est malheureusement seulement avec eux (et les morts) que je compose, voire, je ne suis pas trop curieux de leurs dernières productions. Il y a tellement de chose à rattraper dans le rock, jazz, blues, r&b, reggae, soul, funk, musique latine, afro beat, trad africain et autres world music que je n'ai pas trop le temps de m'attarder sur des éternels retours. Et puis c'est bien de snober tel ou tel truc pour se retrouver bluffé plus tard, c'est une bonne sensation.
      tcho'

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  4. Je note au passage cette volonté de ne pas dire comme les autres. Et je m'ajoute à la liste de ceux qui aiment PRESENCE le "Achille's.." reste une tuerie dont je ne me lasse pas, le résumé des débuts de Zep. Les quatre premiers auraient vieillis? Le premier se bonifie à mon goût, il date c'est certains, mais ce son métal clair le distingue du deuxième plus étouffé hélas.
    Sinon quelques coïncidences, je me lis lentement le "Waiting for the sun" et cherche au fur et à mesure les références musicales, j'adore faire ça, mais forcément la lecture est lente.
    J'ai regardé hier soir un concert de Jerry Lee, un peu bouffi. En duo avec Tom Jones, un peu... aussi;
    Je n'ai plus que mon imagination pour rêver voir "Live At The Star Club Hamburg" un des live les plus sauvages que je connaisse, à ranger avec le "Live At Leeds" je trouve.
    Allez, Jerry Lee, même aujourd'hui, tard le soir, ça le fait encore!!
    Le Led Zep? Le livre? Je note

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    1. Achille last stand c'est carrément un monument, j'ai appris par le bouquin que Jimmy Page avait enregistré toutes les guitares du morceau en une seule nuit et que le groupe n'avait quasiment aucun titre en arrivant au studio. 18 jours plus tard le disque était enregistré. Quelle époque.
      Jerry Lee a fait mieux puisqu'il a enregistré Live at Hamburg en moins de deux heures.
      J'ai entendu deux titres du nouvel album, c'est du tout bon et c'est là :
      http://somethingelsereviews.com/2014/08/28/one-track-mind-jerry-lee-lewis-little-queenie-from-rock-and-roll-time-2014/
      et là :
      http://somethingelsereviews.com/2014/06/29/something-else-sneak-peek-jerry-lee-lewis-rock-and-roll-time-from-rock-and-roll-time-2014/
      Hugo Spanky

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    2. Bon, promis, je vais jeter une oreille.
      Au passage, me voici heureux futur propriétaire du Zep.
      Une pensée qui me Turlu-De-Cheval: LeD Zeppelein, un des plus grands groupes de rock des 70's... Mais j'ai lu que il y a bien plus de groupe aujourd'hui qui se pensent héritier de ... Black Sabbath ... groupe que j'ai méprisé à cause surtout du verso du disque SABOTAGE. Seulement aujourd'hui? Est ce que le haut niveau de Page intimide, bloque? Finalement les meilleures musiciens ne font pas les plus grandes influences.
      Je reviens sur "Robin Thicke" Je le connais depuis un article de VIBRATIONS MAI 2007 (Il y a longtemps que je n'y ai pas jeté un oeil à ce canard) L'album "The Evolution Of Robin Thicke" est une merveille à la Marvin Gaye. Bien plus envoûtant que le "Paula" qui pêche, il me semble, pas trop de sobriété?
      Bon, OK, le Jerry Lee

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    3. Voilà, voilà... Bon, je l'aime bien le Jerry Lee. Pas le disque que je crève d'entendre, mais on s'y croirait et c'est déjà bien, le travail en studio, ce petit écho, fait quand même frissonner comme un enregistrement en salle ... Je veux dire pas les musiciens l'un après l'autre. En live quoi. mais en studio.. Bon, c'est Lundi...

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    4. Je me suis fait la même remarque sur l'écho de Little queenie, le son Sun original avec les deux Stones qui tripatouillent derrière de façon bien cradingue et Jerry Lee Lewis qui mène la barque jusqu'au chavirage de nos terminaisons nerveuses. Je me trompe ou c'est du Rock'n'Roll ?
      Ça va faire du bien d'en prendre une rasade tant que la source coule encore.
      Black Sabbath, je suis fan de la période Ozzy, sur Sabotage y avait Symptom of the universe et Hole in the sky qui déboitaient méchamment, c'était de bons disques, de ceux que je n'ai jamais revendu.
      Le Paula de Robin Thicke est en deçà du single et de trucs plus anciens, il est construit de manière peu orthodoxe cet album mais ça va, ça passe bien à l'apéro.
      Hugo Spanky

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    5. "Musique Pour l'Apéro" ça a une autre gueule que le "Lounge Music" ;-)

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  5. l avenir du futur..... ça me plait ça!!!! bizz a tous . Pam.

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    1. Salut Pam ! Et la question que tout le monde se pose : ALORS CE CONCERT DE LANA DEL REY !!??? ;)))))

      Bises ^^

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  6. ... mais oui, ce "little queenie" ressemble étrangement à la version des ... c'est donc bien deux stones qui ferraillent derrière ! et "rock'n'roll time" a un je ne sais quoi de "your cheating heart", ça joue rythm'n'blues, ça me plaira en concert pour sur. pour répondre à serge, je dirais que le bouquin de max n'a qu'un lointain rapport avec "please kill me" qui est sur des chansons d'un autre temps, tout comme la belle lana est d'un autre temps ... et que ce qui m'a plu c'est qu'il n'est pas qu'un catalogue de références, mais l'opinion d'un type qui entre autre s'est retrouvé de par son entourage (dans un autre temps) à devoir choisir entre plusieurs styles de musiques alors qu'il n'avait pas envie de choisir, ils les aimait toutes ! ça vous rappelle pas quelque chose ? ... le temps, encore lui, a passé et il a pu enfin exprimer ce trouble en écrivant ce bouquin, mais bien des années après ! ... mais entre temps, ce veinard a joué des drums dans des groupes (la bonne idée), et des bons à mon humble avis. le plus pratique est qu'il te propose aussi des chansons à écouter pour t'emmener ailleurs, là ou la chanson rejoins le mythe et n'est pas qu'une information de plus. après bien sur, comme tous médias, il faut en avoir envie ... embarras du choix, tu nous éloigne, mais aussi de l'ennui, alors je n'm'en plaint pas ... j'trouve ça assez t'entends ? bon, on s'écoute nos titres et on s'fait un post un d'ces quatre ... smack.

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    1. Vu comme ça c'est tentant, je vais tacher de le lire (j'ai fini Lui, So Film et Snatch donc pour ce mois ci je suis dispo). C'est toujours bien quand l'auteur parle de son attachement personnel, de sa démarche, qu'il fasse pas wikipédia comme le font tellement d'auteurs français.
      Little Queenie et les Stones ? On devrait surtout causer de Little Queenie et Chuck Berry. On oublie de le dire (moi le premier dans mon papier sur Jagger je ne le cite même pas) mais papy Chuck s'est quand même sacrément fait dépouiller par Keith Richards (ce qui lui valut un pain dans la gueule).
      Rock'n'Roll time est un titre de Kris Kristofferson.
      Hugo Spanky

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    2. Please Kill me c était par rapport au bouquin sur New York pas sur wild wild party

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    3. Après visite des tête de gondole c'est finalement Born to be wild de Tom Folsom consacré au parcours de Dennis Hopper qui m'aura fait craquer. Je m'y colle dès que ma chérie me le prête.
      Hugo Spanky

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    4. Alors Sylvie? Ce bouquin sur Dennis Hopper? Ca vaut le coup?

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    5. J'en suis convaincue et je bous d'impatience de le commencer, mais je lis le Pamela Des Barres "Confessions d'une groupie" plus un autre en parallèle, j'y arrive j'y arrive ;)))
      J'espère que vous allez jouer bientôt et qu'on pourra vous voir ;)
      Des bises Serge ;p


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  7. oh pour moi ne pas parler de chuck c'est juste que c'est devenu une évidence que ce mec a influencé une telle flopée de guitaristes qu'en fait oui c'est juste de le rappeler, sa version est de loin la plus cool et la plus drôle, bref la mieux, comme la plupart de ses chansons reprises (indirectement ou pas) ... il devait passer par tours, concert annulé ... grrr ... tu dois parler de "hail hail rock'n'roll", encore un grand film ou keith se fait bâcher oui, mais avec le désir de rendre hommage au mec, c'est toute la différence avec ces samples impersonnels qu'il faut maintenant accepter sans broncher sous prétexte de modernité ... tout le monde à l'habitude maintenant, ça fait longtemps que le pillage est accepté et même normalisé ... tu vois tic tchic ... c'est ça que j'veux dire dans ma chanson, j'ai des arguments ... je marche pas dans ce sens là. hommage/pillage ou est la vérité ? ... dans l’interprétation je crois ... et keith je le crois sincère, ça s'entend.

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    1. Je ne doute pas une seconde de la sincérité de Keith Richards pour ce qui est de son amour de la musique et de celle de Chuck Berry en particulier. Et je surenchéris même en disant que si sans Chuck il n'y aurait pas eu de Stones, sans les Stones, jamais Chuck Berry ni les Bluesmen de Chicago n'auraient obtenu une telle notoriété. Et pas seulement en Europe, également chez eux où dans le meilleur des cas ils faisaient figure de folklore local.
      Coïncidence, je me suis chopé hier aprem le double vinyl Hail Hail Rock'n'roll (sans rapport avec le film) qui regroupe les plus grands classiques de papy Chuck, il va remplacer les trois volumes de la "Story" qui commencent à ressentir le poids des écoutes.
      Pour ce qui est des annulations, Jerry Lee et Chuck sont passés maîtres en la matière. Hélas. Leur grande spécialité c'est de demander une rallonge la veille du concert et de ne pas prendre l'avion en cas de refus de l'organisateur.
      Hugo Spanky

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